Les autorités iraniennes ont déployé des brouilleurs militaires pour perturber le service Starlink, marquant la première tentative à grande échelle d’interférence avec Internet par satellite lors d’un blackout national. Les interruptions sont passées de 30 % à plus de 80 % du trafic en quelques heures, liées au brouillage GPS, rendant l’accès fragmenté et localisé. Starlink, perçu comme un moyen de contournement des coupures, reste cependant coûteux : les terminaux se vendent autour de 600 $ et l’abonnement mensuel atteint 110–120 $, bien au-delà du revenu moyen iranien. Cette offensive s’inscrit dans un contexte de manifestations massives et de répression (voir notre article), tandis que sur le plan international, Donald Trump a annoncé des droits de douane de 25 % contre tout pays commerçant avec l’Iran, visant à accentuer l’impact sur l’économie du pays déjà fragilisée par les sanctions occidentales.

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Harry Azaryan, étudiant en sciences politiques à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg et membre du grupe trotskyste « Pouvoir ouvrier », a été libéré de détention provisoire sous interdiction de certaines activités. En mai dernier, il avait été accusé d’« incitation au terrorisme via Internet » après qu’un agent infiltré dans son groupe ait transmis aux autorités des informations sur les membres, les réunions et une vidéo de son discours en ligne (voir notre article). Dans cette allocution, Azaryan théorisait la destruction du capitalisme par la révolution et évoquait la possibilité d’éliminer les « exploiteurs », qu’il désignait comme ennemis des masses populaires.

Une trentaine d’antifascistes se sont rassemblés dimanche 11 janvier devant la prison de Gelsenkirchen pour exprimer leur solidarité avec l’antifasciste Luca, récemment transférée d’Ostwestfalen vers la Ruhr avant l’ouverture de son procès dans le cadre de l’affaire de Budapest (voir notre article). Cette mobilisation a réuni plusieurs prises de parole, ainsi que des messages de proches tandis que des drapeaux et pancartes étaient déployés par les participants.

Une récente opération de désanonymisation a montré que le réseau Tor peut être fragilisé sans que son chiffrement ou son protocole ne soient techniquement compromis. La désanonymisation consiste à relier une activité supposée anonyme à une identité réelle ou à une adresse IP, non pas en « cassant » la cryptographie, mais en exploitant des corrélations indirectes, notamment par l’analyse de trafic. En observant sur une longue période les volumes de données, les rythmes d’échange et les timings des paquets à différents points du réseau, des acteurs étatiques ont pu établir des correspondances statistiques entre un service caché et son point d’entrée sur Tor. Cette approche a été rendue possible par la surveillance et l’exploitation de nombreux nœuds, par la concentration géographique de l’infrastructure Tor et par l’usage de logiciels obsolètes ou de connexions persistantes. Une fois un nœud Guard identifié, la coopération des fournisseurs d’accès a permis de réduire l’anonymat jusqu’à l’identification de l’opérateur. Cette affaire confirme que Tor protège efficacement contre des adversaires limités, mais atteint ses limites face à une surveillance massive, coordonnée et durable. Tor reste néanmoins l’un des outils d’anonymisation les plus robustes actuellement disponible, à condition d’une hygiène numérique rigoureuse et de protections renforcées.

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Malgré la neige et le froid, plus de 15 000 personnes ont défilé à Berlin pour commémorer Lénine, Liebknecht et Luxemburg. Ces deux dernières années, ces manifestations ont été marquées par une répression policière intense. Cette année,  les forces de l’ordre ont encadré strictement les cortèges, déployant environ 500 agents. En particulier, elles avaient annoncé intervenir si le slogan « From the river to the sea » était scandé. Peu avant d’atteindre le mémorial dédié aux socialistes du cimetière central de Friedrichsfelde, un groupe de jeunes a été brièvement intercepté par la police. Par ailleurs, huit manifestants ont été arrêtés. Parmi les motifs invoqués figuraient la suspicion d’utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles ou terroristes, ainsi que des insultes envers les forces de l’ordre. Un agent a été blessé lors des arrestations.

