Actualité de la répression et de la résistance à la répression

9 mai 2019

Bruxelles : Retour vidéo sur le 1er Mai révolutionnaire

Voir le dossier: avec les tags: - Nos sources
9 mai 2019

Inde : Cinq maoïstes abattus dans le Koraput

Cinq guérilleros, dont trois femmes, ont été abattus lors d’un combat avec les forces de sécurité dans le district de Koraput (Odisha) mercredi après-midi. Le commissaire de police local a affirmé que la fusillade d’une trentaine de minute s’était déroulée dans une zone forestière vers 14h45. Il avait envoyé ses hommes dans la zone dès le matin après avoir été informé de la présence d’une brigade maoïste. Quatre brigades du Special Operation Group furent impliqués dans cette action de contre-insurrection. Trois des maoïstes abattus étaient activement recherchés par les autorités qui les accusaient d’avoir pris part à diverses actions attribuées au PCI(maoïste). Leurs corps ont été retrouvés sur les lieux. Les soldats ont également saisis quatre armes ainsi que des chargeurs solaires ainsi que des paquetages.

Guerilleros maoïstes Guerilleros maoïstes

Voir le dossier: avec les tags: - - - Nos sources
9 mai 2019

Belgique : Suspension du prononcé pour le militant qui a détourné des panneaux publicitaires

Mercredi 8 mai, le tribunal correctionnel de Bruxelles a accordé la suspension du prononcé à un militant qui avait détourné des écrans publicitaires en 2016. Il avait piraté le système et changé les messages pour en diffuser d’autres, qui dénonçaient les traités de libre-échange TTIP et CETA (voir notre article).

Le tribunal a estimé que le militant avait commis l’infraction de piratage informatique en s’introduisant illégalement dans les système des panneaux publicitaires électroniques. Compte tenu de l’ancienneté des faits et de l’absence d’antécédents judiciaires, le tribunal lui a accordé la suspension simple du prononcé de la condamnation durant deux ans. La procureure, elle, avait requis une peine d’amende de 12.116 euros.

L'écran Place De Brouckère L’écran Place De Brouckère

Voir le dossier: avec les tags: - Nos sources
9 mai 2019

Mensonges, agression et menaces policières, jusqu’où iront les "journalistes engagés" d’EODP pour fliquer nos luttes ?

Edit : Les vidéos (issues du direct d’EODP) et les quatre photos (issues de PPics) ont toutes été floutées par nos soins.

À l’occasion du 1er Mai, deux disputes ont opposé des militants du cortège révolutionnaire à deux "journalistes engagés", se concluant par l’agression physique d’un camarade et par des menaces de représailles policières de la part de leur collectif.

Voilà maintenant plusieurs années que Rachid et Boubaker Moumni tentent de faire une carrière journalistique dans le cadre de leur ONG "European Observatory for Peace and Democracy" (EODP) sur le dos des luttes militantes.

Depuis plusieurs années, le Secours Rouge a entamé une campagne pour augmenter la conscience du problème photographique dans l’activité militante. La combinaison photo/vidéo numérique et médias sociaux expose les manifestant·e·s à être identifié·e·s par leur patron, leur prof, par les policiers ou par les fascistes, comme jamais auparavant. Nous avons d’ailleurs reçu durant cette campagne de nombreux témoignages de militant·e·s mis en difficulté à cause de photos prises par des "journalistes engagés" : agression par des militants d’extrême-droite en pleine rue, condamnation judiciaire d’un militant identifié sur les lieux d’une action, militante syndicale identifiée par son patron comme communiste, plusieurs personnes sans-papiers et réfugié·e·s recevant des avis négatifs de la Sûreté de l’État après avoir été identifié·e·s comme militant·e·s (dont un au 1er Mai de l’année passée), etc.

Jusqu’à ce que nous commencions cette campagne, n’importe qui pourvu d’un appareil photo et d’une page Facebook estimait avoir des droits sur l’image de n’importe quel manifestant·e. Notre campagne a changé cela, elle a donné lieu à de nombreuses discussions, dans un sens ou dans l’autre, autour du travail du Collectif Krasnyi, de Mediactivista, et des collectifs médias militants en général.

