Abtin Parsa, alors âgé de 16 ans, a été arrêté en 2014 pour un discours anti-islamique et anti-étatique dans son lycée de la ville de Zarqan. Torturé en prison, Abtin a continué à subir des pressions après sa libération, ce qui l’a obligé à se réfugier en Grèce en 2016. Le régime iranien a demandé à la Grèce qu’elle lui livre Abtin. Celui-ci a obtenu un asile politique de 3 ans en 2017. La même année, Abtin Parsa a rejoint le mouvement de résistance en Grèce, en particulier les luttes des migrants. En juillet 2018, il a été arrêté et torturé par des policiers grecs qui lui ont brisé des vertèbres. En novembre 2019, sa résidence est perquisitionnée lors de l’opération de la police antiterroriste contre l’organisation Autodéfense Révolutionnaire. En mars 2020, il Parsa a été arrêté pour “terrorisme” et son statut de réfugié politique est révoqué.

Abtin Parsa parvient alors à quitter la Grèce et demande l’asile politique aux Pays-Bas. En avril 2021, il est arrêté par des policiers néerlandais et accusé d’avoir organisé un soulèvement de migrants. Il risque pour cela risque 5 ans de prison. Le 8 juillet, l’État néerlandais a rejeté la demande d’Abtin concernant l’arrêt de sa procédure d’extradition vers la Grèce et a décidé de l’extrader vers la Grèce. Le risque est qu’une fois extradé en Grèce, Abtin soit livré à l’Iran. Pour en savoir plus

Abtin Parsa

 

A partir du lundi 30 août, le Pass Sanitaire est devenu obligatoire pour les employés en contact avec le public. Le public était déjà obligé d’être scanné depuis trois semaines. Un refus du salarié de présenter son Pass Sanitaire pourra entraîner la suspension de son contrat de travail et de sa rémunération. Ni les policiers ou gendarmes, chargés de faire appliquer la loi, ni les parlementaires ne sont soumis cette obligation vaccinale ou au pass sanitaire. Les forces de l’ordre faisaient pourtant partie des professions exposées qui ont pu bénéficier d’un accès prioritaire à la vaccination en avril. Plus d’infos ici.

Les forces de l'ordre et les parlementaires exemptés de pass sanitaire

Les forces de l’ordre et les parlementaires exemptés de pass sanitaire

Jeudi 26 août, une grève nationale était organisée pour dénoncer l’inaction gouvernementale suite aux assassinats de leaders sociaux et d’ex-combattant·es, ainsi que pour protester contre un projet de réforme fiscale discuté en ce moment au congrès. Quelques 60 000 policiers étaient mobilisés dans le pays (dont 2500 à Cali) tandis que 400 000 militaires étaient prêts, au besoin, à intervenir. Les forces de sécurité nationale, en coordination avec le ministère de la Défense, avaient également préparé un poste de commandement unifié

Des manifestations se déroulées au cours desquelles des affrontements ont été signalés dans plusieurs villes du pays. À Bogota, les émeutes ont éclaté la veille dans le sud de la ville, principalement sur le “Puente de la Dignidad” (Pont de la Dignité). Les forces anti-émeutes (Esmad) ont mis plusieurs heures pour réprimer la manifestation et ont finalement arrêté huit personnes. D’autres affrontements entre manifestant·es et Esmad ont été signalés, le jeudi à Popayán, capitale du Cauca. Les manifestant·es ont notamment attaqué un bâtiment de la police nationale. On dénombre au moins quatre blessés.

Affrontements dans le cadre d'une grève nationale

Affrontements dans le cadre d’une grève nationale

Touché par un tir de l’armée israélienne en marge d’une manifestation à Gaza la semaine dernière, Omar ­Hassan­ Abu Al Nile, 12 ans, est décédé samedi 28 août. Les Gazaouis manifestent régulièrement contre le blocus que leur impose Israël, la puissance occupante. Samedi, 11 personnes ont encore été blessées lors d’affrontements avec les forces israéliennes. Un tireur d’élite israélien a succombé à des blessures infligées il y a neuf jours par des tirs en provenance de la bande de Gaza. Ce sniper de la police aux frontières avait été blessé le 21 août près de la barrière frontalière isolant Gaza, lourdement gardée par l’armée israélienne. Ce 21 août, une quarantaine de Palestiniens avaient été blessés par des tirs israéliens lors des heurts, dont deux sont décédés des suites de leurs blessures.

Manifestation à la frontière de Gaza

Vendredi 3 septembre, le Comité Vérité et Justice 31 appelle à un rassemblement de soutien à Mathieu Rigouste dès 8H devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse. Chercheur en sciences sociales et militant contre les violences d’État, il passe en procès pour « outrages, violences et rébellion » alors qu’il a été victime d’un tabassage par la police en juin 2013.

