Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Lors du procès à Budapest le 22 janvier 2026, l’avocat de l’antifa Maja, Maître Bajaky, a plaidé l’acquittement, dénonçant une procédure entachée d’irrégularités, une extradition illégale et des conditions de détention inhumaines (voir nos articles). La défense soutient que le dossier repose sur des preuves insuffisantes, soulignant que les vidéos ne permettent pas d’identifier Maja ni de prouver sa participation active aux faits, et que l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle est une construction sans fondement propre. Face à ce que la famille qualifie de « parodie de procès » où le verdict semble déjà fixé, le jugement est attendu dès l’après-midi du 4 février, après les dernières déclarations de l’accusé·e.

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Le gouvernement britannique a annoncé la création d’un nouveau service national de police, le National Police Service (NPS), présenté comme un « FBI britannique », chargé des enquêtes antiterroristes, antifraude et de lutte contre la criminalité grave et complexe. Cette nouvelle force regroupera des missions aujourd’hui réparties entre plusieurs agences, dont l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) et des unités régionales, et récupérera aussi les enquêtes antiterroristes jusque-là pilotées par la police de Londres. Selon la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette réforme vise à adapter le maintien de l’ordre aux menaces modernes, à renforcer l’efficacité nationale et à permettre aux polices locales de se concentrer davantage sur la délinquance du quotidien.

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Âgé de 37 ans, Alex Pretti a été tué samedi à Minneapolis lors d’une intervention d’agents fédéraux de la police de l’immigration (ICE), alors qu’une importante mobilisation rassemblait des dizaines de milliers de personnes dans la ville contre cette unité de police. Les autorités fédérales affirment que la victime était armée et a résisté violemment, justifiant l’usage de l’arme à feu, tandis que sa famille conteste cette version et accuse le gouvernement de mentir, affirmant qu’il ne portait pas d’arme. Plusieurs vidéos viennent corroborer la version de la famille. Ce décès, le second en quelques semaines dans la ville impliquant l’ICE (voir notre article), a renforcé la mobilisation, poussant les autorités locales à demander la suspension des opérations fédérales. Sur le plan politique, l’affaire a des répercussions directes à Washington : plusieurs sénateurs démocrates ont annoncé qu’ils refuseraient de voter le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE. Or, le financement fédéral expire le 31 janvier et 60 voix sont nécessaires au Sénat pour adopter le texte, ce qui fait planer la menace d’un « shutdown », avec mise en congé forcée de nombreux fonctionnaires et perturbation de services publics essentiels.

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Une manifestation en soutien au peuple kurde a eu lieu samedi 24 janvier à Nantes, rassemblant entre 300 et 400 personnes. Des participants auraient tiré des feux d’artifice sur les quais. Quatre manifestants ont été interpellés à la suite de ces actions. En réaction, le préfet a décidé d’interdire le rassemblement pro-kurde prévu le 25 janvier à Saint-Nazaire, invoquant des risques sérieux pour l’ordre public.

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Les forces de sécurité indiennes ont mené une opération dans le district de Bijapur (Chhattisgarh), où elles ont neutralisé 16 engins explosifs improvisés dissimulés dans des bouteilles de bière le long d’un sentier forestier, et saisi un important dépôt maoïste enterré. Les équipes conjointes (DRG, police locale et CRPF) ont récupéré environ 100 kg de bâtons de gélignite, des détonateurs, du cordon détonant, de la poudre noire, des uniformes, du matériel de communication et de la propagande. Parallèlement, une autre opération anti-naxalite a conduit à l’élimination d’un haut responsable du PCI (maoïste) et de plusieurs combattants, renforçant la pression des autorités contre l’insurrection dans la région.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

En réponse à l’appel de ses camarades et de ses proches (voir notre article), des affiches ont été vues dans les rues de Bruxelles pour exiger la libération immédiate de María José Baños, prisonnière politique des GRAPO, incarcérée par l’État espagnol depuis 36 ans, sa peine actuelle ayant débuté en 2002. Atteinte du VIH et de plusieurs autres maladies, María est victime de négligence médicale et de torture psychologique de la part de l’État espagnol, qui lui a lancé un ultimatum : elle ne sera libérée que lorsqu’elle renoncera à ses convictions politiques révolutionnaires. Ce faisant, l’État espagnol révèle sa politique meurtrière à l’encontre des militants antifascistes et révolutionnaires, politique qu’il tente de dissimuler en se présentant comme un État européen relativement progressiste. Comme l’explique son camarade Pablo Hasél depuis la prison de Lledoners : « Si la solidarité avec tous les prisonniers politiques et autres victimes de représailles est essentielle, elle l’est d’autant plus avec ceux qui risquent d’être exterminés en prison. »

La police de la ville a violemment réprimé la marche hebdomadaire des retraités près du Congrès, utilisant matraques et gaz contre des manifestants, faisant plusieurs blessés et provoquant des malaises. Selon des témoins, l’intervention a débuté après une tentative d’interpellation, avant que les forces de l’ordre ne chargent la foule. Plusieurs manifestants ont été pris en charge par les secours. Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de forte dégradation du pouvoir d’achat des retraites sous le gouvernement du dirigeant d’extrême droite Javier Milei, marquée par le gel des primes, une indexation limitée à l’inflation et des réformes ayant entraîné une baisse réelle des pensions.

La préfecture des Bouches-du-Rhône a interdit une nouvelle manifestation de la communauté kurde prévue samedi 24 janvier à Marseille, après une mobilisation émaillée par des affrontements entre certains manifestants et forces de l’ordre le 22 janvier dernier (voir notre article). Les autorités justifient l’interdiction par la répétition d’incidents similaires à Marseille et à Marignane, et annoncent un dispositif de maintien de l’ordre pour faire respecter la mesure, dans un contexte de mobilisation croissante en faveur du peuple kurde qui fait face à une offensive du gouvernement de transition syrien contre le Rojava (voir notre article).

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Le procès de sept militants antifascistes, accusés de « vol aggravé » suite au vol d’une casquette appartenant à un membre d’un groupe d’extrême droite, a été ajourné par le tribunal régional de Graz (voir notre article). La défense souligne l’absence de preuves matérielles, notant que les vidéos de surveillance ne montrent aucun acte de violence et que la victime elle-même n’a pu confirmer avoir été touchée par les prévenus. Le tribunal a ordonné un délai d’environ trois mois pour réaliser de nouvelles expertises, notamment une analyse des vidéos par intelligence artificielle et un rapport médico-légal pour clarifier l’origine des blessures de la victime. Cette attente prolonge l’incertitude pour les accusés, dont trois ressortissants allemands qui font également l’objet de procédures d’expulsion.

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