Notre position est qu’on ne devrait pas rendre public l’image d’une personne sans son accord. Mais comme nous savons cela (pourtant élémentaire) difficile à obtenir, nous avons mis à la disposition des militant·e·s des stickers "No Photo" pour exprimer clairement leur refus d’être photographié·e·s.

Ces stickers n’empêchent personne de photographier mais mettent les photographes devant leurs responsabilités : choisir d’ignorer sciemment la demande ou changer sa façon de travailler pour la respecter (par le choix du cadrage, ou en floutant les visages avant la médiatisation). Cette pratique a finie par être largement comprise et acceptée. Mais pas par les frères Moumni, et voici quelques exemples de photo issus de leur "banque d’image".

Quelques exemples de la "banque d'images" Quelques exemples de la "banque d’images"

Le plus fort, dans leur cas, c’est qu’il refusent aux manifestant·e·s le droit à leur propre image, mais qu’ils revendiquent bien haut, pour eux, la propriété de cette image. Leur polémique avec la RTBF qui avait utilisé un bout de leur vidéo en est un bel exemple.

PPics et RTBF PPics et RTBF

À de multiples reprises, ces dernières années, nous avons demandé aux frères Moumni de "filmer un peu plus loin", de "faire attention aux gens avec les auto-collants", etc. Ils ont toujours réagi avec une grande agressivité, allant jusqu’à suivre et coller leur appareil à quelques centimètres de celles et ceux qui leur demandent le respect le plus élémentaire de leur droit à l’image. Ce qui nous amène à la dernière affaire.

Pour la manifestation du 1er Mai Révolutionnaire, la question des photos et vidéos avait été longuement discutée. L’Alliance organisatrice avait désigné des photographes de confiance pour couvrir la manifestation et avait publié une page spéciale "À l’attention des photographes" (avec un tutoriel de floutage).

Plusieurs photographes qui n’avaient pas été désigné.e.s se sont également présenté à nous le jour même et nous avons pu discuter avec eux de leur pratique. Au début de la manifestation ces consignes ont été distribuées à tous les participant·e·s, et cela avait aussi été rappelé dans le discours de départ.

Les frères Moumni ont d’abord manifesté au sein du "1er Mai de Lutte" appelé par la CGSP-ALR avant de croiser le cortège du 1er Mai Révolutionnaire aux abords de l’Albertine. À l’occasion de cette rencontre, un militant du cortège révolutionnaire a demandé à B. Moumni de cesser de filmer puisqu’il ne faisait pas partie des photographes désigné·e·s pour rendre compte de la manifestation. Ils sont d’ailleurs parfaitement au courant de cette pratique et mentionnent eux-mêmes dans leur vidéo "on ne s’entend pas avec les organisateurs de cette manif car ils ne veulent pas qu’on filme" (cf video "EODP #4). La réaction du photographe a été immédiate, s’introduisant dans la manifestation pour coller son smartphone au visage de celui qui lui avait fait la remarque, à cette occasion la perche à selfie de B. Moumni est abaissée une première fois, assorti d’une menace ferme concernant son matériel. Cette provocation de B. Moumni a fait éclater une dispute avec d’autres militant·e·s excédés par cette manière de faire.



La manifestation s’est poursuivie, les frères sont restés dans le cortège CGSP-ALR, traitant à plusieurs reprises sur leur direct la manifestation révolutionnaire de "fachos", de "fascistes anarchistes", présentant comme preuves les images des dégradations sur divers panneaux publicitaires, sur les vitrines de l’ONEM et sur celles du PS. On voit déjà que les termes de "racistes" ou de "fascistes" sont systématiquement utilisés par les deux frères qui considèrent la casse d’une vitrine de publicité ou de l’ONEM comme des actes "fascistes".

On ne s’étonnera pas de ces commentaires puisque le secrétaire de leur ONG, Benjamin Hannesse, était candidat PS aux élections communales 2018 à Woluwe Saint-Pierre.

Arrivé Place Rouppe, R. Moumni traverse les festivités, protège pour la première fois de la journée l’anonymat de son sujet photographique : le dispositif policier.

