Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le président de la République tunisienne a annoncé, mercredi 10 mai, que l’armée allait « protéger les sites de production » du pays alors que des mouvements sociaux perturbent de manière récurrente l’extraction de pétrole et de phosphate dans les régions méridionales. La mesure n’a rien à voir avec la loi martiale et avait déjà été annoncée fin avril par le ministre de la défense pour ce qui concerne les sites pétroliers autour de Tataouine. Afin de justifier sa décision, le président tunisien a fait directement référence aux récentes protestations populaires de Tataouine.

Une vague de mouvements sociaux qui a touché ces dernières semaines les régions de l’intérieur, historiquement défavorisées par rapport à un littoral. Les tensions se sont focalisées sur la région du Kef (nord-ouest) et de Tataouine (sud-est) où une visite du premier ministre avait été chahutée. Les protestataires réclament des projets de développement susceptibles de résorber le grave déficit d’emploi qui mine ces zones laissées-pour-compte. Une autre source de crispation en Tunisie est la controverse entourant un projet de loi sur la « réconciliation économique » qui vise à amnistier les personnes impliquées dans des affaires de corruption sous l’ancien régime de Ben Ali.

Barrage de protestataires aux environs de Tataouine

Barrage de protestataires aux environs de Tataouine

Un jeune anarchiste Genevois, toujours recherché à ce jour, est accusé d’être l’auteur principal de l’incendie d’une voiture de police à Paris le 18 mai 2016: à l’’occasion d’une manifestation de policiers, des contre-manifestants avaient attaqués une voiture de police. La justice française accuse le Genevois (jusque là convoqué comme « témoin », voir sa déclaration) d’avoir projeté un fumigène allumé dans la voiture de police. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui. Huit autres personnes ont été d’abord mises en examen, notamment pour tentative de meurtre sur les deux policiers se trouvant dans le véhicule. Mais les charges se sont allégées à en croire les récentes réquisitions du Parquet consultées: «Le mode opératoire ne traduit pas l’intention d’homicide (…) Aucun élément n’a permis d’objectiver l’existence d’un plan préalablement établis». huit manifestants sont inculpés pour cette attaque, deux d’entre eux ont fait des aveux au juge d’instruction.

La voiture incendiée, il y a presque un an

La voiture incendiée, il y a presque un an

Les médecins camerounais ont relancé ce lundi 15 mai leur mouvement de grève entamé il y a un mois en dépit des sanctions disciplinaires prises par leur tutelle. Le ministre de la Santé a décidé d’affecter à titre disciplinaire, dans les zones reculées du pays les principaux responsables du syndicat des médecins, le Symec. C’est ainsi qu’un neurochirurgien doit quitter Douala pour un dispensaire éloigné alors qu’il n’y a que trois capitales régionales qui ont un neurochirurgien. Les médecins appellent à l’amélioration de leur régime de travail et une réforme du système de santé.

L’hôpital général de Yaounde, touché par la grève

L'hôpital général de Yaounde, touché par la grève

Deux membres du District Reserve Group (DRG) ont été blessés dimanche au cours d’un combat avec des guérilleros dans le district de Bijapur, dans le Chhattisgarh. Les autorités ont déclaré que la rencontre avait eu lieu à 10h du matin à proximité de l’axe Timarpur-Basaguda lorsque la brigade menée par des commandos CoBRA de la CRPF s’est retrouvée face à face avec un groupe de maoïstes. Une fusillade a éclaté, au cours de laquelle deux soldats ont été blessés. Des commandos CoBRA ainsi que d’autres soldats supplémentaires ont entrepris une opération de ratissage afin de retrouver les guérilleros impliqués dans le combat.

