Lundi 23 janvier, la Maison Franco-Kurde Midi-Pyrénées organisait à Toulouse une manifestation pour exiger la vérité et la justice suite à l’assassinat de Sakine, Fidan et Leyla (voir notre article à ce sujet).
A cette occasion, la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava a organisé un cortège de solidarité.

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L’OCML VP Toulouse organise une soirée « Red Party » le vendredi 3 février prochain à Toulouse. Elle débutera à 19H30 par la projection d’une interview d’un volontaire français du Bataillon International de Libération (IFB) de retour du Rojava (Kurdistan syrien). Suivi d’un échange sur l’évolution de la guerre en Syrie et sur la campagne de solidarité avec l’IFB. Plus d’infos sur rojava.xyz

Le programme complet ICI

Soirée de solidarité avec le Bataillon International de Libération

Soirée de solidarité avec le Bataillon International de Libération

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Lors de la 30e journée du procès, Seyit Ali Uğur a déclaré à la fin de son audition que son camarade Mehmet Yeşilçalı avait été « déshabillé de force et roué de coups avant d’être jeté en cellule et gardé sous surveillance dans cet état 24 heures durant. De plus, ses médicaments ne lui ont pas été donnés. Ces persécutions portent un nom, celui de torture. » La prisonnière Büyükavcı a à son tour fait une déclaration pour mettre en évidence le lien entre ces traitements et l’état de sante de Mehmet lors de la journée d’audition du 9 décembre. Elle a été coupée dans sa déclaration par le juge d’instruction et la requête n’a pas été prise en compte. La cour a finalement clôturé la journée d’audition, choquant le public et les avocats.

Mehmet Yeşilçalı

Mehmet Yeşilçalı

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Hier samedi 21 janvier, plusieurs centaines de personnes ont participé à une rassemblement et une marche de solidarité avec les membres de Lutte Révolutionnaire. Avant la marche, des prises de parole ont eu lieu au point de concentration, à Monastiraki, où des extraits d’un texte de Pola Roupa ont été lu. Les manifestants ont emprunté l’itinéraire Athena-Stage-Constitution-Propylées. Pendant le parcours, des tracts ont été distribués et lancés, des slogans ont été scandés et peints sur les murs, des affiches ont été collées, etc.

Les manifestants solidaires, hier à Athènes

Les manifestants solidaires, hier à Athènes

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Ce mercredi 25 janvier, le Secours Rouge organise au Sacco-Vanzetti, de 17H à 19H00, un nouvel atelier d’écriture aux prisonniers révolutionnaires. Venez vous joindre à nous, que ce soit pour envoyer quelques cartes postales où pour entamer une correspondance suivie. Conseils, adresses, café, traduction, timbres et enveloppes sur place…

Ecrivons aux prisonniers

Ecrivons aux prisonniers

Pas de relaxe, mais une dispense de peine. C’est la décision qu’a prise le tribunal correctionnel de Paris vendredi à l’encontre de Laurent Pépe, membre du service d’ordre de la CGT du Val-de-Marne et agent territorial à Villejuif, au terme d’une audience pour « violences en bande armée et organisée ». Laurent Pépe avait été interpellé lors d’une manifestation contre la loi travail en juillet 2016 dans une camionnette CGT en possession du matériel du service d’ordre du syndicat (un casque et des petites bombes lacrymogènes). Dans ses premières réquisitions, la procureure demandait quatre mois de prison avec sursis.

La manifestation du 5 juillet à Paris

La manifestation du 5 juillet à Paris

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Lors du Forum Economique Mondial (WEF) qui s’achève aujourd’hui à Davos, la police était équipée de fusils anti-drones HP-47. L’engin est capable de brouiller les signaux reçus par le drone à une distance de 300m, ce qui provoque l’inexorable chute de l’appareil. La police reconnaît que ces fusils ne sont pas utilisés pour empêcher qu’un drone puisse mener des attaques, mais plutôt pour empêcher des manifestants ou assaillants de repérer des points sensibles dans un dispositif de sécurité. La compagnie qui fabrique le fusil, HP Marketing & Consulting, est spécialisée en engins capables de brouiller des ondes. Elle fabrique également des appareils censés empêcher les téléphones de fonctionner en prison, ou des appareils à usage militaires qui sont posés sur les véhicules pour empêcher une détonation à distance tout en permettant les ondes radio à l’intérieur du véhicule, ou encore des appareils utilisés par les démineurs.

Un policier suisse équipé du HP-47 au WEF2017

Un policier suisse équipé du HP-47 au WEF2017

Vadim Boyko est un supporter antifasciste du FC Partizan de Minsk. Il a été arrêté le 22 mars 2016 avec d’autres personnes parce qu’il était suspecté d’avoir participé à une attaque contre des hooligans de droite il y a deux ans. Son procès est prévu pour le 3 février 2017 et l’ABC Belarus mobilise pour pouvoir financer sa défense légale. Le coût approximatif de l’aide légale pour lui est de 5.000€ dont une partie a déjà été fournie.