Puis il se rend à la Place Anneessens en commentant "ces cons là sont ici" avant de zoomer sur la personne qui l’aurait "agressé", verbalement (cf. video "EODP #6" plus bas). Ensuite il croise à nouveau la personne qui lui avait rabaissé son smartphone aux abords de l’Albertine et la poursuit car celle-ci lui dit "tu n’arrêteras jamais" , la caméra est à nouveau abaissée car prenant clairement des images en direct : cette phrase et ce geste constituent l’agression dénoncée par EODP depuis. Le live s’arrête là, quelques secondes plus tard ce camarade sera frappé à coup de perche à selfie et traité de raciste. Une accusation pour laquelle les seules preuves apportées par EODP sont que "les reporters d’EODP [sont] d’origine [...] maghrébine" et que les journalistes de RT auraient été "autorisés" à filmer. Ce n’était bien sûr pas le cas, si le journaliste de RT avait été repéré, il lui aurait également été demandé de cesser de filmer. Des reporters racisé·e·s ou non ont été autorisé·e·s à filmer, il a été demandé à d’autres, racisé·e·s ou non, de cesser de filmer. Il a été demandé aux frères Moumni de cesser de filmer car ce sont deux photographes qui sont connus pour revendiquer agressivement leur droit de filmer n’importe qui n’importe comment, comme en témoigne leur pratique récurrente de poursuivre en filmant en direct les personnes qui leur demandent de ne pas les filmer.

R. Moumni a donc cinglé notre camarade du pied de son appareil avant de hurler en vain "facho, facho, facho" pour tenter lâchement de faire croire à une agression raciste et impliquer les habitant·e·s du quartier. Traiter de raciste ce camarade est une malhonnêteté qui en dit long sur le manque de scrupules des frère Moumni, car ils connaissaient bien le pourquoi de l’incident. Blessé au sang, notre camarade a été pris en charge médicalement. À aucun moment ni Rachid, ni Boubaker n’ont été violentés : à deux reprises leur perche à selfie a été saisie et abaissée par la personne qui ne souhaitait pas être affichée en direct sur Facebook. N’arrivant pas à mobiliser en sa faveur les témoins de l’incident, R. Moumni s’est retiré et a longuement discuté avec les policiers en civil se tenant à proximité. Amis du PS et de la police, les frère Moumni ont tout naturellement menacé d’aller porter plainte, comme en témoigne le mail reçu :

Menace de plainte de la part d'EODP Menace de plainte de la part d’EODP

Nous ne rembourserons rien aux frères Moumni (ni la perche à selfie, ni le smartphone et le micro qu’ils essaient de se faire remplacer alors qu’ils n’ont pas été endommagés). Ce sont des opportunistes mettant en danger les militant·e·s pour leur petite carrière "journalistique", ce sont des collaborateurs informels de la police, prêts à tous les mensonges et à toutes les instrumentalisations (comme en appeler à l’anti-racisme dans cette affaire) pour perpétuer leurs petites combines. Ils doivent clairement être bannis des activités militantes comme les opportunistes néfastes et collaborateurs de police qu’ils sont.

Notre camarade, une demi-heure après l'agression. Notre camarade, une demi-heure après l’agression.

Voir le dossier: avec les tags: - - Nos sources
8 mai 2019

France : Un Gilet Jaune prisonnier revendique un usage juste de la violence

Lundi 6 mai, Thomas, un Gilet Jaune incarcéré à Fleury-Mérogis, a revendiqué dans une lettre "un usage juste de la violence". Il est en prison depuis février, accusé d’avoir participé à des dégradations sur des voiture de luxe et de police ainsi que d’avoir lancé des projectiles sur la police durant l’acte XIII du mouvement (voir notre article).

Dans sa lettre, il rappelle les nombreux emprisonnements de Gilets Jaunes ainsi que les nombreuses brutalités et mutilations policières subies par ses camarades. Il admet également que "dans certaines situations, le conflit est nécessaire". Il assume une partie des actes qui lui sont reprochés en étant pleinement conscient que cela lui vaudra de rester plus longtemps en prison.

Il conclut, en parlant du mouvement Gilet Jaune que "Ni la matraque, ni la prison ne semble arrêter ce mouvement. Je suis de tout cœur avec ceux qui continuent."

