Actualité de la répression et de la résistance à la répression

17 février 2017

Bruxelles : Rassemblement contre les violences policières

Un rassemblement est organisé samedi, place de la Monnaie à 14H, pour réclamer la justice pour les victimes de violences policières. Ce rassemblement veut rendre visible les cas de Mehdi, Younès et Benjamin et réclamer justice pour ces différentes personnes qui sont loin d’être des cas isolés. Le rassemblement est organisé par la Campagne Stop Répression (voir le site).

Manif Place de la Monnaie Manif Place de la Monnaie

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17 février 2017

France : Le fichage TES sera appliqué tel quel

Ce matin, un arrêté du ministère de l’Intérieur français vient programmer la généralisation du fichier TES (voir notre article) à toute la France métropolitaine selon un calendrier s’étendant du 21 février au 28 mars. Une mesure qui vient raboter la portée des promesses passées. Les vœux exprimés par le Conseil national du numérique, visant à mettre en pause ce processus, outre les solutions alternatives exposées par Inria cette semaine n’auront donc eu aucun effet. Ce fichier regroupant l’ensemble des informations du passeport français et de la carte nationale d’identité, dont les données biométriques (visage et empreintes digitales).

Dans un communiqué, toujours en ligne et cosigné avec la secrétaire d’État au numérique, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve avait promis que « dans le cadre d’une demande ou d’un renouvellement d’une carte nationale d’identité, le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé ». Cette concession, qui faisait suite aux critiques de la CNIL, du CNNum et d’une tempête dans l’opinion, n’a pas été actée. L’article 10 du décret TES est resté intact : il prévoit que « le demandeur du titre est informé, au moment de la demande (…) du nombre et de la nature des empreintes digitales enregistrées dans le traitement ». Non qu’il puisse refuser un tel versement.

infographie

17 février 2017

Bruxelles : Manifestation des travailleurs sociaux pour le secret professionnel

Plus de 500 personnes se sont rassemblées hier jeudi, à partir de 13H30, devant le palais de justice de Bruxelles pour s’opposer à la levée du secret professionnel dans le contexte terroriste (voir notre article). Quelques opposants se sont par la suite rendus symboliquement devant le Parlement fédéral, où la proposition de loi de la N-VA, soutenue par le MR, l’Open VLD, le CD&V et le cdH, sera discutée dans l’après-midi. Cette mobilisation a été initiée par le mouvement « École en colère » et le réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté avec le soutien de nombreuses associations, de syndicats, de plusieurs écoles sociales, du Comité de Vigilance en Travail social ainsi que de la Ligue des Droits de l’Homme. Finalement, la Chambre ne s’est pas prononcée ce jeudi en séance plénière sur la proposition de loi. L’opposition a déposé une série d’amendements et a pu réunir suffisamment de députés pour obtenir leur examen par le Conseil d’Etat.

Le rassemblement des travailleurs sociaux Le rassemblement des travailleurs sociaux

17 février 2017

Kenya : Libération des syndicalistes médecins

Les sept représentants syndicaux des médecins kényans du service public écroués lundi (voir notre article) ont fait appel mercredi de leur condamnation à un mois de prison, en arguant que leur libération était "le seul moyen pour que les discussions salariales actuellement bloquées continuent". Le tribunal a ordonné leur remise en liberté jusqu’à la date de leur appel, le 23 février. D’ici là, ils reprendront les négociations avec le gouvernement, pour tenter de mettre fin à une grève qui paralyse les hôpitaux publics kényans depuis deux mois et demi.

Les grévistes dénoncent l'arrestation dee leurs représentants Les grévistes dénoncent l’arrestation de leurs représentants

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17 février 2017

Turquie/Kurdistan : Vaste rafle anti-PKK

Un total de 834 personnes accusées d’être liées au PKK   ont été arrêtées lundi et mardi lors d’une vaste opération antiterroriste menée dans toute la Turquie sous le commandement de la Direction générale de la sécurité (EGM). Selon la police, cette opération a été menée pour prévenir une "offensive de printemps" du PKK   à l’occasion du 18e anniversaire de la capture d’Abdullah Ocalan. La rafle a eu lieu dans 37 provinces du pays, dont celles d’Ankara, d’Adana, de Mersin, de Konya et d’Antalya. Selon l’EGM, deux Kalachnikov, onze pistolets et 15 fusils à pompe ont été saisis à cette occasion.

