La police enquête sur événement commémorant la mort d’un gréviste de la faim républicain. Deux hommes ont tiré une salve d’honneur à Derry pour marquer le 40e anniversaire de la mort d’un volontaire de l’INLA, Michael Devine. Cet hommage a été rendu devant une peinture murale de Devine, en présence de plusieurs autres participants. Michael Devine, qui venait du quartier Creggan de Derry, est décédé à la prison de Maze le 20 août 1981 à l’âge de 27 à 60 jours après avoir rejoint la grève de la faim (voir notre article). Voir la vidéo

Dossier(s): Reste de l'Europe Tags:

Un rapport du “Movement for Black Lives” (M4BL) démontre que le gouvernement fédéral a délibérément ciblé les manifestants du mouvement Black Lives Matter en engageant des poursuites pénales musclées dans le but de perturber et de décourager le mouvement. Les données empiriques démontrent qu’à mesure que les soulèvements de l’été 2020 augmentaient, la présence policière, le déploiement d’agents fédéraux et les poursuites contre les manifestants augmentaient également.

Le rapport analyse 326 affaires pénales ouvertes par des procureurs fédéraux américains concernant des comportements présumés liés aux manifestations organisées dans le cadre de Black Lives Matter. Dans 92,6 % des cas, il existait des délits équivalents au niveau de l’État qui auraient pu être utilisés pour poursuivre contre les accusés, la plupart avec des peines potentielles moins sévères. L’une des principales conclusions du rapport est que la poussée pour utiliser des accusations fédérales contre les manifestants est venue de directives de Donald Trump et de l’ancien procureur général William Barr. Le rapport souligne également la différence flagrante dans la manière dont le gouvernement a traité les manifestations liées au Covid-19 contre les fermetures des administrations locales et l’obligation de porter un masque pendant la même période.

Black live matter

Black live matter

De violents affrontements ont eu lieu dans la nuit du mercredi 18 août dans la commune de Suba, à Bogota, entre les forces anti-émeutes (Esmad) et des manifestants anti-gouvernementaux. Les manifestants ont érigé des barricades et allumé des feux de joie, forçant la suspension des transports publics dans ce quartier de la capitale. Ils ont affrontés la police avec des cocktails Molotov, des gourdins et des machetes. La même nuit, des barricades ont été édifiées dans d’autres endroits de Bogota.

La localité de Foulata a été le théâtre de violents heurts entre forces de l’ordre et populations locales. A l’origine, des manifestations de femmes pour exiger des emploi pour leurs enfants à la société minière AngloGold Ashanti. de Guinée. Durant trois jours, elles campaient devant le bloc 2 de la société empêchant toute activité. L’intervention des forces de sécurité, mardi 17 août, a fait 28 blessés, dont plusieurs par balle. Face à l’ampleur de la répression, ses habitants ont même déserté leur maison pour se réfugier en brousse, de peur d’être arrêtés. Plusieurs blessés dont des femmes ont été enregistrés dans ces accrochages qui ont débuté mardi. Il y aurait eu au moins 36 arrestations. Les personnes arrêtées n’ont pour le moment pas été déférées. Les habitants ont incendié 3 bulldozers, une voiture personnelle, le groupe électrogène du garage, ainsi qu’un dépôt de pétrole de la société minière.

Une victime de la répression, hospitalisée

 

Dossier(s): Afrique Tags: ,

Le 16 août, un haut responsable des Unités de résistance de Sinjar, la force d’auto-défense des Yézidis, Saeed Hassan Saeed a été touché par un raid mené par les forces turques dans la région du Sinjar. Il a ensuite été admis dans une ancienne école transformée en clinique, située précisément dans le village de Sekaina. Cette clinique a été visée le lendemain par des drones turcs. Ce raid, qui a fait huit morts et huit blessés, est un crime de guerre puisque la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre précise, dans son article 18, que « les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ».

Précisions/Corrections
Le 16 août, Saeed Hassan Saeed a en fait été tué par le raid turcs. Ce sont d’autres membres des YBŞ, blessés lors de ce raid, qui ont ensuite été admis dans la clinique de Sekaina, visée le lendemain par des drones turcs.

Les huit victimes du bombardement de la clinique

Dossier(s): Turquie-Kurdistan Tags: , ,

Les talibans ont pu mettre la main sur des dispositifs biométriques américains qui pourraient les aider à identifier les personnes étant venues en aide aux forces de coalition. Connus sous l’acronyme HIIDE (pour “Handheld Interagency Identity Detection Equipment”), ces appareils auraient été saisis il y a quelques jours seulement, dans le cadre de l’offensive des talibans. Or, ces dispositifs contiennent de nombreuses informations stratégiques, y compris des empreintes digitales et des scans d’iris de populations afghanes, regroupés au sein de bases de données centralisées.

Servant notamment sur le terrain pour l’usage de cartes d’identité, elles pourraient aujourd’hui permettre aux talibans de retrouver les populations ayant travaillé avec l’ancien régime ainsi que les armées étrangères sur place. Si ces données ne sont pas immédiatement accessibles dans les systèmes HIIDE, les talibans n’auront pas beaucoup de mal à y accéder in fine, peut-être avec l’aide de l’agence de renseignements pakistanaise, qui a déjà collaboré avec les talibans. La plateforme HIIDE contiendrait les données biométriques d’une majorité d’Afghans, utilisées par l’armée américaine il y a plusieurs années dans le cadre de la traque d’Oussama Ben Laden et d’autres personnes.

Amazon prévoit de déployer un logiciel surveillant le rythme de frappe et les mouvements de souris de ses employés du service client. Ce logiciel, appelé BehavioSec, surveille les mouvements naturels effectués par les employés sur leur clavier ou souris afin de détecter tous les comportements inhabituels. Son développement a couté 360 000 dollars et a notamment été poussé par la généralisation du télétravail.

Un dépôt d'Amazon

Un dépôt d’Amazon

Lundi matin, l’armée philippine aurait tué 16 guérilleros maoïstes lors d’un raid contre une base de la NPA à Dolores (Eastern Samar, dans le centre des Philippines). Cette opération s’est effectuée avec un soutien de tirs d’artillerie et un bombardement aérien. Les soldats du 52e bataillon d’infanterie ont récupéré sur le terrain des installations de fabrication d’explosifs et une vingtaine d’armes. La ville de Dolores est située à 185 kilomètres au nord-est de Tacloban, la capitale régionale.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

 

Mardi 17 août vers midi, environ 250 personnes ont entamé le blocage du pont de Pueyrredón bloquant ainsi une importante partie du trafic routier menant vers Buenos Aires. Les militant.es appartenant au Mouvement Tupac Amaru (sans lien avec l’Organisation de quartier Túpac Amaru argentin ou avec le mouvement armé péruvien) portaient différentes revendications relatives à l’accès à la nourriture et au travail. La police fédérale et la préfecture navale sont intervenues vers 17h pour dégager le pont faisant notamment usage de pepper-spray. Cette intervention a déclenché des affrontements avec les manifestant.es qui ont répondu en lançant divers objets sur les policiers. Le pont a finalement été dégagé et deux personnes ont été arrêtées.

Blocage du pont de Pueyrredón

Blocage du pont de Pueyrredón