Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

La Sûreté de l’Etat, principale agence de renseignement belge, réorganisera son ‘service externe’ à partir du premier septembre. Le service externe (aussi appelé ‘action’ ou ‘terrain’) mettra son travail contre les sectes et l’espionnage industriel plus bas dans son échelle de priorité, pour allouer de plus nombreux moyens contre le ‘radicalisme’ et le ‘terrorisme’. Pour certains domaines, comme l’espionnage industriel, il n’y aura plus d’équipe dédiée, tous les départements devront s’en occuper ‘à leur niveau’. 40 agents supplémentaires seront également recrutés.
Le service d’analyse -complémentaire au service externe- n’est pas concerné par cette restructuration.

Sûreté de l’Etat

La police a demandé lundi matin aux travailleurs des Laminoirs de Longtain à Bois-d’Haine de quitter le site qu’ils occupaient depuis mercredi matin. La justice avait ordonné vendredi, à la suite de la demande du propriétaire, de mettre fin à l’occupation. Les travailleurs continuent à bloquer les Laminoirs en dehors du site. Le bras de fer continue aux Laminoirs de Longtain entre syndicats et direction. Après l’intervention de la police, lundi dans la matinée, obligeant les travailleurs qui occupaient le site de quitter le territoire de l’entreprise, ces derniers se sont installés juste devant l’entrée des Laminoirs, sur le domaine public.


Des milliers de manifestants ont défilé hier 23 août en direction de l’exploitation minière Hellenic Gold dans la région nord de la Chalcidique. La police tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes et s’est fait bombarder avec des pierres, des boulons et des cocktails Molotov. La police leur a donné la chasse pendant plus de 2 kilomètres et a arrêté 78 manifestants. Parmi les arrêtés figurent des ressortissants allemands, britanniques, italiens et bulgares. L’exploitation de la mine par une filiale de la société canadienne Eldorado Gold a été suspendue pour violation des normes légale.

Une précédent manifestation contre Hellenic gold

Une précédent manifestation contre Hellenic gold

Un groupe de 76 militaires paraguayens ont suivi trois mois de formation à l’École Militaire El Nilo (Cundinamarca), en Colombie. Ils sont venus en Colombie pour se former à la contre-guérilla. La formation donnée en Colombie aux militaires paraguayens n’est pas seulement celle des forces spéciales (endurance, combat dans la jungle, techniques de combat), elle comporte aussi un volet politique (rapport avec la population civile).

Depuis 1996, le gouvernement fait face à l’action de l’Armée du Peuple Paraguayen (EPP), principalement dans deux régions, Concepción et San Pedro. En 2009, les autorités ont prétendus qu’il existait des liens entre l’EPP et les FARC.
L’EPP compte au moins une centaine de guérilleros et a causé la mort de 13 policiers et quatre soldats. Le groupe se définit comme une organisation politico-militaire marxiste-léniniste. Deux de ses fondateurs, Alcides Oviedo et Carmen Villalba, ont été arrêtés en 2001.

Membre des forces spéciales paraguayennes

Membre des forces spéciales paraguayennes

Le site chypriote d’Indymedia a été la cible de l’unité des crimes électroniques de la police suite à la publication le 11 juillet dernier d’un article satyrique contre le Ministre de la Santé et sa politique contre le cannabis médical. Le lendemain, des parents de l’auteur (également membre d’Indymedia) ont reçu des coups de fil de la police en les accusant de diffamation. Suite à cela, l’auteur Petros Evdokas a appelé la police pour souligner qu’il avait signé cet article en son nom propre, la police a profité du coup de téléphone pour relayer la demande personnelle du ministre de la santé de retirer l’article. Enfin, le 15 juillet, la police a perquisitionné le domicile de Petros et saisis ses deux ordinateurs, qualifiant l’article de « document frauduleux » et Petros coupable de « Fraude ».

L’affaire a vite fait parler d’elle, à tel point que le Ministre visé dit à présent « ne pas être allé au commissariat », que c’est « la police qui a insisté », et que lui même avait demandé que les ordinateurs ne soient pas saisis.

La semaine dernière, les renseignements suédois annonçaient dans la presse que 300 personnes de nationalité suédoise combattaient en ce moment aux cotés des YPG/YPJ dans la partie syrienne du Kurdistan. Suite au débat médiatique provoqué par cette annonce, le PYD (Parti de l’Union Démocratique, duquel dépendent les YPG/YPJ) a confirmé les chiffres, annonçant que plus de 500 Européens combattaient dans les brigades internationales intégrées aux YPG/YPJ, les ‘Lions du Rojava’. Ces chiffres ne tiennent probablement pas comptent des combattants de l’IFB (Brigade Internationale de Libération) qui regroupent les militants communistes et anarchistes étrangers. Le PYD a communiqué qu’il encourageait d’abord les militants qui le contactaient à aider à la reconstruction, et qu’il ne faisait pas campagne pour recruter des combattants.

