80 Palestiniens blessés dans des manifestations de protestation après que les policiers israéliens aient tué un jeune homme de 20 ans qui leur avait lancé un feu d’artifice dans le quartier d’Issawiya (voir notre article).

Au cours des dernières semaines, la police israélienne pénétrait quotidiennement à Issawiya afin de retrouver la trace des membres d’une cellule clandestine du FPLP présumée être dans le quartier. Ces opérations de police ont conduit à des affrontements réguliers avec les résidents locaux, dont celui qui s’est soldé jeudi par la mort du jeune Mohammad Samir Obeid. Les manifestations de protestations ont été très violentes. Un centre communautaire du quartier qui sert souvent à la coordination avec les autorités israéliennes a été incendié. Un tribunal de Jérusalem a refusé vendredi à la famille d’Obeid le corps du jeune homme pour l’inhumation. La police a recommandé cette décision au tribunal car des funérailles publiques pourraient déclencher d’autres affrontements.

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Le Sea Watch 3 a accosté de force dans la nuit de vendredi à samedi dans le port de Lampedusa, et sa capitaine Carola Rackete a été arrêtée, avant que ne débarquent 40 migrants bloqués à bord depuis 17 jours.

Mercredi, la capitaine Carola Rackete avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini (voir notre article). Mais le navire avait dû s’arrêter à un mille en face du petit port de Lampedusa et était resté bloqué là depuis. Dans la nuit de vendredi à samedi, Carola Rackete a finalement choisi de forcer le passage malgré la vedette de police chargée de l’en empêcher. La police est ensuite montée à bord pour arrêter la capitaine. Elle risque jusqu’à 10 ans de prison.

Carola Rackete Sea Watch

Carola Rackete Sea Watch

Dossier(s): Archives Italie Tags: ,

Trois hommes de la CRPF sont décédés ce vendredi dans le district de Bijapur (Chhattisgarh) ce vendredi. Le responsable des opérations anti-maoïste de la région a déclaré qu’une brigade conjointe du bataillon 199 et de la police locale menait une mission de domination lorsque ses hommes sont tombés dans une embuscade tendue par des guérilleros. Ces derniers ont ouvert le feu, tuant deux hommes et en en blessant un troisième, lequel est décédé plus tard de ses blessures. Les maoïstes ont immédiatement battus en retraite après s’être emparés des armes des soldats tués ainsi que d’un gilet pare-balles et d’un poste récepteur sans fil.

Sur les lieux de l'embuscade

Sur les lieux de l’embuscade

Alireza Shir-Mohammad-Ali était originaire du quartier de Naziabad, situé dans le sud de Téhéran. Il avait été arrêté et emprisonné en juillet 2018 suite aux manifestations contre le régime. Il avait été condamné à 8 ans de prison pour avoir insulté Khomeiny et Khamenei, et pour propagande contre le régime. Deux condamnés à mort, un assassin et un trafiquant de drogue, l’ont poignardé à 40 reprises le 10 juin alors qu’il menait une grève de la faim avec un autre prisonnier politique, Barzan Mohammadi. Ce dernier a également été poignardé par les deux criminels. Cette attaque a été commanditée par les autorités : aucun garde n’était dans la section lors du meurtre et les téléphones de ce quartier de la prison avaient été débranchés à ce moment.

Utiliser des prisonniers sociaux contre les prisonniers est une vieille pratique des autorités carcérales iraniennes. C’est ce qui explique qu’une des premières revendications des prisonniers politiques est la détention dans un quartier séparé. Le prisonnier politique anarchiste Soheil Arabi, actuellement en grève de la faim (voir notre article), détenu dans cette même prison, a lui aussi été violemment battu par des prisonniers sociaux à plusieurs reprises.

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Un Palestinien de 20 ans a été tué au cours d’affrontements qui ont éclaté jeudi soir dans le quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est. Les gardes frontières israéliens ont tiré à balles de guerre contre Mohammed Obeid, 20 ans, qui aurait utilisé contre eux des feux d’artifices alors qu’ils menaient une opération répressive à Issawiya, provoquant la colère des jeunes du quartier.

Manifestant à Issawiya (archive)

Manifestant à Issawiya (archive)

Le Canada et les Pays-Bas ont lancé mercredi un projet pilote permettant aux voyageurs de ne pas présenter leur passeport. A la place, ils doivent posséder une application sur leur téléphone, qui contient l’ensemble de leurs données personnelles. Ce test, baptisé Know Traveller Digital Identity (« Identité connue du voyageur », en français), est dirigé par le Forum Économique Mondial (FEM).

