Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Des milliers de chercheurs, scientifiques, universitaires et patrons d’entreprises technologiques (Stephen Hawking, Steve Wozniak et Elon Musk pour ne citer qu’eux) ont appelé à une interdiction des « armes autonomes », c’est à dire des « robots tueurs ». Ce qui est désigné par là, ce sont des machines dotées d’une intelligence artificielle et qui peuvent prendre la décision de tuer sans qu’il y ait une décision humaine derrière. Cet appel a eu lieu lors d’une grande conférence sur l’intelligence artificielle -qui a connu des développements fulgurants ces derniers mois et années- à Buenos Aires. Les armes offensives autonomes sont désignées comme la « troisième révolution militaire », après l’invention de la poudre et de la bombe nucléaire, puisqu’elles permettent de causer de grands dommages sans pertes humaines pour son propriétaire. Si cette dernière est difficile à fabriquer et qu’il est difficile de s’en procurer les ingrédients, les robots tueurs seront probablement ‘faciles’ à fabriquer et bon marché. De nombreuses machines autonomes sont déjà utilisées sur les champs de bataille (ou en phase de l’être), qu’on pense aux drones, devenus omniprésents dans les zones de conflits, ou au robots qui assistent les militaires dans leurs opérations (comme ceux de Boston Dynamics), avec la différence notable qu’elles ne disposent pas d’intelligence artificielle, ni du pouvoir de tuer sans décision humaine. Les appelants précisent que les armes autonomes (et l’intelligence artificielle) ne sont plus une question de décennies mais d’années.

Si ces armes venaient à être interdites avant même leur création, ce ne serait pas une première, les lasers aveuglants ont été interdits avant d’avoir été développés à grande échelle en 1998.

Un prototype de robot militaire

Un prototype de robot militaire

En novembre 2014, un groupe de personnes cagoulées a attaqué à la bombe incendiaire les locaux du Département des homicides de la police ainsi que la voiture d’un policier. Après sept mois d’enquête, la police a perquisitionné plusieurs maisons à Santiago du Chili et inculpés cinq personnes pour détention d’armes (cocktails Molotov) et, pour une seule d’entre elle, détention de matières incendiaires.

La police a déclaré avoir trouvé des empreintes ADN sur un sac en plastique et sur des salopettes utilisés dans l’attaque et abandonnés dans une université en construction proche du lieu de l’action. La 8e Cour a ordonné leur détention provisoire et les anarchistes ont été transférés à la prison de San Miguel pour les femmes et d’Empresa Santiago 1 pour les hommes. Leurs amis et parents qui s’étaient rassemblés devant le tribunal pour exprimer leur solidarité ont affronté la police.

Image des incidents devant le tribunal

Image des incidents devant le tribunal

La police et les forces armées du Pérou ont investi une communauté peuplée de 39 personnes, dont 26 enfants, qui était sous le contrôle du PCP-SL, proche de San Martin de Pangoa, dans la région de Junin et dans la zone connue comme la vallée des rivières Apurimac Ene et Mantaro (VRAEM). Parmi les personnes travaillant dans cette communauté, des personnes que la guérilla avait emmenées avec elle il y a 25 ans, suite à une incursion dans une institution religieuse de Puerto Ocopa. La communauté pratiquait des cultures vivrières et faisait de l’élevage pour nourrir la guérilla. Les forces de sécurité affirment que les membres de cette communauté étaient tout à la fois « endoctrinés » et « prisonniers ».

Les enfants de la communauté ont été transférés dans une base militaire

Les enfants de la communauté ont été transférés dans une base militaire

La Maison Blanche a opposé une fin de non-recevoir aux 167.954 pétitionnaires réclamant le pardon sans condition pour Edward Snowden, ancien consultant de la NSA qui a dévoilé l’ampleur du réseau d’espionnage électronique américain. Inculpé pour espionnage aux Etats-Unis, l’informaticien, qui s’est réfugié en Russie, risque jusqu’à 30 ans de prison dans son pays. Edward Snowden « devrait rentrer aux Etats-Unis, pour y être jugé par ses pairs et non pas se cacher derrière un régime autoritaire. Pour l’heure, il fuit les conséquences de ses actes », a déclaré la conseillère du président Obama en matière de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme, dans une réponse à la pétition.