Entre 1936 et 1939, 500 militants suédois avaient rejoint les Brigades Internationales pour prêter main forte au camps révolutionnaire dans la guerre civile espagnole. 160 d’entre-eux sont morts au combat, les survivants ont été persécutés à leur retour en Suède.

Notes sur le Kurdistan

Combattants internationaux des YPG.

Combattants internationaux des YPG.

Le 3 août dernier, trois israéliens avaient été blessées lundi soir par un cocktail Molotov lancé sur un véhicule en mouvement près du quartier de Beit Hanina, au nord-est de Jérusalem. La passagère de la voiture atteint a subi des brûlures, la voiture a dévié de sa route et heurté un autre véhicule, blessant légèrement son conducteur. Un autre homme a été légèrement blessé en tentant de combattre l’incendie. Le véhicule a entièrement brûlé. Les autorités israéliennes ont annoncé aujourd’hui avoir arrêté neuf Palestiniens pour ce jet de cocktail Molotov et pour d’autres actions du même type à Jérusalem.

La voiture en feu à Beit Hanina

La voiture en feu à Beit Hanina

Onze douaniers et leur chauffeur ont été capturé par le PKK dans la région de Van au poste frontalier de Kapikoy, qui sépare la Turquie de l’Iran. Dans un autre incident, un soldat turc a été tué et trois autres ont été blessés dans des affrontements dans la région de Diyarbakir. Les combattants du PKK ont attaqué à la roquette et aux armes de longue portée une unité de l’armée qui gardait un barrage hydroélectrique dans le district de Kulp, près de Diyarbakir. En réponse, l’armée a mené une opération aérienne. De nombreux autres incidents armés ont été signalés.

Un tribunal turc a décidé dimanche d’incarcérer cinq maires de villes à majorité kurde du sud-est du pays, accusés d’avoir essayé de « détruire l’unité » nationale en appelant à l’autonomie de la région. Parmi les maires placés en détention provisoire en attente de leur jugement se trouvent les co-maires de Sur, un district de la ville de Diyarbakir, Seyid Narin et Fatma Sik Barut. La maire de la ville de Silvan (région de Diyarbakir), Yuksel Bodakci, est également détenue. Dans la région d’Hakkari (frontalière avec l’Irak et l’Iran), ce sont les co-maires de la ville, Dilek Hatipoglu et Nurullah Ciftci, qui ont été mis en détention. Le responsable local du HDP, Ismail Sihat Kaya, a également été arrêté à Hakkari.

Les maires détenus ont tous été élus sur les listes du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), proche du HDP, qui a réalisé une percée historique lors des législatives du 7 juin en obtenant 13% des voix.La justice turque reproche à ces maires d’avoir essayé de « détruire l’unité de l’Etat et l’intégrité du pays ». Aucune date de procès n’a encore été annoncée. Enfin, les détenu-e-s du TKP/ML ont débuté une grève de la faim de 3 jours, dans toutes les prisons de Turquie, pour protester contre les massacres au Kurdistan turc et contre les opérations contre les groupes révolutionnaires perpétrés par l’armée et l’AKP.

Combattants du PKK

Combattants du PKK

A Beyrouth, des milliers de manifestants réunis dans la plateforme « You stink » se sont rassemblés non loin du parlement libanais ce 22 août, protégé par des barrières, des fils barbelés et des cordons de police anti-émeute. Lorsque les manifestants ont tenté de déplacer les barrages, la police a lancé des grenades lacrymogène et fait usage de canons à eau. Les manifestants ont répliqué en lançant pierres et bouteilles vers la police. Plus tard, des policiers ont tiré en l’air puis mattraqué les manifestants. Au moins 16 manifestants ont été blessés, des dizaines d’autres ont été arrêtés. Un manifestant se trouve dans un état critique. Ouverte en 1997, la décharge de Naameh devait permettre de gérer les déchets de Beyrouth et des villes environnantes pendant quelques mois, le temps de trouver une solution à long terme. 18 ans plus tard, cette solution n’a toujours pas été trouvée.

Manifestation à Beyrouth ce 22 août.

Manifestation à Beyrouth ce 22 août.

Les forces de l’ordre ont usé mercredi de gaz lacrymogène afin de disperser un groupe d’enseignants, rassemblés en sit-in de protestation dans les locaux du commissariat régional de l’éducation. Plusieurs personnes se sont évanouies et deux enseignants ont été arrêtés puis relâchés. Le syndicat des directeurs a, quant à lui, entamé une grève ouverte, en réponse à l’agression du secrétaire général Slim Tahri lors de ce rassemblement.

Les incidents de Sidi Bouzid

Les incidents de Sidi Bouzid