Une journée de solidarité est organisée le 24 janvier à Txiberrin (Urduliz) en soutien aux personnes de la ville de Berango poursuivies en justice pour leur engagement en faveur de l’accueil et de la solidarité aux personnes migrantes criminalisées.  Cette mobilisation entend dénoncer la répression judiciaire visant des initiatives locales d’entraide et défendre le droit à l’accueil. La journée prévoit une chaîne humaine, des prises de parole, un repas populaire et des concerts, et s’inscrit dans une campagne plus large en faveur de l’amnistie et de la défense des droits civils et politiques face à la criminalisation des mouvements solidaires au Pays Basque.

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Depuis le 1er janvier 2026, un amendement du Code pénal tchèque assimile explicitement la propagande communiste à la propagande nazie, interdisant toute promotion publique de ces idéologies, y compris l’usage de symboles tels que l’étoile rouge ou le marteau et la faucille, et prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. La mesure est toutefois critiquée par plusieurs universitaires et politologues, qui estiment que le communisme constitue un courant idéologique pluriel, distinct par nature du nazisme, et que cette assimilation dénature l’histoire et criminalise un courant politique et idéologique hétérogène. L’impact concret de cette réforme reste incertain, aucune condamnation pour propagande communiste n’ayant été prononcée depuis 1989.

Le Conseil d’État a rendu un avis critique sur l’avant-projet de loi porté par le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR), qui prévoit la possibilité pour le gouvernement d’interdire administrativement des associations ou groupements considérés comme « une menace grave pour la sécurité nationale ». Dans son avis du 31 décembre, la haute juridiction pointe des notions jugées trop vagues (« extrémisme violent », « promotion active », « infiltration »). Le Conseil d’État rappelle notamment que la dissolution définitive d’organisations relève de la justice et ne peut être décidée par le seul exécutif. Le projet mentionne explicitement le réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun et a suscité de vives critiques y compris dans la majorité gouvernementale. Il devrait être amendé, le gouvernement ayant annoncé vouloir en revoir certains aspects sans renoncer à l’objectif d’un dispositif d’intervention rapide.

Femme de 37 ans et mère de trois enfants, Renee Nicole Good a été abattue mercredi 7 janvier à Minneapolis par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE) lors d’une opération menée dans la ville. Le ministère états-unien de la Sécurité intérieure affirme que l’agent a agi en état de légitime défense, accusant la victime d’avoir tenté de percuter les forces de l’ordre avec son véhicule. Cette version est largement contestée, notamment en s’appuyant sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour remettre en cause le récit officiel. Le FBI est chargé des investigations, tandis que l’intervention a suscité un rassemblement de protestation sur les lieux et ravivé les mobilisations et protestations contre les opérations de l’ICE dans un contexte de critiques croissantes autour de la politique migratoire du président Donald Trump.

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La militante révolutionnaire Zehra Kurtay est en grève de la faim depuis le 3 juillet 2025 pour le rétablissement de son titre de séjour en France (voir notre article). Sa situation administrative sera à nouveau examinée le 12 janvier, dans le cadre de son troisième procès contre la préfecture, qui a fait appel de deux verdicts favorables précédents. Cette audience doit statuer sur son titre de séjour, délivré en France par la préfecture pour des durées variables, mais la reconnaissance officielle de réfugiée et la protection contre l’expulsion ne sont accordées qu’après décision d’Ofpra. Le processus a été retardé depuis le 15 décembre, et sa deuxième demande auprès d’Ofpra a été annulée. Des avocats et associations appellent les autorités et la justice à accélérer la procédure, compte tenu de l’urgence de sa situation médicale, en organisant un rassemblement devant l’OFPRA le 8 janvier à 11 h (201 rue Carnot, Bâtiment A, Fontenay-sous-Bois) et un autre devant la Cour administrative d’appel de Paris le 12 janvier à 10 h (86 rue François Miron). Parallèlement, un appel est lancé pour un twitterstorm sur X le 8 janvier à 20 h (voir photo).

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Le leader kurde Selahattin Demirtas, détenu depuis 2016 à la prison d’Edirne, a été condamné le 6 janvier à un an, cinq mois et 15 jours de prison pour « insulte au président ». Les accusations portent sur plusieurs discours prononcés il y a plus de dix ans et ont été regroupées dans un même dossier. Son équipe juridique n’a pas obtenu de délai supplémentaire pour préparer sa défense et prévoit de faire appel. Déjà condamné en 2021 pour des critiques du gouvernement concernant l’abattage d’un avion russe en 2015, Demirtas bénéficie par ailleurs d’une décision définitive de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) exigeant sa libération, jusqu’à présent ignorée par les autorités turques.

Le procès de Dario Sanchez, lié à l’affaire dite du Prairieland Case au Texas, commence le 12 janvier 2026. Dario est poursuivi par l’État du Texas pour avoir, selon les procureurs, retiré certaines personnes de groupes de discussion chiffrés liés à l’organisation d’une manifestation contre le centre de détention Prairieland à Alvarado le 4 juillet 2025. Cette manifestation a été le théâtre d’affrontements violents impliquant des feux d’artifice, des véhicules endommagés et des tirs ayant blessé un policier, ce qui a conduit les autorités à qualifier l’événement de « terrorisme domestique ». Dario Sanchez, qui n’était pas présent lors des tirs, est accusé d’entrave à l’enquête par l’État en raison de ses actions dans le groupe de discussion. Il est actuellement en détention et son comité de soutien appelle à se rassembler devant le tribunal de Cleburne le 12 janvier à 8h30 pour le soutenir et défendre la protection de la vie privée numérique.

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Mardi 6 janvier, le rédacteur en chef de Decolonial News a été placé en garde à vue en raison de ses expressions de solidarité envers le peuple palestinien. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où les autorités multiplient les interpellations et les poursuites, en s’appuyant fréquemment sur l’incrimination d’« apologie du terrorisme ». Des appels à la mobilisation ont été lancés pour exiger la libération immédiate du journaliste et s’opposer à la répression des actions de soutien à la Palestine.

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À l’université de Nanterre, la présidence a déposé une plainte en diffamation contre l’UNEF suite à une affiche soutenant les « sans-facs » et dénonçant la sélection à l’entrée de l’université. Coppélia, représentante du syndicat, est convoquée pour audition au commissariat le lundi 12 janvier. Le syndicat appelle à se mobiliser pour l’accompagner et dénoncer ce nouvel épisode de criminalisation de l’action syndicale à l’université. Le rendez-vous est fixé à 9 h au 36 rue du Bastion à Paris.

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En Allemagne, la surveillance numérique s’est considérablement intensifiée ces dernières années, encadrée par des lois comme la récente réforme du Polizeigesetz à Berlin, qui autorise l’usage de Staatstrojaner, la surveillance des communications et le placement sous garde préventive, ou le Polizeiaufgabengesetz en Bavière, permettant des interventions préventives en cas de “danger potentiel”. À cela s’ajoutent la Vorratsdatenspeicherung (conservation des données de communication) et la collecte de données dans les infrastructures de santé, les identités électroniques et les objets connectés. Les autorités allemandes justifient ces dispositifs pour des raisons liées à la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la modernisation numérique. Face à cela, de nombreuses organisations militantes proposent des alternatives comme l’utilisation des services de messagerie chiffrée comme Signal ou Threema, des fournisseurs de courriels respectueux de la vie privée comme Posteo, des réseaux décentralisés comme Freifunk ou encore par l’utilisation de TOR et de VPN.