En Belgique, une enquête de VRT NWS révèle qu’au moins 26 armes à feu, ainsi que des dizaines de gilets pare-balles et divers équipements, ont été perdus ou volés au sein de la police entre 2021 et 2025, un chiffre probablement sous-estimé en raison de l’absence de registre centralisé fiable. L’affaire a émergé après la disparition inexpliquée d’un fusil d’assaut FN SCAR en mars 2025 dans une caserne à Etterbeek, sans qu’il soit possible de déterminer s’il s’agit d’un vol ou d’une perte. Les données, difficiles à obtenir et incomplètes, montrent que les pertes concernent davantage la police locale que fédérale, tandis que la classification des incidents reste floue et dépend de la police elle-même. Des incohérences apparaissent également dans les chiffres officiels, notamment concernant les gilets pare-balles, et les autorités judiciaires peinent à suivre ces dossiers faute de codification précise. Cette opacité empêche d’évaluer l’ampleur réelle du phénomène et de retracer les armes disparues.
Les mineurs de l’entreprise Doruk Madencilik, à Eskişehir, dénoncent des conditions de travail précaires, des salaires impayés et des atteintes à leurs droits syndicaux dans un secteur marqué par de nombreux accidents mortels assimilés à des « meurtres ouvriers ». Leur mobilisation a débuté les 12 et 13 avril 2026 avec une marche depuis la région de Mihalıççık vers Ankara, parcourue jusqu’au 20 avril, date à laquelle ils sont arrivés devant le ministère de l’Énergie pour faire entendre leurs revendications, résumées par le slogan « nous ne voulons pas l’aumône, mais nos droits ». Leur tentative de prise de parole a alors été violemment réprimée par la police, entraînant des arrestations, qui se sont poursuivies le 21 avril avec plus d’une centaine de mineurs interpellés. Dès leur arrivée, les travailleurs ont entamé une grève de la faim. Beaucoup ont été licenciés ou privés d’indemnités depuis la reprise de la mine par Yıldızlar SSS Holding, et ils exigent le paiement intégral des salaires et compensations, la reconnaissance de leurs droits syndicaux, la fin des congés forcés non consentis, de meilleures conditions de sécurité, la réintégration des licenciés et, à terme, la nationalisation du site afin de garantir l’emploi, tout en appelant à la solidarité internationale face à la répression.
Les détenus politiques Tahsin Sağaltıcı et Hüseyin Özen vont être transférés vers la prison de type L d’Antalya, aprèsune période de grève de la faim et de contestation des conditions de détention dans les établissements dits de type « S-R-Y » ou « puits ». Les deux derniers ont mis fin à leur résistance et un traitement médical doit être engagé selon les protocoles médicaux,tandis que l’état de santé et la situation de Gürkan Türkoğlu restent incertains. Ce transfert est une victoire obtenue après des mobilisations contre des conditions carcérales jugées extrêmes, dans un contexte où les autorités pénitentiaires sont régulièrement accusées de recourir à des méthodes coercitives face aux grèves de la faim des détenus politiques.
En Espagne, Lucio García Blanco, membre du PCE(r), doit être libéré le 26 avril 2026 après avoir purgé intégralement une peine de trente ans de prison, malgré un état de santé très dégradé. Âgé de 75 ans et souffrant notamment de démence sénile et de la maladie d’Alzheimer, il avait vu ses demandes de libération anticipée rejetées à plusieurs reprises, les autorités conditionnant celle-ci à un repentir qu’il a toujours refusé. Son maintien en détention, malgré une maladie grave et des antécédents de torture, ainsi que des restrictions récentes de ses contacts en prison, ont été dénoncés par plusieurs organisations de soutien comme relevant d’un traitement politique et d’atteintes à sa dignité.
