Le 15 avril, Antonin Bernanos, était arrêté avec des militants antifascistes de la région parisienne suite à des affrontements avec des membres des groupuscules d’extrême-droite Zouaves Paris, Milice Paris et Génération Identitaire. Antonin avait été condamné à 3 ans de prison pour violence contre un policier et l’incendie de son véhicule quai de Valmy en mai 2016 (voir notre article).

Il est depuis ce jour maintenu en détention préventive et avait notamment été placé en isolement le 9 mai (ses proches n’ayant pas pu lui rendre visite durant de longues semaines). Charles Prats, en tant que juge des libertés et de la détention au tribunal de grande instance de Paris, est le juge habilité à statuer sur le maintient en détention d’Antonin. Il livre régulièrement ses opinions politiques (climatosceptique, hostile aux militant·e·s de gauche, aux antifascistes et aux Gilets Jaunes) aux médias parmi lesquels des médias d’extrême droite.

Il a ainsi justifié le maintien en détention d’Antonin en qualifiant, dans sa décision officielle, les militant·e·s antifascistes de « lâches », de « nervis d’extrême-gauche » qui agresseraient des personnes isolées. Avec ce discours à charge, le juge assume donc les motifs politiques de l’acharnement judiciaire contre Antonin Bernanos.

Plus d’infos ici

Antonin Bernanos

Antonin Bernanos

Ce samedi 13 juillet, trois activités au Local Sacco-Vanzetti:

De 18h30 à 19h30: Atelier “Écrivons aux prisonniers politiques”, des cartes, timbres, adresses de prisonniers et conseils seront à disposition.

De 19h30 à 20h30: Le Front Anti-Impérialiste (AEC) présentera la situation de Aytem Özturk, journaliste et opposante arabo-turque livrée par Beyrouth au régime d’Ankara, détenue pendant 6 mois clandestinement et torturée avant d’être transférée dans une prison turque régulière.

À partir de 20h30: Apéro contre la répression en soutien au Local Sacco-Vanzetti et à la lutte contre la répression. Au programme, musique, cocktails, discussions, tables d’infos…

Soliparty 13 juillet

Soliparty 13 juillet

Les gilets jaunes sont de nouveau descendus dans les rues dans l’ensemble de l’Hexagone pour la 34e semaine consécutive. Les manifestants réunis sur la place de la République à Paris, ont marché jusqu’à la place Catalogne. Aucun incident n’a été déploré lors de la manifestation. Les manifestations ont été interdites dans les villes de Caen et Besançon. Des manifestations ont eu lieu à Lyon, Bordeaux, Nancy (où une personne a été interpellée pour jet de projectile), Montpelier et Toulouse où des incidents ont eu lieu à l’approche de la place du Capitole, interdite depuis de nombreuses semaines aux gilets jaunes les samedis après-midi. La police a usé de gaz poivre lors de son intervention contre les manifestants.

A Toulouse ce samedi

A Toulouse ce samedi

Jeudi 4 juillet, l’ELN a lancé une attaque contre un poste militaire près de la ville de Teorama dans le département du Nord de Santander (dans le nord-est de la Colombie). Un soldat a été tué dans l’attaque. Le lendemain, le gouvernement colombien a rejeté une offre des délégués de l’ELN qui proposait dans un texte envoyé le 3 juillet de reprendre les négociations de paix rompues en janvier (voir notre article).

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Ce samedi 6 juillet, 22 personnes ont été arrêtées alors qu’elles partaient pour une action « Zombie Sales Invasion » rue Neuve, principale rue commerçante de Bruxelles. Cette action était organisée par « Extinction Rebellion Belgium » dont l ‘événement avait disparu de facebook un ou deux jours avant. Extinction Rebellion (ER) est un « mouvement de désobéissance civile qui lutte contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique ». En avril, lors de la « semaine internationale de rébellion », les différents groupes d’ER avaient menées des actions dans 80 villes de 33 pays.