Soldats de la force CoBRA

Soldats de la force CoBRA

Lors d’une opération militaire menée par le Bataillon des troupes de jungle n°48, un responsable de l’ELN connu sous l’alias de « Juaco » ou « El Enamorado » a été arrêté dans le village d’Alas Doradas (municipalité d’Arenal, département du Bolívar). Agé de 53, il aurait d’importantes fonctions dans les structures d’appuis du Front « Luis Jose Solano Sepulveda » de l’ELN. Il serait ainsi responsable de l’acquisition, du stockage et de la distribution des fournitures logistiques, de la nourriture, des armes et des explosifs.

Le responsable arrêté, qui dirigerait la logistique du Front

Le responsable arrêté, qui dirigerait la logistique du Front

Le gouvernement indien vient d’annoncer un investissement de plus de 1,5 milliards d’euros pour dans un projet de connectivité routières à travers 44 districts où est présente la guérilla maoïste dans le centre de l’Inde. Cinq pourcent de la somme seront gardés afin de subvenir aux dépenses administratives, y compris le déploiement de forces de sécurité à certains endroits stratégiques. La construction ou l’amélioration de 5411 kilomètres de voies routières et de 126 ponts seront pris en charge en accord avec le projet annoncé par le gouvernement indien. Celui-ci devrait débuté dans les semaines à venir, et tous les arrangements nécessaires ont été mis en place pour son lancement. Parmi les 44 districts concernés, la plupart se trouvent dans le Chhattisgarh. Les autres états concernés sont l’Odisha, le Jharkhand, le Bihar, le Madhya Pradesh, le Telangana et le Maharashtra.

Guérilleros maoïstes à l’entrainement

Guérilleros maoïstes à l'entrainement

Le Centre Social Anarchiste (21 rue Godecharle Ixelles), occupé depuis le 21 mars dernier, est menacé d’expulsion. Les occupants ont décidé de maintenir les activités qui devaient y avoir lieu cette semaine. En plus de ceux-ci, une AG spéciale ce soir, et un « déjeuner expulsion » mardi matin.

Affiche du CSA en cas d’expulsion

Affiche du CSA en cas d'expulsion

La grande manifestation annuelle pour la libération de Georges à Paris aura cette année lieu le 17 juin à 15h. Nous organiserons un co-voiturage depuis Bruxelles, un autre co-voiturage sera organisé depuis Charleroi. Contactez nous pour en être !

Manifestation pour la libération de Georges Abdallah ce 17 juin

Manifestation pour la libération de Georges Abdallah ce 17 juin

En avril 2015, l’Ukraine avait voté une loi de « décommunisation » visant l’interdiction des symboles communistes. En ce compris, « le marteau et la faucille », l’hymne et le drapeau soviétique, etc. En juillet, ce sont trois partis d’héritage communiste qui étaient interdits d’élection.

Un premier procès visant un étudiant de 18 ans vient de le condamner à une peine de « liberté surveillée » pour avoir publié des symboles et slogans concernant Lénine sur sa page Facebook. L’étudiant n’est pas même membre d’un parti. Théoriquement, cette loi (l’article 436-1) peut donner lieu à des condamnations allant jusqu’à 10 ans de prison, mais l’Ukraine tente une « phase de tests » progressive pour éviter des appels devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Parmi les « preuves » saisies et à détruire par la police et mentionnée dans le verdict (disponible ici), on trouve, 5 vestes de pluie, « le Capital » de Marx, 5 drapeaux, 19 t-shirts, 7 casquettes, 5 CD,…

A Kharkiv en 2014, une manifestation d’extrême-droite détruit une statue de Lenine

A Kharkiv en 2014, une manifestation d'extrême-droite détruit une statue de Lenine

Ce 9 juin dès 19h au Local Sacco-Vanzetti, soirée de solidarité avec les internationalistes qui combattent au Rojava. Avec la présence notamment d’un militant du PML(RC), organisation qui a participé au Bataillon Interantional de Libération et dont plusieurs membres ont été emprisonnés dans l’Etat espagnol pour « soutien au PKK ». Entrée au profit de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

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Soirée de solidarité avec les internationalistes qui combattent au Rojava

Soirée de solidarité avec les internationalistes qui combattent au Rojava