Les autorités de la République islamique d’Iran ont intensifié la répression depuis le début de l’agression menée par Israël et les États-Unis contre le pays, avec plus de 50 exécutions en quelques semaines. Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni-Eje’i, a appelé à accélérer les condamnations à mort, tandis que des pendaisons de prisonniers politiques, des arrestations massives (plus de 2 000 personnes) et des violences en détention ont été signalées, notamment à la prison de Ghezel Hesar.
Au Mexique, le défenseur de l’environnement Roberto Chávez a été assassiné par des hommes armés non identifiés, décrits par les médias locaux et les défenseurs du territoire comme étant liés au crime organisé opérant dans la région de Michoacán. Il a été abattu par balles près de Villa Madero, après avoir reçu des menaces en raison de son combat contre l’abattage illégal des forêts et l’extension des plantations d’avocats contrôlées par des groupes criminels.
Plusieurs sources évoquent une embuscade et des tirs à bout portant, certains mentionnant trois balles dans la tête. Son meurtre s’inscrit dans une série de violences visant les défenseurs des terres et des ressources naturelles dans l’État de Michoacán, où enlèvements, assassinats et disparitions ont lieu en toute impunité. Les organisations locales accusent directement le crime organisé d’exercer un contrôle sur l’exploitation illégale du bois et les cultures d’avocat, faisant de cette région l’une des plus dangereuses pour les militants écologistes.
Aitzol Gogorza a été libéré après 26 années de détention liées à des condamnations pour appartenance à l’ETA, purgées entre la France et l’Espagne. Arrêté en 1999 en France puis extradé en 2011, il a cumulé plusieurs peines, les autorités espagnoles ne reconnaissant pas sa détention précédente. Gravement malade, notamment sur le plan psychique, il n’avait obtenu qu’en 2019 l’autorisation de purger sa peine à domicile malgré de nombreuses hospitalisations et tentatives de suicide, sa situation ayant suscité des refus répétés de libération anticipée avant cette date.
Dans un autre cas, Andoni Goikoetxea a également été libéré après avoir purgé l’intégralité de sa peine, soit environ onze ans d’incarcération liés à des condamnations pour liens avec l’ETA. Arrêté en 2013 en France puis libéré en 2017 après y avoir purgé sa peine, il avait ensuite été arrêté en 2019 par la Guardia Civil pour exécuter une condamnation de sept ans prononcée en Espagne, qu’il a finalement entièrement accomplie avant sa libération.
Aux Philippines, l’armée a annoncé la mort d’au moins dix combattants de la Nouvelle Armée Populaire (NPA) lors de plusieurs affrontements survenus près de Toboso, sur l’île de Negros, dans le centre du pays, avec un bilan pouvant atteindre jusqu’à 19 morts selon des sources militaires. Ces combats s’inscrivent dans la guerre populaire menée dans l’archipel depuis plusieurs décennies, et ont provoqué la fuite temporaire de plus de 300 habitants. Dans un communiqué, le Parti Communiste des Philippines a souligné que « les sacrifices et l’héroïsme des combattants rouges de Negros tombés au combat ne manqueront pas d’inspirer un nombre encore plus grand de personnes à mener la résistance et à faire avancer la cause révolutionnaire. »
À Berlin, les transports publics opérés par Berliner Verkehrsbetriebe intègrent progressivement des systèmes de vidéosurveillance dopés à l’intelligence artificielle capables d’analyser les comportements humains et de détecter des « schémas suspects » (regroupements, mouvements vers les voies, etc.), déclenchant automatiquement des alertes vers un centre de sécurité. Cette évolution s’inscrit dans une longue montée en puissance des dispositifs de surveillance depuis les années 2000, alimentée par des débats politiques sur la sécurité, ayant conduit à la généralisation des caméras, puis à leur modernisation (HD, caméras mobiles). Déjà testée dans une vingtaine de stations, la technologie vise à améliorer la réactivité des équipes mais soulève des inquiétudes quant à une extension future des usages (profilage de comportements, surveillance accrue de certaines populations), malgré l’absence officielle actuelle de reconnaissance faciale.