Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

La ministre de la Justice a annoncé mercredi, lors de sa visite aux avocats et magistrats de Mons, un nouveau système de détention préventive avec bracelet électronique muni d’un GPS. La détention préventive avec surveillance électronique via un bracelet électronique avec GPS, un système actuellement en phase d’essai et dont le cadre légal entre en vigueur en janvier 2014, pourrait devenir un outil supplémentaire proposé aux juges d’instruction à côté de la détention préventive classique et de la libération sous condition des suspects.

bracelet gps

bracelet gps

La chambre basse du Parlement russe a approuvé une nouvelle loi antiterrorisme qui renforce les sanctions, et prévoit notamment la possibilité d’enquêter sur la situation financière des proches « d’une personne qui a commis un acte terroriste », et le fait que ces proches pourraient être forcés de payer pour les dommages causés par cette personne. La loi punit également d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison toute personne « ayant reçu un entraînement destiné à lui permettre de commettre des actes terroristes », notamment l’entraînement au maniement des explosifs et d’autres armes.

Elle prévoit également jusqu’à six ans de prison pour toute personne ayant rejoint à l’étranger un groupe terroriste dont les activités sont considérées comme nuisant aux intérêts de la Russie. La loi a été approuvée vendredi par la Douma, et doit maintenant l’être par la chambre haute du Parlement, puis signée par le président Poutine.

L’Allemagne et le Brésil travaillent à la préparation d’une résolution à l’ONU sur la protection des libertés individuelles dans le contexte de révélations sur le programme d’espionnage international des Etats-Unis. La résolution qui devrait être présentée au Comité des Droits de l’Homme de l’assemblée générale des Nations unies visera à élargir aux activités sur internet le Pacte international relatif aux droits civils et politiques voté en 1966 par les Nations unies et entré en vigueur en 1976 pour protéger les droits individuels.

Le Brésil et l’Allemagne souhaitent que soit fait référence à internet dans l’article 17 du Pacte selon lequel « nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation ». C’est une réaction aux dernières révélations sur l’espionnage de la chancelière allemande Angela Merkel et la présidente brésilienne Dilma Rousseff par la NSA.

Cinq véhicules militaires ont envahi mardi matin le village de Silat al-Harithiya, près de Jénine, et tiré des gaz lacrymogènes dans le centre du village. Les forces israéliennes ont mis en place un poste de contrôle le long d’une route reliant les zones du village et fouillé les véhicules qui passent. Les habitants ont jeté des pierres et des bouteilles vides sur les forces israéliennes.

Hier, un tribunal d’Ankara a prononcé la libération de 19 personnes, dont deux mineurs, interpellés la veille par la police durant une manifestation en marge du procès d’un policier accusé d’avoir tué un jeune homme au début du mois de juin dans le cadre du mouvement de Gezi. Elles avaient été interpellées pour avoir tenté de pénétrer dans le tribunal d’Ankara durant l’audience. Les tensions se sont déclenchées à l’extérieur lorsque le juge a décidé que le policier pourrait témoigner par vidéo-conférence et qu’il a refusé que ce dernier soit placé en détention provisoire, comme le réclamait la défense. Des centaines de manifestants s’étaient réunis devant le tribunal et des heurts ont suivi la décision du tribunal de laisser le policier en liberté. La police a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser la foule. Elle a également dispersé avec les mêmes moyens un groupe de personnes qui tentaient de bloquer la circulation devant le tribunal. Un certain nombre d’entre elles ont été blessées et emmenées à l’hôpital. Les 19 personnes interpellées ont donc été libérées hier soir.

Affrontements devant le tribunal d’Ankara

Affrontements devant le tribunal d'Ankara

Une troupe de commandos C-60 qui rentrait d’une mission dans les villages de Hiddoor et de Hicher du district de Gadchiroli (Maharashtra) a rencontré une brigade de guérilleros, entraînant une longue fusillade entre les deux camps. Les maoïstes ont finalement battus en retraite, parvenant à emmener plusieurs de leurs camarades blessés. Par contre, sur les lieux, les forces de sécurité ont retrouvé les corps de deux combattantes tuées par balles. En outre, prenant le temps de ratisser la zone, les soldats ont retrouvé un fusil, une vingtaine de sacs à dos, de la littérature maoïste et des ustensiles de la vie quotidienne. C’est alors qu’ils récupéraient ce matériel que la brigade maoïste a déclenché sa contre-attaque. Un soldat a été tué et plusieurs autres grièvement blessés avant que la troupe ne parvienne à prendre la fuite.

Quelques jours après avoir fermé la page de la section locale d’Istanbul du parti pro-kurde BDP (Peace and Democracy Party), Facebook a fermé hier celle de son quartier général. La raison de cette fermeture serait l’utilisation du terme ‘Kurdistan’ sur la page. La société américaine n’a pas encore communiqué publiquement sur sa décision. De son côté, le BDP a réagi: ‘Facebook cite l’utilisation du mot ‘Kurdistan’ dans un message posté sur la page. Le mot ‘Kurdisan’ est un mot légitime et légal’. Et d’ajouter que cette censure est le résultat de la coopération constante entre Facebook et le parti au pouvoir, l’AKP ‘La coopération entre l’AKP, qui a découvert la valeur des médias sociaux au cours de la résistance de Gezi, et Facebook se poursuit sans relâche. En conséquence de cette coopération, la censure de notre parti sur Facebook augmente de plus en plus. La politique de censure de Facebook à l’égard de notre parti est semblable à la politique de pression assumée au niveau politique’.

Un mois après l’occupation de la Place de Jaude par des réfugiés et des demandeurs d’asile à Clermont-Ferrand, plusieurs familles se retrouvent à nouveau à la rue. La mairie de Clermont-Ferrand a été occupée aujourd’hui par des militants réclamant un logement pour ces familles. La mairie a rapidement été encerclée par la police. Des incidents ont alors opposés la police (puis des renforts de CRS) à des sympathisants qui tentaient de rejoindre les occupants, notamment un groupe d’antifascistes qui venaient de se rassembler devant le local du FN. L’affrontement a donné lieu à matraquages et gazages à bout portants de la part des policiers, autodéfense, barricades et jets de bouteilles de la part des manifestants. Après des heures d’affrontements et de négociations, toutes les familles et personnes à la rue ont été relogées… pour la nuit dans des hôtels.