Sur les liaisons Montréal-Amsterdam et Toronto-Amsterdam, les passagers peuvent ainsi stocker sur leurs téléphones l’ensemble des informations personnelles contenues sur leur passeport. Comment ces données sensibles sont-elles protégées. Il s’agit d’un registre décentralisé, public mais surtout infalsifiable, utilisant la technologie blockchain et permettant de garantir la fiabilité des informations. L’identité des passagers sera confirmée par reconnaissance faciale à leur arrivée dans chaque aéroport.

Contrôle à l'aéroport de Montréal

Contrôle à l’aéroport de Montréal

Mardi 25 juin, une délégation syndicale de sept personnes employée de Luminus à Seraing ont séquestré durant plusieurs heures quatre membres de la direction de l’entreprise après l’échec de négociations au sujet du licenciement abusif d’un de leurs collègues. La police est intervenue pour déloger les travailleurs, mais une grève spontanée continue de se poursuivre.

Piquet de grève chez Luminus à Seraing

Piquet de grève chez Luminus à Seraing

Le 24 juin 2016, la FGTB organisait une grève nationale contre le relèvement de l’âge de la pension. Un appel à la grève qui a été suivi à Anvers où cinq barrages avaient été dressés pour bloquer les accès au port. La police était intervenue pour libérer les routes. À un carrefour où Bruno Verlaeckt le président de la FGTB d’Anvers était présent, les militant·e·s voulaient maintenir le barrage. Le président fut finalement arrêté administrativement et condamné le 29 juin 2018 par le Tribunal de première instance pour « entrave méchante à la circulation » (en vertu de l’article 406 du Code pénal) en sa qualité d’organisateur de l’action syndicale (voir notre article).

Le 26 juin 2019, la Cour d’appel d’Anvers a maintenu la condamnation du président de la FGTB d’Anvers. Les juges l’ont condamné, comme en première instance à une simple déclaration de culpabilité sans peine. Ce jugement va à l’encontre d’une jurisprudence précédente de la Cour d’appel d’Anvers. En effet, en 2004, dans une affaire similaire, la Cour avait jugé que l’objectif premier des grévistes n’était pas d’entraver la circulation, mais de faire connaître les revendications syndicales. Ce nouveau jugement pourrait marquer l’utilisation plus systématique de l’article 406 du Code pénal contre les actions syndicales. La FGTB a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne se laisserait pas intimider par la décision de la cours d’appel.

Tom Devoght et Bruno Verlaeckt

Tom Devoght et Bruno Verlaeckt

Aujourd’hui, le navire humanitaire Sea-Watch 3 a annoncé qu’il forçait le blocus des eaux territoriales italiennes au large de l’île de Lampedusa pour débarquer les 42 migrants épuisés et bloqués à bord depuis quatorze jours. Les relevés des sites de trafic maritime confirment que le navire est entré dans les eaux italiennes à la mi-journée.

Les migrants, secourus dans les eaux internationales par l’équipage du navire humanitaire Sea-Watch 3, dérivaient depuis le 12 juin dans le canal de Sicile, au large de Lampedusa, sans possibilité de débarquer nulle part. La capitaine du Sea-Watch 3, Carola Rackete, et les responsables de l’ONG risquent des poursuites pour aide à l’immigration clandestine, ainsi que la saisie du bateau et une amende de 50 000 euros, conformément à un nouveau décret de Matteo Salvini. Une autre capitaine de Sea-Watch, Pia Klemp, risque 20 ans de prison en Italie pour ses activités de sauvetage de migrants (voir notre article).

Le navire humanitaire Sea-Watch 3

Dossier(s): Archives Italie Tags:

Hier, deux appartements ont été perquisitionnés à Gießen et Mayence, ainsi qu’un centre culturel kurde à Rüsselsheim. Deux personnes ont été arrêtées. Le centre culturel a été perquisitionné sur demande du parquet de Koblenz. Un ordinateur et 300€ ont été confisqués. La perquisition à Gießen ciblait le domicile de Mazhur Turan, qui s’est fait arrêter par la suite, et contre lequel un juge a émis un mandat d’arrêt.

police allemande

police allemande

Dossier(s): Allemagne Archives Tags: ,