Le restaurant de luxe Le Fouquet's en train de bruler durant l'acte XIII des Gilets Jaunes Le restaurant de luxe Le Fouquet’s en train de bruler durant l’acte XIII des Gilets Jaunes

Voir le dossier: avec les tags: - - - - Nos sources
7 mai 2019

Inde : Redditions

Deux guérilleros maoïstes ainsi que quatre membres d’une milice du parti se sont rendus ce lundi dans l’état d’Andhra Pradesh. Les deux hommes ont été identifiés, et d’après les autorités, ils auraient été partie prenante de diverses actions attribuées au PCI(maoïste) dans l’état. Tous deux avaient rejoint une milice en 2008 avant d’être promu et de suivre une formation armée leur permettant d’avoir une arme et de participer aux actions insurrectionnelles. Les miliciens étaient eux engagés dans des missions de fourniture de nourriture, de mobilisation de la population, de protection de guérilleros ainsi que de soutien au guérilleros dans la préparation d’actions armées.

Carte de l'Andhra Pradesh

Voir le dossier: avec les tags: - - - Nos sources
7 mai 2019

France : Quatre Gilets Jaunes condamnés à deux ans de prison pour l’incendie d’un péage

Lundi 6 mai, quatre Gilets Jaunes ont été condamnés à deux ans de prison (dont 12 mois avec sursis) pour avoir incendier la barrière d’un péage dans la nuit le 15 décembre 2018 à Narbonne. Trois d’entre eux étaient jugés pour « détérioration ou dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux ». Le quatrième comparaissait pour complicité, suspecté d’avoir fourni l’essence de sa moto pour l’incendie.

Le juge leur a signifié une interdiction de manifestation et de port d’arme pendant trois ans. Il les a en outre condamné à payer solidairement 288.000 euros à Vinci Autoroutes la et a ordonné leur maintien en détention.

Les quatre Gilets Jaunes avaient été arrêtés mi-février et devaient être alors jugés en comparution immédiate. Mais trois d’entre eux avaient demandé un délai pour préparer leur défense. Les quatre militants avaient alors été placés en détention provisoire en attendant leur procès.

L’incendie avait eu lieu le 15 décembre lors de l’acte VII des « gilets jaunes ». Cet incendie était intervenu deux semaines après un autre feu plus important qui avait endommagé la même barrière de péage ainsi que des locaux de Vinci Autoroutes et ceux du peloton autoroutier de la gendarmerie. Au total 14 personnes avaient été arrêtées en janvier suite à ce premier incendie (voir notre article).

La préfecture de Haute-Loire, à Puy-en-Velay, incendiée par les Gilets Jaunes (archive) La préfecture de Haute-Loire, à Puy-en-Velay, incendiée par les Gilets Jaunes (archive)

Voir le dossier: avec les tags: - - - Nos sources
6 mai 2019

Philippines : Une poste de l’armée attaqué par la guérilla

Au moins 20 combattants du Front de guérilla 53 de la NPA ont attaqué le poste militaire de Barangay Malibatuan, dans la municipalité d’Arakan. La fusillade a duré près de 30 minutes. Le poste était tenu par quatre militaires du 19e bataillon d’infanterie des Forces armées philippines et par des paramilitaires du CAFGU.

La région de l'Arakan La région de l’Arakan

Voir le dossier: avec les tags: - - - Nos sources
6 mai 2019

Turquie/Kurdistan : Öcalan rencontre ses avocats après huit ans d’interdiction

Jeudi 2 mai, les avocats du cabinet juridique Asrin ont pu rendre visite à leur client Abdullah Ocalan, sur l’île-prison d’Imrali. Ils tiendront une conférence de presse aujourd’hui pour parler de cette rencontre qui intervient après 8 ans d’interdiction de visite.

Cette rencontre, a sans doute été obtenue grâce à la grève de la faim, lancée le 8 novembre par Leyla Güven, députée HDP, pour mettre un terme au régime d’isolement imposé à Öcalan et à la répression brutale dans les prisons. Cette grève a été rejointe depuis par des centaines de prisonniers politiques (voir notre article). Cette grève avait également permis à Öcalan de rencontrer son frère en janvier après plus de deux ans d’isolement complet (voir notre article).