Depuis le 28 décembre, l’Iran est secoué par une vague de manifestations contre la vie chère et le régime. La contestation s’accompagne également d’attaques ciblées contre les forces du régime, notamment dans la région de Kermanshah où six membres des forces armées ont été tués et plus de 120 blessés, revendiquées par une force kurde, tandis que le gouvernement accuse des « terroristes urbains ». Ce mouvement est violemment réprimé par les autorités : les morts sont estimés de plusieurs centaines à plusieurs milliers selon différentes organisations, des chiffres difficiles à vérifier en raison de la coupure d’Internet dans le pays. En effet, le gouvernement iranien a totalement coupé l’accès à Internet mondial depuis le 8 janvier 2026. Cette coupure ne repose pas sur un simple blocage des câbles, mais sur une architecture réseau unique, construite depuis 2019 : un réseau domestique contrôlable où les autorités peuvent déconnecter des quartiers, des rues ou des utilisateurs ciblés, tout en maintenant le fonctionnement d’institutions comme les banques ou l’administration. Seuls quelques terminaux satellitaires Starlink permettent encore de transmettre des informations, mais leur utilisation reste risquée, le régime tentant activement de détecter ces appareils.

Dans de nombreux pays occidentaux, des réseaux proches d’Israël, des États-Unis et du fils du chah, Reza Pahlavi, se mobilisent pour influencer la mobilisation, à l’image des récentes manifestations à Paris ou à Toulouse. De leur côté, des organisations de la gauche révolutionnaire iranienne en exil appellent à soutenir la révolte tout en dénonçant les ingérences occidentales, comme à Bruxelles ce mardi 13 janvier (voir ici). Dans ce contexte explosif, le président états-unien Donald Trump a multiplié les menaces, évoquant des « options militaires très fortes », tout en affirmant qu’une négociation avec Téhéran était en préparation. Le régime, pour sa part, se dit « prêt à la guerre mais ouvert à des négociations équitables », a décrété trois jours de deuil national pour les forces de sécurité tuées et a appelé à des marches de « résistance » en soutien à sa politique.

Suite à la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, lors d’une opération de la police de l’immigration à Minneapolis (voir notre article), la ministre états-unienne de la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé l’envoi de centaines d’agents fédéraux supplémentaires. Elle a qualifié l’incident de “terrorisme intérieur” et accusé les élus démocrates de politiser la situation et d’encourager des violences contre les forces de l’ordre. Depuis mercredi, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes pour demander la transparence sur les circonstances du tir mortel. Depuis le début de l’année 2026, au moins quatre personnes ont été tuées entre les mains de l’ICE, la police fédérale de l’immigration aux États-Unis.

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À Saint-Denis, Yann, animateur depuis près de 40 ans, a été interpellé par la police municipale le 18 novembre sur son lieu de travail après avoir contesté des décisions de sa direction dégradant les conditions d’accueil des enfants. Suspendu depuis, il dénonce une répression patronale et l’usage de la police pour l’humilier, alors qu’aucune procédure pénale ni disciplinaire n’a été engagée contre lui. Son cas illustre des pressions croissantes sur les agents municipaux et la dégradation du service public dans la ville, suscitant le soutien des syndicats et de ses collègues, qui ont organisé un rassemblement de solidarité le 16 décembre.

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Le 10 janvier 2026, l’ouverture de la première antenne en Catalogne du groupe d’extrême droite Núcleo Nacional à Sentmenat (Vallès Occidental) a provoqué des affrontements et des charges policières pour empêcher les 400 manifestants antifascistes d’approcher le site. Des centaines de personnes ont protesté contre l’implantation du groupe, connu pour ses positions xénophobes et homophobes. Les affrontements ont blessés six policiers, sans arrestations à ce stade. Les manifestants, bien plus nombreux que les participants à l’événement, scandaient des slogans tels que « Voici les antifascistes » et « Pas un pas en arrière ».

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Le vendredi 16 janvier 2025 à partir de 9h30, un rassemblement est appelé devant le tribunal de L’Aquila, où se tiendront la dernière audience et le verdict du procès d’Anan, Ali et Mansour (voir notre article). Ce procès illustre la criminalisation des réfugiés palestiniens en Europe où de nombreux cas de détention se multiplient en Italie, mais aussi en France ou en Belgique. Dans cette affaire, ils sont accusés de soutien à une organisation liée aux Brigades des Martyrs d’Al‑Aqsa en Cisjordanie occupée.