Manifestation devant le Capitole, à Washington

Manifestation devant le Capitole, à Washington

Les forces spéciales israéliennes ont attaqué, mardi matin, le secrétaire général du FPLP, Ahmad Saadat, dans sa cellule de la prison de Nafha. Cette agression fait partie d’une vague d’attaques contre les prisonniers politiques palestiniens par des militaires israéliens en uniforme et en civil. La tension a atteint un point critique, lorsque les soldats ont transférés de force, mardi, 70 détenus de Ramon à la prison d’Ofer, après avoir envahi brutalement leurs cellules. Lundi, plus de mille membres des forces de sécurité israéliennes ont envahi les cellules des détenus dans la prison de Ramon, vandalisé les affaires des détenus et placé plusieurs d’entre eux à l’isolement. Un mouvement de solidarité avec les prisonniers de Nafha a commencé dans les autres prisons.

Affiche du FPLP pour Ahmad Saadat

À Bruxelles, une conférence de presse du KNK (Congrès National Kurde) à la place du Luxembourg à appelé à la reprise des négociations, tout en réaffirment que les Kurdes ne se laisseraient pas faire contre l’agression turque, rappelant que la trêve que Erdogan accuse le PKK d’avoir brisé n’avait même pas être reconnue par l’AKP.

Toujours à Bruxelles, l’OTAN se réunissait à l’appel de la Turquie, elle a confirmé qu’elle soutiendrait son allié contre le PKK. L’OTAN affirme que les frontières de la Turquie et les frontières de l’OTAN sont menacées. Sans aucune surprise, l’OTAN, les USA et l’UE soutiendront la Turquie dans l’agression contre le Kurdistan.

Conférence de presse du KNK

Conférence de presse du KNK

Une faille du système d’exploitation mobile Android peut permettre à des pirates informatiques de prendre le contrôle d’un smartphone. Les attaquants n’ont besoin que du numéro de téléphone, et en l’utilisant ils peuvent exécuter des programmes à distance via un fichier délivré par MMS. La faille repose sur la fonctionnalité « Stagefright », qui pré-télécharge automatiquement les extraits vidéo attachés à des textos pour éviter à leur destinataire d’avoir à attendre pour les regarder. Les pirates peuvent cacher des trojans dans ces fichiers vidéo. La faille est encore plus grave si l’utilisateur utilise par défaut l’application Hangouts, qui traite la vidéo automatiquement sans que l’utilisateur n’ait besoin d’ouvrir le MMS.

Le logiciel par défaut Android dispose, quant à lui, d’un comportement différent puisqu’il faut que l’utilisateur ouvre le MMS – sans avoir besoin de jouer la vidéo contenue à l’intérieur – pour être infecté. D’après la société de sécurité informatique, quelque 95% des smartphones opérant sous Android, soit environ 950 millions d’appareils, sont à risque. Des patchs de sécurité ont été produit pour y remédier, mais ce n’est que le début d’une très longue procédure de mise à jour car ce n’est pas Google qui contrôle les mises à jour d’Android sur les appareils utilisant le logiciel, mais les fabricants des téléphones et même parfois les opérateurs téléphoniques.

Un trojan peut infecter Android via Stagefright

Un trojan peut infecter Android via Stagefright

Les forces de sécurité colombiennes ont capturé lundi un commandant de l’ELN, accusé d’avoir dirigé plusieurs opérations de la guérilla ayant coûté la vie à dix militaires et quatre policiers entre 2007 et 2015. Le commandant « Manolo » qui était à la tête du Front « Capitán Mauricio « de l’ELN, a été arrêté lors d’une opération militaire dans la ville de Apartado, dans le département d’Antioquia.

Le commandant Manolo était membre de l’ELN depuis 15 ans

Le commandant Manolo était membre de l'ELN depuis 15 ans

Vingt-quatre agents du ministère du commerce, répondant au mot d’ordre de grève de leur syndicat ont été interpellés, lundi, et gardés à vue à la préfecture de police d’Abidjan. Ce sont 20 hommes et 4 femmes, parmi les premiers à être arrivés au lieu de rassemblement qui ont été interpelés par la police et amenés à la préfecture de police.

La grève de trois jours, déclenchée ce lundi, sera déclarée illimitée si aucune solution n’est trouvée aux revendications des agents du ministre du commerce, soit le paiement immédiat des indemnités et avantages spécifiques à ces agents, la signature urgente d’un projet de profil de carrière déjà validé et la mutation des agents en instance d’affectation sans poste de travail. Pour les mêmes motifs, le syndicat avait appelé à une grève en octobre dernier.

Les grévistes avaient fait une opération de don du sang

Les départements de police de plusieurs ville des États-Unis installent des dispositifs de technologie de détection et de localisation des coups de feu. La dernière en date est la police de Fresno (Californie) qui a mis en service cette technologie. Les capteurs du système ont été installés fin juin. Pour calibrer le système, des policiers ont tiré de nombreux coups de feu avec différentes armes dans différents districts de la ville.

Gunshot detection technology

Gunshot detection technology