Abdullah "Apo" Öcalan - archive Abdullah "Apo" Öcalan - archive

Voir le dossier: avec les tags: - - - - - Nos sources
5 mai 2019

Turquie/Kurdistan : La police intervient contre les mères et épouses des prisonniers grévistes de la faim

Jeudi, des policiers anti-émeutes ont utilisé leurs boucliers pour repousser des dizaines de femmes, des mères et épouses de prisonniers en grève de la faim, qui tentaient de se regrouper dans un parc à Diyarbakir, grande ville de la région majoritairement kurde du pays. C’est Leyla Güven, la députée du parti démocratique des Peuples (HDP), qui a entamé cette grève de la faim le 8 novembre 2018 afin de mettre un terme au régime d’isolement imposé à Abdullah Öcalan et à la répression brutale dans les prisons. Des centaines de prisonniers politiques l’ont depuis rejoint dans sa grève de la faim.

L'intervention policière à Diyarbakir L’intervention policière à Diyarbakir

Voir le dossier: avec les tags: - - - - Nos sources
5 mai 2019

Chine : Les algorithmes de la répression

Il y a deux mois, Human Rights Watch a dénoncé un système de surveillance de masse dans la province du Xinjang, nommé IJOP (Integrated Joint Operation Platform - Plateforme intégrée d’opérations conjointes). IJOP recueille des informations à partir de plusieurs sources. L’une des sources est constituée des caméras de vidéosurveillance, dont certaines sont dotées de fonctions de reconnaissance faciale ou infrarouge (leur procurant une « vision nocturne »). Certaines caméras sont placées dans des lieux considérés comme sensibles par la police : lieux de divertissement, supermarchés, écoles et domiciles de personnalités religieuses. Une autre source encore est les « détecteurs de wifi », qui collectent les adresses d’identification uniques des ordinateurs, smartphones et autres périphériques en réseau.

L’application mobile IJOP pour smartphones androïd de la police du Xinjiang a été analysée par l’entreprise allemande Cure53 spécialisée en cybersécurité. Les types d’informations que recueille IJOP afin de déceler des conduites suspectes sont très variés et surtout ne correspondent pas à des activités illégales. L’app traite par exemple les titres des livres consultés par les internautes du Xijiang, leur consommation d’électricité, de carburant, l’utilisation de logiciels dits "déloyaux" (des messageries chiffrées et des VPN, les réseaux privés virtuels chiffrés empêchant l’identification des utilisateurs), leurs séjours à l’étranger (et les raisons de leurs séjours), leur géolocalisation, leurs relations à l’étranger, les plaques d’immatriculation de véhicules utilisés, les opinions politiques, croyances religieuses, stockage de nourriture, utilisation de smartphone ou non, relations de voisinage, jusqu’à l’utilisation de la porte principale ou d’une porte arrière pour sortir de son domicile, etc.

L’utilisation de l’app mobile par les forces de l’ordre chinoise du Xinjiang est simple : dès qu’une personne change de comportement une alerte est envoyée ou lors d’un contrôle routier, un indicateur de "dangerosité" est donné à l’agent via l’application. Sur les critères permettant de déterminer les comportements suspects, IJOP est capable de détecter et alerter la police si le propriétaire d’un véhicule n’est pas le même que celui qui achète de l’essence à la pompe. Ainsi, les "36 comportements suspects basés sur des activités quotidiennes" absolument légales alertent les forces de l’ordre dès qu’ils remplissent des conditions d’anormalité établies par le logiciel. Avec à la clef des interventions à domicile de la police suivies d’arrestations.

Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang. Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang

Voir le dossier: avec les tags: - - Nos sources
5 mai 2019

Sénégal : Affrontements entre étudiants et forces de l’ordre

Une nouvelle grève a eu lieu à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et les étudiants sont encore sortis dans la rue pour manifester leur colère. Le collectif de ces étudiants réclame le paiement de leurs bourses d’études, la résolution de leur problème de logement, le règlement de la question de la prise en charge médicale, entre autres. Les étudiants ont jeté des pierres et les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes. Certain étudiants sont restés pendants 7 mois sans percevoir leurs bourses.

Les affrontements de jeudi à l'UCAD Les affrontements de jeudi à l’UCAD

Voir le dossier: avec les tags: - - Nos sources
5 mai 2019

France : Gilets Jaunes et 1er mai, la répression continue

Voici quelques nouvelles de la répressions en France dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes et du 1er mai. Samedi 4 mai, se tenait l’acte XXV des Gilets Jaunes. On signale notamment des affrontements à La-Roche-sur-Yon qui ont fait 5 blessés et une dizaines d’arrestations ainsi que des affrontements à Toulouse affrontements qui ont mené à 6 arrestations.

