Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une voiture de patrouille de la police garée près de l’hôpital Sant’Orsola a été incendiée. A côté de la voiture incendiée, on pouvait lire sur un document coincé sous une pierre: « Frapper les fascistes et ceux qui les protègent. Liberté pour Andrea, Pippo et Tommy. Flics assassins, pas de trêve contre vous. » Le message fait référence à trois antifascistes de centres sociaux, deux de Modène et un de Parme, arrêtés et incarcérés fin août suite à un incendie d’une maison appartenant à un élu de CasaPound en 2014 dans la région de Parme.

La Fiat de la police incendiée à Bologne

La Fiat de la police incendiée à Bologne

Le 2 septembre était la journée de solidarité avec Evi Statiri, arrêtée le 2 mars dernier et accusée d’avoir voulu faire évader les prisonniers des Cellules de Feu (voir notre article). Plusieurs actions ont eu lieu dans ce cadre, de nombreuses banderoles et tags à travers le monde, un refus de retourner en cellule de prisonniers de Korydallos ainsi que des dégradations contre un local de Syriza, et l’incendie de guichets automatiques et d’automates bancaires dans plusieurs quartiers d’Athènes. Hier lundi, Evi Statiri, débutait une gréve de la faim

Lire le communiqué (en anglais)

Banderole solidaire avec Evi Statiri

En octobre/novembre prochain, des élections en cinq phases se dérouleront dans l’état du Bihar, lequel est largement occupé par la guérilla maoïste. Cinq drones vont être déployés durant cette période. Ils seront connectés à différentes stations basées dans divers endroits de l’état et culmineront à 1500 – 2000 mètres du sol, au-dessus des lieux de vote ainsi que des ‘zones sensibles’. A cette hauteur, ils sont hors de portée d’armes telles que les AK-47 dont disposent les maoïstes. Ils donneront des images en direct aux stations qui seront gérées par des experts en sécurité qui prendront les décisions en temps réel et pourront directement contacter le personnel déployé à travers les différentes régions. Il est à noter qu’habituellement, en raison du manque d’infrastructures routières, la police en se rend que très peu dans les zones qui seront couvertes par les drones, ce qui l’empêche de mener des actions de ratissage et de surveillance durant les élections comme elle le fait dans tous les autres états indiens à l’égard des guérilleros maoïstes qui appellent systématiquement au boycott. Selon le chef de la police locale, ‘les drones peuvent traquer les mouvements des maoïstes en temps réels. Ces derniers doivent sortir de leurs cachettes pour attaquer les forces de sécurité. Bien sûr, les forêts offrent peu de visibilité mais dans les endroits dégagés, les drones pourront s’avérer très utiles’.

Un drone militaire indien de type

Andreï Sokolov avait été transféré dans la prison de Berdyansk (un transfert de 400 km qui a duré deux semaines) pour y être jugé le 3 septembre, mais l’audience n’a duré que 10 minutes. Faute de traducteur d’ukrainien en russe, l’audience a été reportée au 23 octobre. Andreï est maintenant détenu à la prison de Volnyansk (à 10km de Zaporizhzhya). La perspective d’un échange de prisonniers s’est éloignée. Seuls de petits échanges d’une dizaine de prisonniers de part et d’autre chaque fois, ont eu lieu. Or il y a dans les prisons de l’Ukraine a environ 1.500 prisonniers politiques et prisonniers de guerre. Beaucoup ont commencé à passer devant les tribunaux pour terrorisme, trahison et séparatisme, risquant 15 ans de prison.

Lire l’interview d’Andreï Sokolov

Le Secours Rouge intervient depuis un an, à hauteur de 250 US$ par trimestre, à l’aide financière avec Andreï. Pour nous aider à aider Andreï: voyez la page « soutien » pour faire un don.

Andreï Sokolov

Andreï Sokolov

Deux soldats colombiens et un civil ou trois soldats (selon les sources)ont été tués dans une embuscade tendue hier lundi par des guérilleros de l’ELN sur une route près de la ville de La Playa de Belén, dans le département de Norte de Santander. Cinq militaires circulaient en moto lorsque les guérilleros ont déclenché l’explosion d’un IED dans le hameau d’Aspasica, qui a causé la mort de deux d’entre eux.

Combattants de l’ELN

Combattants de l'ELN

Depuis l’indépendance en 1947, le peuple indien fait face à la triple pression de l’impérialisme, de la bourgeoisie, et d’un féodalisme laissant les habitants dans la détresse. Leurs terres sont pillées par les multinationales pour l’exploitation des ressources, leurs villages détruits pour la construction de grands barrages, leurs récoltes saisies par les usuriers. Mais le peuple indien s’organise et résiste, principalement sous la bannière du CPI(Maoist) qui, depuis le début des années 1960, organise les paysans, les femmes, les ouvriers et les membres des castes inférieures afin de leur permettre de s’émanciper. Dans les campagnes, des milliers de personnes vivent, combattent et construisent une nouvelle société dans des zones libérées par la guerre populaire, où les maoïstes ont mis en place des coopératives, des systèmes éducatif et de santé accessibles à tous et une redistribution des terres.