Par ailleurs, les opérations de contre-guérilla se pouruivent dans les montagnes : un sergent-chef de la gendarmerie turque a été tué lors d’une telle opération dans la commune Dortyol, dans les monts Amanos (Hatay). A Artuklu, les gendarmes ont trouvés hier deux dépôts de la guérilla contenant notamment des roquettes de 107mm et 90mm.

Matériel du PKK découvert par la gendarmerie turque Matériel du PKK découvert par la gendarmerie turque

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17 février 2017

Philippines : La guérilla prouve avoir capturé des militaires

Le commandement régional des opérations de la NPA   pour le Sud de Mindanao, a rendu public mercredi une vidéo dans laquelle apparaissent deux militaires (un sous-officier et un soldat du 39e bataillon d’infanterie) capturés dans un check point de la guérilla maoïste il y a deux semaines à Sulta Kudarat. La NPA   se dit prête à leur libération. La reprise des combats a entraîné des déplacements de population, notamment dans la région d’Asipulo et de Maddela, où l’armée mène une opération de ratissage.

Recensement des combats entre l'armée gouvernementale et la guérilla maoïste du 1er au 9 février (chiffres gouvernementaux) Recensement des combats entre l’armée gouvernementale et la guérilla maoïste du 1er au 9 février (chiffres gouvernementaux)

17 février 2017

Bruxelles : Rassemblement "Pour Théo, contre la police" ce vendredi à 18h

Sur Indymedia, un appel à rassemblement en solidarité avec Théo, violé par un policier en France, et contre la police. Rassemblement à 18h, Place Bara (derrière la Gare du Midi) ce vendredi 17 février.

Mise à jour 17/2
19:45 : La plupart des gens présents sur place ont été arrêtés avant le début de la manifestation. On ne sait pas exactement combien de personnes ont été arrêtées (peut-être une trentaine). Elles ont été transférées vers les casernes d’Etterbeek. La police était présente en force derrière la Gare du Midi, de nombreuses patrouilleuses et combis ainsi que plusieurs voitures banalisées. L’hélicoptère a également été sorti.

22.15 : Le gros des arrêtés n’aurait pas été emmené aux casernes mais dans un autre commissariat. Comme d’habitude pour ce genre de manifestation, la police a arrêté au hasard et embarqué de nombreuses personnes qui passaient par là.

Rassemblement "Pour Théo, contre la police" Rassemblement "Pour Théo, contre la police"

16 février 2017

Colombie : Attaque de la guérilla contre l’armée

Un détachement de militaires a fait l’objet d’une attaque à la grenade dans la localité de Susumuco, sur la route Bogota-Villavicencio, mardi après-midi. Cette attaque a fait cinq blessées, dont quatre militaires : trois soldats et un lieutenant. L’attaque a été effectuée par des membres présumés de l’ELN   qui circulaient à moto et ont jeté deux grenades. La grande route entre les deux villes a été fermée pendant quelques minutes. Cette attaque survient alors que les négociations de paix entre l’ELN   et le gouvernement colombien se sont ouverte à Quito (voir notre article)

Barrage routier de l'armée colombienne Barrage routier de l’armée colombienne

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16 février 2017

France : Incidents à Paris, Rouen et Lille

Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés hier mercredi en fin de journée dans le nord de Paris pour dénoncer les violences policières en lien avec l’affaire Théo, donnant lieu à des quelques heurts avec les forces de l’ordre et des dégradations Sous le métro aérien Barbès, étroitement quadrillés par les forces de l’ordre et débordant sur la chaussée, des manifestants ont allumé des fumigènes, brûlé des poubelle, jeté des projectiles contre les policiers, qui ont chargé et en effectué des tirs nourris de gaz lacrymogènes. En scandant « tout le monde déteste la police » ou « la police est raciste », des groupes ont tenté à plusieurs reprises de quitter le carrefour Barbès pour partir en cortège, avant d’être refoulés au moyen de lacrymogènes. Des groupes de manifestants se sont alors dispersés du côté de République, entre le Cirque d’hiver et le quartier du Marais.