Le mercredi 1er mai, une militante espagnole enceinte qui manifestait à Paris en portant une protection ventrale a été arrêtée au motif qu’elle représenterait "menace pour l’ordre public". Sa protection ventrale a été qualifiée d’arme par destination par la police qui l’a placé en garde à vue. La militante portait également une pancarte en carton attachée par des ficelles. Ces ficelles ont été considérées comme des frondes.

Elle a été relaxée jeudi soir mais transférée à sa sortie de garde à vue vers un centre de rétention administrative et menacée d’expulsion vers l’Espagne et d’interdiction d’entrer sur le territoire français pendant deux ans. Plus d’infos ici.

Enfin, le 29 avril trois Gilets Jaunes passaient au tribunal pour avoir scandé “Castaner assassin” lors de l’inauguration par le ministre d’un commissariat à Besançon le 13 mars. Les Gilets Jaunes étaient plus d’une centaine pour soutenir leurs camarades au Tribunal, en chantant “on est là !” devant ses portes et forçant l’entrée pour assister à la délibération. Les trois Gilets Jaunes ont écopé de 2 mois de prison avec sursis. Plus d’infos ici.

Arrestations de Gilets jaunes à Bordeaux (archive) Arrestations de Gilets jaunes à Bordeaux (archive)

Voir le dossier: avec les tags: - - - - Nos sources
4 mai 2019

Italie : Affrontements à Modène pour la visite de Salvini

Trois manifestations ont eu lieu à Modène pour protester contre la visite de Salvini. Celle du syndicat CGIL, celle des anarchistes du "Laboratoire libertaire" de Lige’ra, et celle du collectif et Centre social Guernica. C’est lors de cette dernière que des heurts ont opposés manifestants et policiers, faisant au moins un blessé parmi les antifascistes. Les affrontements ont eu lieu avant et après le meeting de Salvini dans la zone du parc de Novi Sad où les manifestants ont tenté de forcer les barrages de police. Un manifestant a été arrêté.

Affrontements à Modène Affrontements à Modène

Voir le dossier: avec les tags: - - Nos sources
3 mai 2019

Inde : La guérilla tue quinze soldats

Quinze commandos de la police du Gadchiroli ont été tués dans l’explosion d’un IED à la frontière entre les états du Maharashtra et du Chhattisgarh ce mercredi après-midi alors qu’ils circulaient dans un bus. Il s’agit du plus gros succès de la guérilla maoïste de ces dix dernières années. D’après les autorités, l’explosif se trouvait sous le tarmac de la route, et pourrait y avoir été placé il y a plusieurs mois. Cette action intervient alors que le PCI(maoïste) termine une semaine de commémoration de ses martyrs, et notamment des 40 cadres qui avaient été abattus en avril l’an dernier lors d’une attaque des forces de sécurité du Maharashtra. Le commissaire local a annoncé qu’il allait lancé une action de représailles et qu’il prévoyait de déployer davantage de soldats dans la zone afin de capturer les maoïstes impliqués dans cette attaque.

La guérilla fait exploser un convoi militaire La guérilla fait exploser un convoi militaire

Voir le dossier: avec les tags: - - - Nos sources

0 | 15 | 30 | 45 | 60 | 75 | 90 | 105 | 120 | ... | 1995

A propos de notre présence sur les réseaux sociaux

Téléchargez notre Clé PGP

Contact et abonnement à notre lettre d’information : srapapc@gmail.com

Alliance du 1er Mai Révolutionnaire

Notre local, le Sacco Vanzetti, 54 Chaussée de Forest à Bruxelles

Campagne à propos des photos dans les manifestations

Solidarité révolutionnaire avec les combattantes du Rojava, Raqqa, Shengal et d’Afrin

Campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava

Vignette No procès Historique des poursuites contre nos membres (2007-2018)

Numéro de compte de solidarité (IBAN) : BE09 0016 1210 6957

Suivre la vie du site RSS 2.0

SPIP | Plan du site | Qu'est-ce que le RSS?