Le 29 juin 2014, une foule de supporters du Partizan ont attaqué un bus qui transportait des hooligans de droite du FC Torpedo. Les attaquants ont bloqué le véhicule et cassé les vitrines. Dans les jours qui ont suivi, la police a arrêté 5 fans du Partizan en les accusant d’avoir participé à l’attaque, mais ils ont finalement été libérés sans être inculpés. L’affaire a été mise au frigo jusqu’au 22 mars 2016 quand la police a perquisitionné plusieurs appartements et gardé trois personnes: Ilya Volovik, Vadim Boyko et Dmitry Tsekhanovich. Ils sont inculpés d’hooliganisme aggravé et risquent 10 ans de prison. Plus tard, Dmitry a été libéré avec des restrictions pour quitter le pays. Parmi les 6 accusés du procès, Vadim Boyko est le seul que l’ABC Belarus soutient. Parmi les autres: certains ont témoigné l’un contre l’autre, certains n’ont d’antifas que le nom mais sont patriotes, sexistes et/ou homophobes, etc…

Les coordonnées de l’ABC Belarus:
belarus_abc@riseup.net
Bitcoin – 1CcxWEswKjXZgXQCds5KcHfemzrAASVbuv
Compte européen:
Propriétaire du compte: VpKK e.V.
IBAN: DE 4085 0205 0000 0361 5700
BIC: BFSWDE33DRE
Bank für Sozialwirtschaft
Communication: « Donation ABC-B »

Vadim Boyko

Vadim Boyko

A la question de savoir s’il reconnaissait les faits, Damien Camelio a répondu « Je ne suis ni innocent, ni coupable, je ne reconnais rien, je ne vous reconnais pas, et ne reconnais pas votre légitimité ». Aux acclamations de la salle, Damien a répondu « Nique la justice » et a été plaqué au sol. La salle a été évacuée, le procureur demande 8 mois ferme.

Mise à jour: Damien aurait finalement été condamné à 10 mois ferme et à 15.000€ d’amende.

Un sticker solidaire publié lors de la première détention de Damien

Un sticker solidaire publié lors de la première détention de Damien

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Suite à l’arrestation de Pola Roupa (et de Constantina Athanasopoulos), elle et Nikos Maziotis ont été entendus au procès d’appel de Lutte Révolutionnaire. Il s’agit du procès d’appel de la « première période » de Lutte Révolutionnaire, qui s’étendait de 2003 à 2012. Nikos et Pola étaient assis côte à côte dans le tribunal et ont lu un manifeste dans lequels ils déclarent que « les arrestations ne gêneraient pas l’organisation dans sa guerre contre le capitalisme et l’establishment« . Pola a fait une déclaration supplémentaire concernant l’emprisonnement de son fils (dont Nikos est le père) dans laquelle elle s’adressait aux agents de la police antiterroriste: « peu importe le nombre d’années. Je sortirai d’ici et je vous arracherai le coeur pour avoir emprisonné mon fils dans un hopital psychiatrique alors qu’il était en parfaite bonne santé« . Nikos de son côté à déclaré que « ces arrestations ne veulent rien dire. Nous poursuivrons par d’autres moyens et nous finirons par sortir« .

Pour rappel et résumé: (voir également notre page spéciale) l’organisation a été active dès 2003. Alors qu’elle comptait une vingtaine d’actions révolutionnaires (contre des banques, tribunaux, ministères, etc…) le combattant Lambros Foundas est abattu le 10 mars 2010 lors d’une fusillade entre la police et l’organisation à Dafni. Un mois plus tard, des perquisitions font suite à la mort de Lambros et font 6 arrestations. Parmi eux, trois militants revendiquent leur appartenance à l’organisation Lutte Révolutionnaire: Nikos Maziotis, Pola Roupa et Costas Gournas. Après 18 mois de détention, le chaos bureaucratique qui règne en Grèce (où les grèves d’avocats font suites à celles de fonctionnaires,…) a raison de leur enfermement, et malgré le niveau des actions de l’organisation, les trois sont relâchés dans l’attente de leur procès car la durée de détention dépasse la limite légale. C’était en 2012, c’est à cette époque que l’interview « Il n’y a d’autre fin que la révolution » était enregistrée par une délégation du Secours Rouge International. Durant les semaines qui les séparent de leurs procès, Nikos et Pola organisent conférences et meetings et créent l’agitation autour de l’affaire. Et finalement, le 15 juin 2012, ils disparaissent dans la nature avant la clôture du procès qui déboucherait immanquablement sur des condamnations à des très longues peines. Ils ont été condamnés en leur absence à 50 années de prison. C’est de ce procès dont un énième appel commençait ce mardi 17 janvier à l’occasion de l’arrestation de Pola. Suite à leur passage à la clandestinité, Lutte Révolutionnaire reprend ses activités et attaque le 10 avril 2014 la Banque de Grèce à l’aide d’une voiture piégée remplie d’explosifs. L’attaque fait d’énormes dégâts et aucun blessé. Le 16 juillet 2014, Nikos est arrêté au hasard d’un contrôle d’identité qui évolue en fusillade en plein quartier touristique. Il est gravement blessé et laissé à l’agonie de longues minutes sur le trottoir. Il est immédiatement emprisonné et reprend aussitôt son activité politique en initiant un immense mouvement de prisonniers contre la réforme des prisons en Grèce qui vise le mouvement révolutionnaire. Le mouvement débouche sur une grève de la faim en mars 2015, et cette grève aboutit à une victoire: les prisons spéciales pour prisonniers politiques (type c) sont abolies et les autres revendications sont toutes au moins partiellement approuvées. En février 2016, Pola Roupa, toujours clandestine, détourne un hélicoptère afin de tenter de faire évader Nikos et les autres prisonniers politiques emprisonnés à Korydallos. La tentative échoue car le pilote de l’hélico (ancien policier) était armé, ce qui n’a pas empêché une fusillade en plein vol. Enfin, le 5 janvier, Pola est arrêtée avec une autre combattante de l’organisation.

Au minimum deux procès sont donc à prévoir: le procès d’appel de la première période qui a commencé ce mardi, ainsi que le procès du détournement de l’hélico. D’autres procès suivront probablement, comme celui de l’attaque de la Banque de Grèce et tous les procès d’appel.

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