Au troisième mois de grève générale, de nouvelles manifestations de masse contre l’austérité ont débouché sur des affrontements en Colombie. A Bogotá, le 28 juillet, suite à 17 marches et mobilisations, quatre affrontements distincts ont eu lieu. Dans le secteur d’Usme, au sud de la capitale, des manifestants cagoulés ont caillassé plusieurs policiers. Six policiers ont été blessés et ont été évalués. Il y a eu des émeutes et des affrontements à proximité du Portal de Americas et du Portal de Suba. Au carrefour de la Carrera 10 avec la Calle 27 Sur, il y a eu un barrage, et l’intervention policière a conduit à des émeutes.

Dans la ville de Bucaramanga, après les manifestations, tard dans la nuit, il y a eu des émeutes dans la zone autour de l’Université industrielle de Santander. Deux policiers ont été blessés et le système de vidéosurveillance a été saboté. Plus au nord, à Barranquilla, trois manifestations se sont terminées dans le centre-ville par une attaque contre la mairie de district. Il y a eu aussi trois émeutes à Medellín, dont l’une était importante et a duré plusieurs heures dans le quartier de Moravia, au nord-est de la ville. Cinq policiers ont été blessés.

La Turquie construit actuellement un nouveau mur le long de sa frontière iranienne. Lorsque le mur sera achevé, la communication entre les villageois kurdes frontaliers sera complètement coupée. L’année passée sept personnes ont été tuées dans la région frontalière et 124 personnes au cours des 20 dernières années, principalement des bergers kurdes, accusés par la suite de contrebande par les forces de sécurité iraniennes ou turques. Sur les 295 km de frontière avec l’Iran, la Turquie a déjà installé 77 postes militaires, déployé des centaines de soldats patrouillent quotidiennes et creusé des fossés d’une largeur et d’une profondeur de 5 mètres le long de la frontière. A cela s’ajoute des centaines de drones armés qui surveillent la zone frontalière depuis les airs jour et nuit.

 

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La police de Las Vegas (LVMPD), a annoncé avoir résolu le meurtre datant de 1989 grâce à une quantité infime d’ADN couplée à des données généalogiques publiques. L’affaire avait été classée car les échantillons d’ADN trouvés sur la scène de crime n’étaient pas assez volumineux pour les analyser. Dernièrement, ces échantillons ont été confiés à Othram Labs, un laboratoire d’analyses privé spécialisé dans l’analyse de preuves médico-légales dégradées. Les enquêteurs ont envoyé seulement 0,12 nanogramme d’échantillons d’ADN, soit environ 15 cellules, au laboratoire pour trouver une correspondance. Pour comparaison, un kit de test ADN à domicile nécessite en moyenne au moins 750 nanogrammes.

Les enquêteurs ont utilisé la plateforme de séquençage Forensic-Grade Genome Sequencing, développée par Othram Labs, qui combine l’intelligence artificielle et l’exploitation de bases de données pour établir des profils génétiques même lorsque les échantillons sont minimes. Ainsi en combinant cette technologique aux bases de données généalogiques publiques, ils ont réussi à identifier le cousin du suspect puis l’auteur présumé, qui avait laissé son ADN sur une autre scène de meurtre et qui s’était suicidé en 1995.

Mohamad al-Alami, âgé de 12 ans, a été tué dans la ville de Beit Omar au nord-ouest d’Hébron. Il a été grièvement blessé à la poitrine alors qu’il se trouvait dans une voiture avec son père. Un autre Palestinien de 41 ans a été tué tard mardi soir par un tir israélien à l’entrée d’une localité de Cisjordanie occupée, théâtre d’affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines. Samedi, un adolescent palestinien de 17 ans blessé la veille dans des heurts avec des soldats israéliens est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital. Ces heurts ont opposé des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée.

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Alors que les manifestations se poursuivent dans le Khouzistan et touchent d’autres régions de l’Iran, les forces répressives continuent à faire usage de de balles réelles contre des manifestants non armés. Douze manifestants ont été tués. Dans la soirée du 26 juillet, au douzième jour du soulèvement, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu à Karadj, près de Téhéran, avec le slogan « A bas le dictateur », en soutien au soulèvement du Khouzistan. À Kermanchah, les habitants ont rejoint le soulèvement du Khouzistan contre le manque d’eau et d’électricité en brûlant des pneus et en fermant la route dans le quartier de Dareh Deraz, le même jour. Les habitants de la ville de Mahdieh ont également bloqué l’autoroute vers Kermanchah en brûlant des pneus. Les forces répressives ont tenté de les disperser en ouvrant le feu sur les manifestants.

