L’Union européenne s’est dotée d’un centre européen pour aider les États à lutter contre les activités des organisations criminelles sur l’internet. EC3, nom de code de ce centre installé dans les locaux d’Europol à La Haye, sera inauguré vendredi par la commissaire chargée de la Sécurité et sera opérationnel à compter du 11 janvier. EC3 n’aura pas un rôle de police. Les crimes commis dans le cyberespace devront être élucidés par les Etats; sa vocation est d’apporter son expertise aux enquêtes de police et de coordonner les informations. Doté d’un budget de 4,6 millions d’euros pour 2013, EC3 devrait compter 40 collaborateurs à ses débuts.

Le site du centre

UE: Inauguration du nouveau centre anti-cybercriminalité

En Espagne et au Portugal, les manifestations anti-austérité de la journée internationale d’actions appelée par la Confédération Européenne des Syndicats s’set clôturée par des affrontements entre les forces anti-émeutes et les manifestants. A Lisbone, ces derniers s’étaient rassemblés devant le Parlement à l’issue du cortège de l’après-midi. Alors que la foule était entassée derrière des barrière de protection, celle-ci s’est confrontée aux policiers qui ont rapidement réagit en chargeant à coups de matraque. Les manifestants ont eux lancé des pierres et autres objets. Cinq d’entre eux ont été blessés. A Madrid et à Barcelone, les forces anti-émeutes ont également chargé pour disperser les manifestants rassemblés en fin de journée, n’hésitant pas à tirer des balles en caoutchouc sur la foule qui lançait des projectiles. Au total, en Espagne, 142 personnes ont été interpellées et 74 blessées.

Policiers anti-émeutes

Policiers anti-émeutes

En Espagne et en Italie, les manifestants ont repoussé la police pour occuper chantiers, monuments,…

Espagne: la police tabasse à tour de bras à Madrid, des affrontements ont lieu également en Asturie, Andalousie,…

Italie: clash entre le bloc étudiant et la police à Milan, où les “book-blocks” utilisent la “formation de la tortue” à l’aide de livres-boucliers géants). À Naples et à Pise (où la tour éponyme est occupée).

Londres: la police a gazé et matraqué le cortège.

En Belgique, aucun clash n’a été rapporté, mis à part un échauffement devant l’ambassade espagnole. La grève a en revanche été bien plus suivie qu’attendu. 3000 manifestants à Bruxelles, mobilisation massive a Charleroi, Namur, Lille (1750 belges sur place). Le rail bloqué, la métallurgie touchée, quelques écoles,…

14 novembre 2012 Madrid

14 novembre 2012 Milan

14 novembre 2012 Madrid
14 novembre 2012 Milan

Italie: des émeutes ont éclatés dans de nombreuses villes italiennes, notamment à Turin où des affrontements ont lieu entre manifestants, jaunes et policiers. À Brescia, la police charge, gaze et arrête les manifestants.

Espagne: à 11h, on estime 62 arrestations et 34 blessés dont 18 policiers. La grève est très bien suivie.

Portugal: 100% de grévistes dans toutes les grandes villes portugaises, le syndicat CGTP vient de publier un communiqué dénonçant l’intimidation policière des travailleurs. La police anti-émeutes est extrêmement présente alors qu’aucun affrontement n’a encore été rapporté dans le pays.

À Athènes la grève se tiendra de 12 à 15h, à Berlin une manifestation traversera la ville à midi, en France les trois principaux syndicats organisent 25 manifestations à travers le pays.

Europe : Greve générale, la situation à 11h

La Confédération Européenne des Syndicats (CES) a appelé ce 14 novembre a des actions dans toute l’Europe contre l’austérité, actions variant entre la grève totale et de petites actions totales. En Belgique, le réseau ferroviaire est à l’arrêt depuis 22h hier soir, des piquets de grève prennent place, entre autres, dans les gares depuis 5h ce matin et depuis 7h devant l’Université Libre de Bruxelles.

C’est en Espagne que la répression a ouvert le bal ce matin. 80 à 92% des travailleurs de l’UGT et du CCOO (deux principaux syndicats espagnols) sont apparemment en grève, des centaines de manifestants étaient dans les rues de Madrid dés 2h ce matin, le Congrès y est entouré par la police et par des clôtures. A Malaga, la police a gazé un piquet de grève de 150 personnes tôt ce matin.

Le Portugal suivra également une grève totale tandis que la Grèce sera en grève durant plusieurs heures.

Plus d’informations suivront dans la journée.

Le 10 juillet dernier, l’Espagne avait été condamnée pour avoir prolongé illégalement la détention d’une prisonnière membre de l’ETA. Inès Del Rio Prada a été condamnée à plus de 3000 ans de prison mais était libérable le 2 juillet 2008 en vertu d’un loi sur le cumul des peines qui avait fixé sa détention à trente ans. Peu avant sa libération, l’Audience Nationale, se basant sur la jurisprudence, avait prolongé sa détention jusqu’au 27 juin 2017. C’est cette décision qui avait été condamnée par la cour de Strasbourg, celle-ci estimant que l’Espagne avait violé les article 7 (pas de peine sans loi) et 5 (droit à la liberté et à la sûreté) de la Convention européenne des droits de l’homme. Le gouvernement espagnol avait alors immédiatement le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre, son instance suprême. Ce mardi, la CDEH s’est prononcée en faveur de cet appel, sans toutefois préciser à quelle date serait réexaminée l’affaire. En attendant, Inès Del Rio Prada reste incarcérée.