Soirée d’information solidaire sur l’Inde

Cette lutte a entraîné de vastes campagnes répressives, conduisant à l’arrestation de milliers de villageois, de militants, de sympathisants et de membres du parti maoïste. Plus de 10.000 personnes sont incarcérées pour leur relation supposée à la guérilla maoïste. Red Ant Dream, Un rêve de fourmi rouge, est un film-documentaire réalisé en 2013. Le réalisateur, Sanjay Kak, nous plonge dans les villages, au coeur de la jungle ou encore dans un centre de formation à la contre-insurrection, dans le quotidien de ceux qui vivent cette lutte de l’intérieur. Et pose une question: les révolutions sont-elles encore possible? Ou ces rêves ont-ils été broyés? Red Ant Dream est une chronique de ceux qui vivent l’idéal révolutionnaire en Inde, une rencontre avec le monde invisible de ceux dont le quotidien est un combat.

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Soirée d’information solidaire sur l’Inde

Trois policiers turcs ont été tués dimanche au Kurdistan par des combattants du PKK qui poursuivent leurs attaques quasi quotidiennes. Un attentat à la voiture piégée a fait deux morts et cinq blessés parmi les policiers près de la ville de Sirnak. Les forces de l’ordre se sont lancées en hélicoptère à la poursuite du commando du PKK et en a tué deux des membres. Par ailleurs, un policier a été tué et un autre blessé dans une attaque à la roquette lancée par le PKK dans le district de Silvan. Un couvre-feu a été imposé dimanche dans des quartiers de la ville de Silvan. Un couvre-feu a également été décrété dans un quartier de Diyarbakir.

Des dizaines de milliers de parents et personnes en deuil ont défilé dimanche dans le centre de la ville kurde de Cizre pour enterrer une douzaine de personnes qui ont perdu la vie pendant le couvre-feu de neuf jours imposé par l’armée turque. Les amis des défunts ont porté les cercueils, drapés dans les couleurs kurdes, au cours de la cérémonie funèbre qui a précédé l’enterrement de 16 personnes. Le gouvernement turc a déclaré que 32 militants kurdes ont été tués pendant le couvre-feu imposé à Cizre lors d’une opération « anti-terroriste ». Mais le HDP a déclaré que 21 civils ont été tués lors de l’opération. Le HDP a mis le gouvernement au défi de prouver que personnes qui ont été tuées étaient des militants membres du PKK. Parmi les morts se trouvaient un bébé de 35 jours, plusieurs adolescents et trois hommes âgés de 70 ans ou plus.

La foule aux funérailles à Cizre

La foule aux funérailles à Cizre

Deux voitures piégées ont fait 26 morts ce lundi à Hassaké, grande ville l’est du Rojava, partagé entre les YPG et le régime syrien. La première -énorme- explosion visait un poste frontière contrôlé par les milices kurdes, la seconde visait le QG d’une milice loyaliste. Les deux attaques ont été revendiquées par l’Etat Islamique alors que la Turquie est déjà pointée du doigt, régulièrement accusée de téléguider les bombes islamistes dans les villes kurdes frontalières du nord de la Syrie.

L’explosion au poste-frontière.

L'explosion au poste-frontière.

Shahrokh Zamani a perdu la vie de façon suspecte hier dimanche dans sa cellule de la prison de Gohardacht (près de Téhéran). Ses compagnons ont trouvé son corps inerte sur son lit avec sa bouche pleine de sang et sa tête meurtrie. Ce syndicaliste Shahrokh Zamani a été arrêté en juin 2011 pour son rôle actif dans les manifestations et grèves à Tabriz (province d’Azabaïdjan). Il avait été transféré à la prison de Gohardacht en mars 2013. Il y a une semaine, il avait envoyé un message aux ouvriers iraniens pour leur demander d’organiser des manifestations afin de revendiquer leurs droits et d’agir en tandem avec les mouvements organisés par les enseignants, les infirmières et les autres couches désabusées de la société iranienne qui ont été particulièrement actives ces derniers mois.

Suite à cette mort suspecte, les gardiens et tortionnaires de Gohardacht ont lancé un raid contre les prisonniers politiques de la section 4 afin de les terroriser et empêcher tout mouvement de protestation, mais ceux-ci ont tout de même protesté. Par ailleurs, à la prison d’Evine les prisonniers politiques ont organisé une manifestation en solidarité avec les prisonniers de Gohardacht et pour dénoncer la mort suspecte de Shahrokh Zamani.

Le syndicaliste Shahrokh Zamani

Le syndicaliste Shahrokh Zamani

Une grande manifestation a eu lieu dans la capitale chilienne, où plus de 12.000 personnes ont défilé à la mémoire des victimes de la répression. La manifestation est allée devant le Palais de La Moneda, le siège du gouvernement avait été bombardé par les putchistes lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973. Une minute de silence y a été observée et haut-parleurs reproduit le dernier discours d’Allende, prononcé quelques heures avant de mourir, tandis que La Moneda a été assiégée par l’armée.

Les manifestants portaient des pancartes avec des photos de prisonniers disparus pendant le régime Pinochet (1973-1990). En fin de manifestation, des jeunes cagoulés se sont affrontés à la police. ils ont attaqué au cocktail Molotov deux succursales de banques et mis en place des barricades à l’extérieur du cimetière général. La police est intervenue avec des jets d’eau et des gaz lacrymogènes.

Affrontements ce week end à Santiago

Affrontements ce week end à Santiago