Manifestation au Khouzistan

Budheshwar Oraon, un cadre du Parti communiste d’Inde (maoïste) a été tué lors d’une opération menée par les paramilitaires anti-guérilla des forces spéciales “Jharkhand Jaguar” et “Cobra” de la CRPF. Les autorités indiennes avaient promis une récompense de 150.000 roupies pour sa capture. Divers parquets de l’état du Jharkhand avaient ouvert pas moins de 109 dossiers contre lui, donc plusieurs attaques ayant coûtés la vie à des policiers et paramilitaires. Budheshwar Oraon a été tué après une traque menée par les paramilitaires aidés par des chiens pisteurs, un chien a été tué et un paramilitaire blessé dans l’opération. Les maoïstes qui accompagnaient Budheshwar Oraon ont pu s’échapper.

L’avis de recherche contre Budheshwar Oraon

 

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Un étudiant de l’université de Kinshasa a été tué samedi 26 à Kinshasa par un policier qui lui reprochait de ne pas porter de masque pendant l’enregistrement d’une vidéo commandée dans le cadre d’un travail pratique. L’étudiant qui était accompagné d’une dizaine de ses collègues et d’un enseignant a reçu deux balles. Les étudiants ont barricadé des routes, brûlé des pneus alors que d’autres échangeaient des jets de pierres avec les forces de l’ordre. Le bureau de la police près de l’université a été brûlé samedi alors que le tireur s’est enfui laissant derrière lui son arme et sa tenue. Les étudiants ont encore tenté d’encore manifester lundi, mais la police a utilisé contre eux les kulunas, des gangs des quartiers populaires liés à des réseaux policiers.

 

Il y a au moins trois manifestation samedi 24 à Paris avec plusieurs milliers de participants. Près de la gare Saint-Lazare, des policiers à moto ont tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants alors qu’ils tentaient de faire descendre les policiers de leurs motos. 9 personnes ont été arrêtées. En plus de Paris, des manifestations ont eu lieu dans plus d’une centaine de villes à travers le pays. A Marseille, des manifestants ont attaqué des journalistes et une équipe de télévision. A Strasbourg, environ 4000 personnes ont manifesté. A Lyon, une centaine de manifestants ont lancé des pétards sur la police. Les agents ont répondu avec des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont ensuite tenté de bloquer l’autoroute avec Ron. La police a utilisé un canon à eau. Vendredi matin, l’Assemblée nationale a adopté une nouvelle loi anti-gouvernementale qui ouvre la voie au licenciement des salariés des établissements publics qui refusent d’obtenir un pass sanitaire. Le pass a déjà été utilisé dans des installations culturelles et de divertissement, avec une extension pour les cafés, les restaurants et les trains prévue début août.

Les affrontements à Lyon

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La fraction des FARC qui n’a pas mis bas les armes a revendiqué, dans une vidéo, plusieurs attaques contre les forces armées mais aussi le mitraillage de l’hélicoptère transportant le président et une attaque contre une base américaine. Le bloc Magdalena Medio des FARC, dirigé par alias Iván Mordisco et Gentil Duarte, a notamment revendiqué l’action contre la 30e brigade de l’armée à Cúcuta, une action d’abord attribuée à l’ELN (voir notre article) et celle contre le quartier général des forces US en Colombie (voir un extrait de la vidéo).

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Plus les jours passent depuis la publication de l’enquête sur le Projet Pegasus, et plus la liste des victimes s’allonge. Le consortium mené par l’organisation Fordidden Stories a notamment pu mettre la main sur une liste comprenant pas moins de 50 000 smartphones infectés par Pegasus. Amnesty International vient de mettre en place un outil vous permettant de vérifier si votre smartphone a été infecté ou non par le logiciel espion. Celui-ci est disponible ici. La vérification peut être assez longue et fastidieuse car l’outil cherche à vérifier en détail chacun de vos fichiers pour voir si Pegasus s’y trouve. Pour l’heure, il s’agit du seul moyen de vérifier si l’on a été contaminé ou non par ce malware. La liste des victimes ne sera en effet jamais rendue publique. De plus, de nombreuses révélations peuvent encore avoir lieu, tandis que les chercheurs s’appliquent toujours à disséquer Pegasus pour en déceler les secrets.