Suite de notre feuilleton des programmes sécuritaires du 7e Programme-Cadre de Recherche et Développement de l’UE : SAFIRE (Scientific approach to finding indicators and responses to
radicalisation).

Le but de SAFIRE est d’améliorer la compréhension fondamentale des processus de radicalisation et d’utiliser ces connaissances pour élaborer des principes pour améliorer des interventions visant à prévenir, stopper et inverser la radicalisation. SAFIRE développe un modèle de processus de radicalisation, qui décrit le processus de la modération à l’extrémisme, basée sur une approche non linéaire des systèmes dynamiques et une typologie des groupes radicaux. Cela représente une approche novatrice qui n’a pas été explicitement appliqué à ce domaine jusqu’à présent. SAFIRE aborde également d’autres aspects de la radicalisation tels que la relation entre la culture nationale et de la radicalisation, la radicalisation sur Internet, et la définition des indicateurs observables du processus de radicalisation. Ce projet veut améliorer la compréhension des aspects conceptuels de la radicalisation (par exemple, la dynamique psycho-sociales des groupes radicaux et particuliers), et les caractéristiques pratiques et le modus operandi des groupes radicaux (techniques de recrutement, par exemple).

Le programme SAFIRE est piloté par la Nederlandse Organisatie voor Toegepast Naturwetenschappelijk Obderzoek. son coût total est de 3.680.000 € avec une contribution de l’UE de 2.900.000 €.

Suite de notre feuilleton des programmes sécuritaires du 7e Programme-Cadre de Recherche et Développement de l’UE: SeaBILLA (Sea border surveillance).

Les objectifs du projet sont, 1° de définir l’architecture de systèmes de surveillance des frontières maritimes de l’Europe d’un bon rapport coût/efficacité, intégrant des activités spatiales, terrestres, maritimes et aériennes, appliquant des solutions technologiques avancées pour améliorer les performances de la surveillance, 2° de développer et d’expérimenter des améliorations significatives dans l’automatisation de la détection, la poursuite, l’identification et l’analyse du comportement de tous les navires, tant dans les eaux libres, que proches des côte. SeaBILLA se base sur les exigences définies par des utilisateurs expérimentés opérationnels de systèmes de surveillance des frontières maritimes. Ces exigences ont été transformés en scénarios représentatifs, mettant en évidence les lacunes et les possibilités de coopération fructueuse entre les états membres de l’UE. Le coût total du projet est de 15.550.000€ avec une contribution de l’UE de 10.000.000€.

Le site du projet

Les programmes sécuritaires de l’UE (17): SeaBILLA

Episode du jour de notre feuilleton des programmes sécuritaires du 7e Programme-Cadre de Recherche et Développement de l’UE :SAMURAI (Suspicious and abnormal behaviour monitoring using a network of cameras & sensors for situation awareness enhancement)

Le but de SAMURAI est de développer et d’intégrer un système de surveillance permanent, intelligent et innovant pour le contrôle des activités des personnes et des véhicules dans et autour de zones d’infrastructure publique sensible (aéroports, gare, stade, centre commercial).

SAMURAI comporte des nouveautés importantes qui le distingue des autres activités récentes et en cours. Il utilisera des systèmes hétérogènes de capteurs en réseau plutôt que les seules caméras de vidéosurveillance, de sorte qu’une multitude de sources d’informations complémentaires pourront être fusionnés pour créer une visualisation plus détaillée d’un espace public bondé. Les systèmes existants se concentrent sur l’analyse de vidéos enregistrées à l’aide de règles fixes prédéfinies. SAMURAI développe un profilage de comportement évolutif en temps réel et le système de détection d’anomalie pour des événements d’alarme et une prédiction avec une réduction des fausses alarmes. Le budget total du programme est de 3.640.000 € avec une contribution de l’UE de 2.480.000 €.

Les programmes sécuritaires de l’UE (16): SAMURAI

Episode du jour de notre feuilleton des programmes sécuritaires du 7e Programme-Cadre de Recherche et Développement de l’UE : SeRoN (Security of road transport networks).

Le principal objectif du programme est d’étudier les impacts de possibles attentats contre le réseau de transport, notamment régional et suprarégional. SeRoN se concentre sur le développement et la validation d’un projet méthodologique novateur qui consiste à fournir un cadre commun pour l’analyse critique de la vulnérabilité de l’infrastructure routière européenne à d’éventuelles attaques. Cette méthodologie est basée sur une interaction interdisciplinaire d’expertise et des méthodes innovantes de simulation. Des mesures de protection, des contre-mesures et des stratégies d’atténuation des risques pour les infrastructures de transport routier pourront sur cette base être choisies et évaluées de manière appropriée quant à leur incidence sur la sécurité et sur le rapport coût/efficacité. Le budget total de SeRoN est de 2.950.000€ avec une contribution de l’UE de 2.250.000€.

Le site du projet SeRoN

Les programmes sécuritaires de l’UE (15): SeRoN