A Rouen, la manifestation a donné lieu à des affrontements se soldant par deux blessés légers et 21 interpellations. Des vitrines ont été brisées et de nombreuses poubelles incendiées. A Lille, une partie des 500 manifestants a prolongé le défilé en retournant dans des ruelles où ils ont provoqué quelques dégâts. Une jeune fille a été interpellée.

Les incidents à Barbès Les incidents à Barbès

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15 février 2017

Bruxelles : Solidarité avec Musa Aşoğlu

Accusé puis acquitté en Belgique dans la fameuse "affaire DHKP-C  " entre 2005 et 2009, le révolutionnaire turco-néerlandais Musa Aşoğlu n’a pas fini d’être harcelé par les États alliés au régime turc. Ces dernières années, il était la cible d’une véritable chasse à l’homme organisée par la CIA sur le sol européen. Sa tête a été mise à prix pour 3 millions de dollars par les USA qui le présentent comme un dirigeant du DHKP-C  , une organisation révolutionnaire qui s’est attaquée plusieurs fois aux intérêts américains en Turquie, mais aussi à l’oligarchie turque.

Contraint de vivre dans la clandestinité, Musa Aşoğlu aujourd’hui âgé de 55 ans, a finalement été capturé le 2 décembre dernier par la police allemande à Hambourg. Musa Aşoğlu est depuis incarcéré à la prison de Karlsruhe, sans avoir commis aucune infraction en Allemagne, uniquement sur base des dossiers des services anti-terroristes turcs, qui ont de lourds antécédents de dossiers construits à base de faux éhontés et de prétendus "aveux" extorqués sous la torture.

Musa Asoglu Musa Asoglu

Soutenir Musa Aşoğlu, c’est soutenir la résistance contre le fascisme en Turquie, c’est dénoncer la collaboration des instances policières et judiciaires européennes avec les tortionnaires d’Ankara.

Programme d’actions la semaine prochaine à Bruxelles
Mardi 21 février de 14H00 à 16H00 : Stand et distribution de tract place de la Monnaie
Mardi 21 février à 18H00 : soirée de solidarité au Sacco-Vanzetti  , avec informations, initiative culturelle et buffet turc
Mercredi 22 février à 10H00 : Rassemblement place du Luxembourg
Mercredi 22 février de 17H00 à 19H00 : Écrivons aux prisonniers politiques en Turquie, au Sacco-Vanzetti  .

Un rassemblement pour Musa Asoglu en Allemagne Un rassemblement pour Musa Asoglu en Allemagne

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15 février 2017

Grèce : Les antifas affrontent fascistes et policiers au procès d’Aube Dorée

Des militants antifas se sont affrontés hier avec des policiers et des fascistes au palais de justice à Athènes, lors du procès contre le parti Aube Dorée poursuivi pour plusieurs crimes (y compris le meurtre en septembre 2013 du rappeur Pavlos Fyssa) faisant de lui une organisation criminelle. Parmi les éléments à charge, un concert de 2005 où étaient présents de nombreux dirigeants d’Aube Dorée, à l’occasion duquel était brandi un drapeau hitlérien et appelé à l’extermination des Juifs (voir ici la vidéo).

À 8h30 du matin donc, environ 50 antifascistes sont venus d’une station de métro à proximité du palais de justice, mais les policiers ont refusé de les laisser entrer, bien qu’il reste encore quelques sièges dans la salle d’audience. Entre 15 et 20 militants antifa étaient à l’intérieur du bâtiment, et quand les policiers ont laissé un groupe de fascistes. Les affrontements ont alors commencés, les policiers anti-émeute s’alliant aux fascistes pour repousser les antifas hors de la salle.

