Six personnes ont été arrêtées à Cacak, en Serbie, pour avoir lancé des boules de neige sur la chanteuse Ana Bekuta, proche du gouvernement, lors d’un concert du Nouvel An orthodoxe. L’action visait surtout à protester contre le coût du spectacle financé par la municipalité, estimé à 40 000 euros. Le président serbe Aleksandar Vucic, qui fait face depuis plus d’un an à un mouvement de contestation mené par les étudiants, a réagi à la télévision publique en affirmant que ce qui s’est passé à Cacak “est un avertissement aux citoyens de Serbie sur ce que feraient [ses opposants] s’ils arrivaient au pouvoir”.

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Huit militants d’Extinction Rebellion ont été condamnés à 400 euros d’amende chacun par le tribunal de Saverne pour un tag dénonçant l’enfouissement de 42 000 tonnes de déchets toxiques à Stocamine (voir notre article). Le tribunal a relaxé les prévenus pour un autre tag sur la pollution de l’air et requalifié l’infraction sur Stocamine comme légère, considérant l’absence de trouble à l’ordre public et le faible coût de remise en état. Les militants, qui avaient initialement été placés en garde à vue, annoncent leur intention de faire appel pour défendre leur droit à s’exprimer sur l’urgence environnementale.

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Le procès de l’antifasciste Maja et d’autres accusés, prévu à Budapest, a été reporté au 4 février en raison de l’envoi tardif de documents médicaux. Lors des audiences, les rassemblements de solidarité ont été interdits et de nombreux spectateurs se sont vus refuser l’accès, malgré des salles largement vides. Des proches ont été suivis par la police après les audiences. Par ailleurs, une journée internationale d’actions était organisée le 15 janvier 2026 avec de très nombreuses initiatives en France, Belgique, Allemagne ou encore en Italie.

Des chercheurs de la KU Leuven ont mis au jour une faille de sécurité critique dans le système « Google Fast Pair », utilisé par des centaines de millions d’appareils Android pour faciliter la connexion d’accessoires Bluetooth. Cette vulnérabilité permet à un individu malveillant de prendre le contrôle d’écouteurs sans fil à distance, sans contact physique ni alerte pour le propriétaire, afin d’enregistrer des conversations ou de géolocaliser l’utilisateur. Bien que Google ait classé cette faille comme « critique » et prépare des correctifs pour fin janvier, l’étude souligne un défaut structurel où la facilité de connexion a été privilégiée au détriment de la sécurité et du respect de la vie privée.

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Une conférence-débat sur la Palestine, prévue le 13 janvier 2026 au Grand Orient de France (GODF) avec Pierre Stambul, porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix, et Monique Chemillier-Gendreau, spécialiste du droit international, a été annulée suite à l’opposition de certains membres du Grand Orient. Pour les intervenants, la décision d’annuler la rencontre illustre une crainte du débat et un glissement vers une « police des esprits ».

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La police de l’immigration états-unienne ICE utilise un outil développé par Palantir, nommé ELITE (Enhanced Leads Identification & Targeting for Enforcement), pour localiser et dresser des dossiers sur des personnes pouvant être potentiellement détenues ou expulsées. L’application combine des adresses et données provenant de diverses agences gouvernementales et sources commerciales, attribue un « score de confiance » aux résidences et permet de visualiser sur une carte des zones à forte densité de cibles potentielles. Témoignages et documents internes montrent qu’ELITE est utilisé pour planifier des raids, comme celui de Woodburn (Oregon), où plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Palantir, qui travaillait auparavant avec ICE pour des enquêtes criminelles, s’est concentré sous l’administration Trump sur les efforts d’expulsion, dans le cadre d’un contrat de près de 30 millions de dollars. L’outil illustre l’usage massif de la surveillance et de l’IA pour prioriser et coordonner des opérations d’arrestation.

Aurélien Holvoet, agriculteur d’Ath, a déversé 15 à 20 tonnes de pommes de terre sur la Grand-Place de Bruxelles pour protester contre l’accord UE-Mercosur. Interpellé puis libéré, il risque de devoir indemniser la ville à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros, y compris 2600 euros pour le remorquage de son matériel. Son geste vise à attirer l’attention sur le mal-être du monde agricole, fortement touchée par les suicides, et a suscité un large soutien citoyen. Holvoet espère désormais obtenir une grâce du roi Philippe, à qui il a remis un sachet de pommes de terre en signe de protestation.

Salar Faiyaz Ali, président du parti de gauche Mazdoor Kisan Party (MKP) au Pakistan, a été libéré après plus de deux mois de détention sous de fausses accusations de terrorisme liées à sa résistance à des expulsions forcées dans la province du Khyber Pakhtunkhwa. Arrêté en novembre avec deux autres dirigeants, Ali a été accueilli par des milliers de militants et habitants lors d’un rassemblement à Mardan. Depuis des années, le MKP dénonce le pouvoir des grands propriétaires terriens et mène des mobilisations pour la réforme agraire, ce qui entraîne harcèlements, menaces et arrestations répétées de ses dirigeants par les autorités et la police locale.

Le secrétaire à la Défense états-unien, Pete Hegseth, a annoncé que le chatbot d’IA Grok d’Elon Musk sera intégré aux réseaux du Pentagone, y compris les systèmes classifiés, dans le cadre d’une initiative visant à exploiter les données militaires pour renforcer l’IA. Malgré les controverses récentes autour de Grok, notamment la diffusion d’images deepfake sexualisées et de contenus antisémites, ainsi que son blocage en Malaisie et en Indonésie, Hegseth défend son usage pour l’innovation rapide et la performance militaire. Il souligne que les données historiques opérationnelles et de renseignement garantiront la qualité des systèmes, qu’il souhaite « responsables mais sans contraintes idéologiques », en rejetant toute IA jugée trop « woke ». Cette décision s’inscrit dans un contexte où l’administration précédente avait déjà mis en place un cadre réglementaire encadrant l’IA militaire tout en interdisant certaines applications sensibles.

À Paris, 52 paysans de la Confédération paysanne, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, ont été placés en garde à vue le 14 janvier après avoir occupé pendant plusieurs heures les locaux du ministère de l’Agriculture. Cette action coup de poing, menée par plus de 150 militants, visait à dénoncer le mépris du gouvernement envers les paysans, ainsi que l’impact des accords de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sur la souveraineté alimentaire, et l’injustice de la répartition des aides du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI), notamment pour les territoires d’outre-mer. Les manifestants ont pénétré dans le hall de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), déployé des banderoles et ont été nassés par les forces de l’ordre, tandis que des journalistes étaient empêchés de filmer l’action. Jeudi 15 janvier, la Confédération paysanne appelle à se rassembler dès 11 h devant le commissariat du 13ᵉ arrondissement de Paris afin d’exiger leur libération et l’abandon des poursuites.

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