Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Depuis plusieurs années, les agences fédérales américaines ont protégé l’utilisation des scanners corporels en affirmant que toutes les images visionnées étaient systématiquement effacées. Mais finalement, il semblerait que certaines agences policières stockent malgré tout des images. Le département de la Justice des Etats-Unis a d’ailleurs admis cette semaine qu’il avait enregistré clandestinement des dizaines de milliers d’images filmées par un scanner corporel dans un tribunal de Floride. Et l’on ne parle ici que d’un seul appareil. Ces révélations surviennent alors que la Secrétaire d’Etat à la Sécurité Intérieure vient d’annoncer que tous les principaux aéroports américains allaient être dotés de ce système. Cette vague de divulgations quant aux réelles capacités de tous ces appareils et la manière dont ils sont vraiment utilisés en pratique relance le débat sur la protection de la vie privée, des données personnelles et des engagements pris par les autorités et non-respectés.

Au moins quatre offensives ont été déclenchées par les guérilleros du PKK ce jeudi. Dans le district de Dogubeyazit (province d’Agri), les guérilleros ont tendu une embuscade à des soldats en patrouille, tuant l’un d’eux. Pendant ce temps, d’autres membres du PKK s’en sont pris aux occupants d’un commissariat de quartier dans le district de Dicle (province de Diyarbakir). Un soldat a été blessé à mort au cours de l’offensive. Dans la province de Van, un commissaire de police et un officier ont été blessés dans une attaque attribuée au PKK. Dans la région de Depin (province de Hakkari), des personnes suspectées d’être des guérilleros ont été repérées au cours d’une opération conjointe menée par la gendarmerie turque et les forces de police. Ces dernières leur ont ordonné de s’arrêter, mais les individus ont répondu en faisant feu. Trois membres suspectés du PKK ont été tués durant la fusillade et des grenades et des armes à longue portée ont été retrouvées sur les corps.

Par ailleurs, la police de la province du Diyarbakir a intercepté un véhicule transportant pour de soixante kilos d’explosifs après avoir reçu l’information que le PKK projetait une attaque à la voiture piégée. Grâce à divers renseignements obtenus de leurs informateurs, les forces de l’ordre ont retrouvé la voiture et placé le conducteur en garde à vue.

Ce mardi, neuf militants ont déployé une banderole sur la Calgary Tower pour dénoncer les liens entre l’industrie pétrolière et les autorités. Parmi eux, un belge. Un terme de l’action, les neufs participants à l’action ont été arrêtés. Huit d’entre eux, canadiens, ont été relâchés sous caution dans l’attente d’une comparution devant le juge. Quant au belge, il a été maintenu en détention, car les autorités veulent s’assurer qu’il ne quittera pas le pays. Un juge doit décider ce jeudi de son maintien derrière les barreaux, mais s’il était libéré, les autorités garderaient son passeport pour l’empêcher de s’échapper.

Depuis le 21 juillet dernier, Gerardo Hernandez Nordelo (un des ‘5 Cubains’) avait été transféré en cellule de confinement, le ‘hueco’. Il était enfermé 24 heures sur 24 dans une cellule de deux mètres sur un en compagnie d’un autre détenu. La température y atteignait les 35 degrés, avec pour seule aération, une fente en haut d’un des murs de la cellule. Ce n’est pas la première fois que le prisonnier se voit infliger cette sanction. Jamais pour des problèmes de comportement mais toujours au moment où un recours judiciaire est en route (cette fois, l’Habeas Corpus introduit fin mai pour obtenir une révision de sentence). Cette manoeuvre du parquet américain empêche Gerardo Hernandez Nordelo d’avoir des contacts avec ses avocats, ce qui constitue une atteinte aux droits de la défense et à une justice impartiale. Grâce à une vaste vague de protestations et de manifestations ainsi qu’à l’intervention de ses avocats, le prisonnier est sorti du ‘hueco’ ce mardi 3 août pour retourner en cellule.