Une équipe de chercheurs de l’université Ben Gourion s’est spécialisée dans les attaques dites airgap, ou attaques déconnectées, qui visent des systèmes isolés du réseau global, et donc théoriquement inviolables pour un pirate. Ces chercheurs étaient parvenus, l’an dernier, à espionner une conversation en filmant une ampoule. Depuis, ils sont parvenus à capter le son d’un haut-parleur à distance en filmant sa LED d’alimentation. Dans de nombreux appareils, le voyant d’alimentation est connecté directement à la ligne électrique. L’intensité du voyant est donc corrélée à la consommation d’énergie, qui dépend directement du son émis. En braquant un télescope (muni d’un capteur électro-optique et un convertisseur analogique/numérique) sur la LED choisie, les chercheurs ont pu mesurer les variations de son intensité. Un algorithme a ensuite interprétés ces variations et reconstitué le signal sonore…

Cette technique nécessite de savoir quelle intensité de la LED correspond à quel signal sonore. Pour connaître cette donnée, différente pour chaque appareil, il faut donc construire une courbe de réponse, ce qui implique de pouvoir étudier l’appareil en amont. Mais outre cette restriction, le système fonctionne remarquablement bien : les chercheurs sont parvenus à extraire des phrases intelligibles à une distance de 35 mètres. La technique fonctionne avec des enceintes standard, mais pas seulement. Elle est aussi applicable à des appareils domotiques ou des équipements d’une infrastructure réseau.

L’armée d’occupation israélienne a blessé 14 manifestants palestiniens, mercredi, lors de la répression d’une marche populaire près de la barrière frontalière à l’est de Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza. Parmi eux cinq ont été blessés par balles réelles, deux avec des balles en caoutchouc et sept ont été asphyxiés par du gaz lacrymogène. Des milliers de Palestiniens avaient participé à la fête populaire “l’épée de Jérusalem”, le nom attribué à la résistance contre la récente agression israélienne contre la Bande de Gaza, qui avait duré 11 jours au mois de mai dernier.

Des dizaines de familles et d’amis ont accueilli lundi matin Agustin Almaraz Larrañaga à sa sortie de la prison de Basauri. Almaraz, originaire de Santutxu, a été arrêté par l’Ertzaintza à Noël 1995 à Gasteiz, accusé de faire partie du “commandement Araba” de l’ETA. Dans la même opération, Iñaki Alonso et Nerea Bengoa avaient été capturés. Almaraz a été détenu pendant 25 ans à Carabanchel, Valdemoro, Ocaña, Burgos et Puerto. Il a ensuite été transféré à Estremera (Madrid), Zuera et enfin à Basauri. Il n’a pas eu de permission, comme c’est le cas pour la plupart des détenus autres que ceux de la gauche nationaliste basque. De la même manière, le fait qu’il était libérable dès 2014 ne l’a pas empêcher d’être détenu jusqu’à lundi.

Agus Almarza (t-shirt CCCP) à sa libération

La poétesse Kerima Lorena “Ka Ella” Tariman, ainsi qu’un maoïste connu sous le pseudonyme de “Pabling” ont été tués par les militaires de l’armée philippine à Silay City (Negros Occidental), le vendredi 20 août. Née en 1979, Tariman est entrée à l’Université en 1996 comme étudiante en journalisme. Elle a quitté l’université quatre ans plus tard pour s’impliquer dans le travail communautaire. Elle entame alors une oeuvre littéraire, écrivant principalement de la poésie, qui sera publiée dans de nombreux journaux et qui lui vaudra la réputation de meilleure poète de sa génération. En 2000, alors qu’elle était rédactrice en chef du Philippine Collegian, elle a été arrêtée et détenue alors qu’elle se trouvait dans la province d’Isabela pour faire des recherches sur les communautés paysannes locales. «J’espérais seulement mieux comprendre la situation des paysans dans cette région», avait-elle déclaré dans une interview en 2012 “Mais toute l’expérience, de la vie avec les paysans à mon arrestation et ma détention, est une leçon indispensable sur la réalité de la lutte des classes.”

Elle avait rejoint la guérilla maoïste sans cesser d’écrire, et était devenue un cadre dirigeant du Commandement Roselyn Jean Pelle de la Nouvelle Armée Populaire. La fusillade dans laquelle elle a été tuée a duré 35 minutes, opposant une dizaine de maoïstes à un détachement du du 79e bataillon d’infanterie entre la NPA et le 79e bataillon d’infanterie. Un soldat gouvernemental a également été tué lors de la fusillade. Un fusil M16 et un sac à dos contenant des téléphones portables, un hamac et des ponchos ont été récupérés par les militaires sur les lieux.

Dans la nuit du dimanche 15 août, les soldats du roi Mswati, monarque absolu, ont agressé un jeune homme, Mcebo Mamba, et l’ont poussé sur des pneus enflammés. L’agression fait suite à une action de protestation à Zombodze Emuva dans la région de Shiselweni, de l’Eswatini (anciennement Swaziland). Pendant la manifestation, des pneus en feu avaient été placés sur la route. Les soldats s’en sont pris à Mamba , sans aucune preuve de son implication dans l’incendie des pneus, ils l’ont insulté et pressé à éteindre l’incendie à main nue. Le jeune homme a subi de graves brûlures dans différentes parties de son corps. Il a ensuite été admis au centre de santé de Nhlangano pour y être soigné. Les soldats ont également agressé deux autres personnes qui étaient plus proches de l’action de protestation. Depuis les manifestations de juin, les forces de sécurité de la monarchie ont tué plus de 70 personnes et agressé brutalement des centaines. Plus de 600 personnes ont été arrêtées au cours des trois derniers mois pour avoir appelé à la démocratie.

 

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