Les affrontements au Palais de justice d'Athènes Les affrontements au Palais de justice d’Athènes

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15 février 2017

Inde : Deux paramilitaires tués par la guérilla

Deux paramilitaires appartenant à la Force Spéciale Opérationnelle (STF) de la police de Chhattisgarh, force spécialisée dans la lutte anti-guérilla, ont été tués lors d’une fusillade avec des maoïstes dans la région de Bastar alors que leur unité menait une opération de ratissage dans la zone forestière Tumdiwal de Kondagoan. Ce même mercredi, un groupe de 7 maoïstes se sont rendus aux forces de sécurité dans le district de Singhbhum, avec à leur tête un commandant zonal, Kanhu Munda alias Mangal Ji, qui était activement recherché et sur la tête duquel les autorités avaient mis depuis longtemps une forte prime.

Guérilleros maoïstes Guérilleros maoïstes

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15 février 2017

France : Contrôle biométrique des voyageurs pour l’Eurostar

Des sas de contrôle automatisés des passeports intégrant une technologie de reconnaissance faciale, conçu par le groupe portugais Vision-Box, sont désormais opérationnels pour les Eurostar au départ de la Gare du Nord, à Paris. Les mêmes sas étaient utilisés à la gare Saint-Pancras de Londres depuis l’Euro 2016. Réservés aux citoyens européens majeurs disposant d’un passeport biométrique, les sas automatiques "vb i-match" vérifient l’identité du voyageur à l’aide de la technologie de reconnaissance faciale, le tout en quelques secondes. Le système intègre aussi la reconnaissance des empreintes digitales et de l’iris. Après Londres et Paris, Eurostar prévoit d’installer les mêmes sas à la gare de Bruxelles-Midi, mais n’est pas encore en mesure d’annoncer à quelle date.

Le nouveaux portiques Les nouveaux portiques

14 février 2017

Kenya : Sept syndicalistes emprisonnés pour n’avoir pas mis fin à une grève

Sept représentants syndicaux des médecins kényans ont été écroués lundi, après avoir été condamnés à un mois de prison pour leur rôle dans une grève qui paralyse les hôpitaux publics du pays depuis dix semaines. Les syndicalistes avaient été condamnés mi-janvier à un mois de prison avec sursis par une juge qui leur avait donné deux semaines pour annoncer la fin de la grève, faute de quoi la peine serait appliquée. La même juge a ordonné lundi leur incarcération, estimant qu’il n’y avait aucun motif de revenir sur son jugement précédent.

Les syndicalistes ont, sitôt le jugement prononcé, été menottés et conduits en prison, en passant parmi leurs partisans rassemblés devant le tribunal, pancartes en main. La grève a démarré le 5 décembre dans les hôpitaux publics. La justice a donné raison au gouvernement qui considère le mouvement illégal au motif qu’il a été enclenché alors que des négociations salariales étaient en cours. Les quelque 5.000 médecins du secteur public ont fait valoir que leur revendication principale - une multiplication de leur salaire par quatre - figurait dans un accord de négociation collective signé en 2013, mais qui n’a jamais été appliqué. Outre leurs revendication salariale, ils dénoncent la corruption des autorités kenyannes.

Manifestation des médecins Manifestation des médecins

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14 février 2017

France : 20.000 Kurdes manifestent à Strasbourg

Arrivé à bord de 200 bus, de centaines de voitures, environ 20 000 Kurdes de France et d’Europe du Nord se sont déplacés pour leur manifestation annuelle à Strasbourg. Les communautés kurdes des pays du Sud de l’Europe organisent en parallèle leurs propres rassemblements pour la libération d’Abdullah Ocalan et de tout les prisonniers politiques kurdes. Outre la manifestation de ce samedi à Strasbourg, une veille permanente est organisée depuis 4 ans devant le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe, situé également à Strasbourg.

Manifestants à Strasbourg Manifestants à Strasbourg

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