Hier soir a eu lieu la première des deux soirées organisées au Gésu dans le cadre du festival PleinOPENair. Après un repas, la nombreuse assistance a pu écouter la conférence de Jean-Claude Paye consacrée aux techniques spéciales d’enquête, avant de regarder le film ‘Operation Spring’. Notre Secours Rouge a assuré une présence par le biais d’un stand d’information.

PleinOPENair au Gésu

PleinOPENair au Gésu

La prochaine soirée se tiendra le 11 août prochain avec au programme, dès 19h: atelier de sérigraphie et projection de deux films consacrés à la politique d’asile des pays européens, ‘Asyl’ et ‘Comme tout autre humain’.

Le programme complet du festival

PleinOPENair au Gésu
PleinOPENair au Gésu

Anthony Graber vit dans le Maryland. Dernièrement, il a filmé un policier qui sortait son arme lors d’un contrôle routier et a posté sa vidéo sur YouTube. Pour ce fait, il pourrait être condamné à seize ans de prison s’il est reconnu coupable d’avoir violé la loi d’état sur les écoutes. La police américaine a tendance à être de plus en plus hostile envers les passants qui enregistrent ou filment ses agents. Mais ici, l’ampleur de la réaction de la police d’état du Maryland est sans précédent. Une fois qu’elle a appris que la vidéo se trouvait sur internet, la maison des parents de Graber a été perquisitionnée et quatre de ses ordinateurs ont été saisis. Graber a été arrêté et incarcéré. Cette répression est clairement une méthode d’intimidation violente car, selon son avocat ‘pour accuser Graber d’avoir violé cette loi (prévue pour protéger les communications entre deux parties), il faudrait déduire qu’un officier de police sur la voie publique, portant un badge et un uniforme, dans l’exercice de ses fonctions officielles, contraignant quelqu’un à s’arrêter, d’une quelconque manière a un droit d’intimité au moment où il entame sa conversation avec l’automobiliste’.

Demain soir, le couvent du Gésu (2, rue Traversière à 1210 Bruxelles) accueille le festival PleinOPENair du Cinéma Nova. Au programme, un débat sur les techniques spéciales d’enquête à 20h, suivi de la projection du film ‘Operation Spring’ à 21h30. L’occasion de mettre en perspective quelques enjeux qui traversent Bruxelles autour de la question sécuritaire. Notre Secours Rouge tiendra également un stand d’information dès l’ouverture des portes à 19h.

Programme PleinOPENair 2010

Voir ici le programme complet

Programme PleinOPENair 2010

Un policier et trois rebelles kurdes ont été tués au cours d’une attaque à la roquette lundi soir visant des bâtiments de la police au Kurdistan. L’attaque des guérilleros du PKK a visé le quartier général et des habitations de la police à Eruh, dans la province de Siirt, pendant une coupure d’électricité. Elle a été suivie d’une fusillade durant laquelle trois des assaillants ont été tués.

Deux personnes ont détourné aujourd’hui un taxi pour le contraindre à transporter une bombe qui a explosé sans faire de blessés devant un poste de police de Londonderry. Le taxi a été abordé peu avant 3h (2h GMT) par deux hommes, dont l’un était armé d’un revolver. Un objet a été placé à bord du véhicule et le chauffeur a été contraint de se rendre jusqu’au poste de police fortifié de Strand Road. L’engin qui a explosé à 3h20 (2h20 GMT), un avertissement téléphonique ayant permis l’évacuation de la zone concernée. En mai, le même poste de police de Londonderry avait été la cible d’une attaque au mortier par les dissidents/héritiers de l’IRA.

Attentat contre un commissariat de Londonderry

Attentat contre un commissariat de Londonderry

Il y a quelques jours vers 22h00, trois militants du Mouvement Jeunes Communistes de France, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue. La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches.
La Fédération de la JC de l’Isère appelle à manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston. Les trois militants (libérés vers 8h00 du matin vendredi), sont convoqués à 14 H, ce mardi 3 août, pour une comparution immédiate à l’hôtel de police de Grenoble.