Participant.e.s du

Participant.e.s du

Suite à une décision identique d’un tribunal de Turin (voir notre article), un tribunal de Cagliari a également la demande de mesures de surveillance spéciales à l’encontre de Pierluigi Caria, un internationaliste sarde qui se trouvait au Rojava. Pierluigi avait rejoint les YPG dans sa lutte contre le Daesh puis les structures civiles de la révolution au Rojava. La mesure de surveillance spéciale demandée par le Procureur prévoyait l’interdiction pour tous les internationalistes ayant combattu au Rojava de vivre dans la ville où ils vivent actuellement, ainsi que l’interdiction de mener des activités politiques et de manifester.

Internationalistes breton et sarde au Rojava

Internationalistes breton et sarde au Rojava

Dossier(s): Archives Italie Tags: ,

40 Palestiniens ont été blessés, dont 22 par balles lors de 65e semaine de marches pour exprimer le rejet du plan de paix américain pour la Palestine. Les manifestants avaient brandi des drapeaux palestiniens, scandé des slogans contre Israël et les États-Unis et lancé des pierres sur les soldats stationnés à la frontière Les soldats israéliens avaient tiré des dizaines de cartouches de gaz lacrymogène, des balles en métal recouvert de caoutchouc et des balles de guerre sur les manifestants. Depuis le début de la Grande Marche du Retour à la fin du mois de mars de l’année dernière, l’armée israélienne a tué 307 Palestiniens et en a blessé plus de 17 000 autres à balles réelles.

Un blessé est emporté hier à la frontière de Gaza

Un blessé est emporté hier à la frontière de Gaza

A une heure du matin, les membres de l’Association des familles de prisonniers politiques disparus et de victimes de génocide (Afadevig) ont organisé un sit-in devant la Cour constitutionnelle à Arequipa pour demander l’inconstitutionnalité de la loi n°30868. C’est sur base de cette loi, modifiant le règlement des cimetière, et appliquée de manière rétroactive, que les autorités péruviennes ont exhumé les dépouilles de maoïstes assassinés par les forces de l’ordre lors des grandes mutineries de 1986.

Plusieurs de ces dépouilles étaient en effet placée dans un mausolée du cimetière du district de Comas à Lima. Les autorités les ont déplacées et les ont enterrées en janvier de cette année, dans différents endroits, sans dire aux familles où se trouvaient désormais le corps de leur proche. Elles ont ensuite procédé à la destruction du mausolée (voir notre article).

La manifestation devant la Cour constitutionnelle

La manifestation devant la Cour constitutionnelle

A Nuremberg, dans la prison de Rosdorf, un prisonnier actif au sein du syndicat des prisonniers, gravement blessé au genou depuis novembre 2018, se voit refuser les soins recommandés par des médecins externes. Le médecin pénitentiaire a refusé de lui accorder un arrêt maladie, alors qu’il se déplace en béquilles, et n’admet désormais plus de consultation avec un médecin externe. Si le prisonnier ne se rend pas au travail dû aux douleurs, il risque des sanctions pouvant aller jusqu’à la détention en isolement.

Cette forme de répression n’en est qu’une parmi les nombreuses représailles qui ciblent les prisonniers et prisonnières engagés au sein du syndicat des prisonniers. Le syndicat signale ainsi que ses militants et militantes sont de plus en plus sous surveillance, mis sous pression psychologique ou placés en isolement à travers les différents établissements pénitentiaires en Allemagne. De plus, plusieurs cellules d’activistes ont fait l’objet de raids. Le syndicat des prisonniers se bat pour le droit à l’organisation syndicale dans les prisons, et pour l’application du salaire minimum légal dans les prisons.

JVA Rosdorf à Nuremberg

JVA Rosdorf à Nuremberg

Pendant deux ans, Israël a mené en toute discrétion une campagne financière contre des organisations BDS, ce qui a conduit à la fermeture aux USA et en Europe de dizaines de comptes créés pour lever des fonds sur des plateformes comme PayPal, MyDonate et DonorBox. C’est le ministère israéliens des Affaires stratégiques qui, via des organisations sionistes américaines et européennes, d’ONG pro-Israël et de journalistes mobilisés pour l’occasion, a mené une campagne de pressions sur les plates-formes financières. Le ministre s’est félicité de son succès dans une conférence de presse ce lundi.

Gilad Erdan, le ministre israélien des Affaires stratégiques

Gilad Erdan, le ministre israélien des Affaires stratégiques