Perihan Atmaca, détenue en Grèce depuis le 3 janvier 2026 avec Ali Aycan après leur arrestation au port de Patras, a entamé une grève de la faim le 1er juin pour protester contre ce qu’elle considère comme une détention arbitraire et contre les accusations de « trafic d’êtres humains » portées à son encontre. Les deux militants, connus pour leur soutien à des révolutionnaires turcs, doivent comparaître devant un tribunal le 13 juin. Parallèlement, plusieurs soutiens en Grèce et dans plusieurs pays européens poursuivent leurs mobilisations en faveur de sa libération et de celle d’Ali Aycan.
Membre de la section Prison du New Black African Panther Party, Kevin « Rashid » Johnson a été transféré en Caroline du Sud, placé à l’isolement le 13 mai 2026 et sanctionné pour avoir publié des articles dénonçant ses conditions de détention. Les autorités pénitentiaires lui reprochent officiellement le maintien d’un réseau social, alors que le dossier disciplinaire s’appuie uniquement sur ses écrits publiés. Cette décision s’est traduite par 60 jours d’isolement et 100 jours de restrictions concernant les communications, les visites et l’accès à certains services. Son avocat dénonce également des entraves à l’exercice de ses droits, notamment la privation de documents juridiques, des interférences lors d’échanges confidentiels et des refus de repas.
En particulier, des drapeaux et des banderoles appelaient à la libération de tous les antifascistes emprisonnés, alors que neuf antifascistes sont en détention provisoire en France et que d’autres sont actuellement détenus en Espagne, en Allemagne ou encore en Hongrie. Au-delà de l’hommage, la manifestation a également témoigné de la nécessité de construire un front antifasciste face à la séquence politique actuelle, comme en témoignent les nombreuses délégations présentes venues de différentes villes de France et d’Europe. Elle s’inscrivait dans le cadre du festival anti-impérialiste Organize, Fight, Win, auquel ont participé des sections du Secours Rouge International.
Des actions et rassemblements ont été organisées à Toulouse, Paris, Londres ou encore Hambourg dans le cadre de la semaine de solidarité avec la détenue communiste turque Seda Baykan, en grève de la faim depuis le 1er avril dans la prison pour femmes de Diyarbakır. Ses soutiens dénoncent ses conditions d’isolement et réclament l’acceptation de ses demandes, notamment son transfert vers un quartier avec d’autres détenues politiques.
À Paris et Londres, des rassemblements ont mis en avant la solidarité internationale avec les prisonniers politiques, tandis qu’à Hambourg une action devant le consulat de Turquie a également dénoncé les conditions de détention en Turquie et l’isolement carcéral. A Toulouse, une campagne d’affichage a été réalisée dans plusieurs quartiers de la ville. Ces initiatives viennent compléter les nombreuses initiatives réalisées dans plusieurs pays européens en faveur de la militant révolutionnaire à l’initiative de la Plateforme de la voix des prisonniers (Tutsakların Sesi Platformu, TSP).
Le Grand Conseil du canton de Berne a adopté, à une courte majorité, une motion demandant d’étudier l’interdiction de groupes associés à l’extrême gauche, notamment les « antifas » et les « black blocs ». Initiée par le parti d’extrême droite UDC, la proposition estime que ces mouvements représenteraient une menace pour la sécurité publique, notamment après certaines manifestations ayant été le théâtre d’affrontements avec la police.
En réaction, plusieurs centaines de personnes ont manifesté spontanément à Berne contre cette initiative, affirmant leur opposition à ce projet liberticide. Le Conseil fédéral, de son côté, avait déjà exprimé des réserves sur une proposition similaire, rappelant que « le mouvement antifa » ne constitue pas une organisation formelle mais un réseau informel sans structure définie.
Depuis un centre de réinsertion de Detroit, l’éco-anarchiste et ancien prisonnier politique Marius Mason a lancé un appel à la solidarité à l’occasion de la première initiative « Freedom Tree », prévue le 11 juin. Il invite ses soutiens à accrocher autour d’arbres des créations tressées, tricotées ou crochetées symbolisant l’unité et la résistance collective. L’action vise à rappeler l’importance de la solidarité envers les militants ayant subi la répression et l’incarcération pour leurs engagements politiques. Selon Marius Mason, ces rubans multicolores doivent représenter l’idée que « nous sommes plus forts ensemble qu’un seul fil isolé ».
À l’approche du sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet à Ankara, les autorités turques ont imposé d’importantes restrictions à la vie publique dans la capitale. Du 6 au 12 juillet, tous les événements ouverts au public seront suspendus : concerts, festivals, cérémonies de remise de diplômes, panels, colloques ou examens organisés par des institutions publiques et des organisations de la société civile. Des interdictions de rassemblement s’appliqueront également autour du palais présidentiel et du centre de congrès accueillant le sommet.
Ces mesures, officiellement justifiées par des impératifs de sécurité, sont une limitation préventive de l’espace public et du droit de réunion. Les autorités ont par ailleurs placé en congé administratif la majorité des agents publics de neuf districts centraux d’Ankara durant toute la semaine du sommet, transformant la capitale en zone hautement sécurisée avant l’arrivée des dirigeants de l’Alliance atlantique.
Antoine B, membre du NPA L’anticapitaliste, a été agressé lors d’une action menée le 28 mai à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne contre un décret augmentant fortement les frais d’inscription des étudiants étrangers. Le militant a été violemment projeté au sol par un agent de l’université alors qu’une délégation d’étudiants et de personnels menait une intervention. Blessé, il a subi plusieurs points de suture et une incapacité temporaire de travail de plus de huit jours. La présidence de l’université a justifié l’intervention de son employé et menacé de poursuites disciplinaires les participants à l’action.
Les autorités du Cachemire administré par le Pakistan ont interdit l’Awami Action Committee (AAC), principal mouvement de contestation populaire de la région, en le qualifiant d’« organisation terroriste ». Le 5 juin, quelques heures après cette décision et la coupure d’internet, Sardar Umar Nazir, l’un des dirigeants du mouvement, a été visé par une tentative d’assassinat près de Rawalakot. Il a survécu, mais un militant de l’AAC, Shahzeb Habib, a été tué. L’AAC accuse les autorités pakistanaises et les forces paramilitaires d’être à l’origine de cette attaque, ce que le gouvernement n’a pas confirmé.
L’événement a déclenché des manifestations, des grèves et des blocages d’axes routiers dans plusieurs villes. Selon les organisateurs, plus de 70 militants ont été arrêtés. Cette escalade intervient à quelques jours d’une grande marche prévue le 9 juin vers Muzaffarabad, où l’AAC entend défendre ses revendications sociales et politiques. Né de mobilisations contre la hausse du coût de la vie, le mouvement avait déjà obtenu d’importantes baisses des prix de l’électricité et de la farine.