Le média Révolution Permanente (RP) a été relaxé ce lundi 12 janvier par le tribunal de Paris dans un procès en diffamation intenté par un professeur, après la publication d’un article relayant en 2022 un communiqué d’étudiantes de Paris-1 dénonçant la gestion universitaire de violences sexistes et sexuelles (VSS). Les juges ont estimé que l’article s’inscrivait dans une démarche légitime de relais de la parole étudiante et de prise en compte des victimes de VSS, rejetant l’accusation de « chasse à l’homme ». RP salue cette décision comme une victoire pour la liberté d’expression, le droit d’informer et la lutte contre les procédures-bâillons visant les médias militants (voir notre article).

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Un rassemblement antifasciste est organisé le 19 janvier à 19h, place Igor Stravinsky à Paris, en mémoire de Stanislav Markelov et Anastasia Babourova, assassinés à Moscou le 19 janvier 2009 par un militant néonazi. A cette occasion, les organisateurs dénoncent le rôle des autorités russes dans la répression du mouvement antifasciste, comme en témoigne la détention de nombreux prisonniers antifascistes (voir notre article). Dans ce contexte, l’appel souligne la nécessité d’une solidarité internationale antifasciste.

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Toky, représentant du mouvement Gen Z Madagascar originaire du Melaky, est maintenu en détention depuis un mois, sans évolution de sa situation. Alors que sa détention se poursuit, l’absence de réponse officielle au sujet de sa situation incite ses soutiens à se mobiliser pour exiger sa libération en dépit des menaces des autorités sur plusieurs militants de la Gen Z du pays.

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Gia Abigaill Valentina est une femme trans et prisonnière politique communiste détenue à la prison d’État du New Jersey, un établissement pour hommes, où elle est maintenue à l’isolement depuis plus de onze ans. Elle se bat actuellement pour être transférée hors d’une prison pour hommes, pour bénéficier d’une chirurgie de vulvoplastie d’affirmation de genre et pour obtenir la clémence du gouverneur. Sa campagne de soutien appelle à interpeller le gouverneur Phil Murphy afin qu’il lui accorde la clémence avant la fin de son mandat, le 20 janvier 2026, soulignant qu’il a déjà accordé plus de 200 grâces et pourrait signer la première en faveur d’une femme transgenre dans l’État (voir ici). Par ailleurs, ses soutiens dénoncent le placement des femmes transgenres dans des prisons pour hommes comme une forme de torture et appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération immédiate.

D’ici fin 2026, l’Union européenne pourrait autoriser les États-Unis à accéder aux bases de données biométriques de millions d’Européens, incluant empreintes digitales, traits faciaux et informations sensibles comme l’origine ethnique ou les croyances politiques et religieuses, dans le cadre des partenariats renforcés pour la sécurité aux frontières (Enhanced Border Security Partnerships, EBSP). En échange, les citoyens européens conserveraient l’exemption de visa pour se rendre aux États-Unis. Malgré des relations tendues avec Washington et des inquiétudes sur la protection des données, les capitales européennes ont donné à la Commission européenne un mandat de négociation. Les discussions incluront des garanties sur la proportionnalité et la durée de stockage des informations, mais l’accès aux données pourrait être opérationnel dès fin 2026, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité et à la confidentialité des informations personnelles des citoyens de l’UE.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a lancé un appel inédit aux « harraga », ces jeunes migrants clandestins algériens en situation irrégulière à l’étranger, notamment en France, à rentrer volontairement au pays. Présentée comme une mesure « humaine et responsable », cette initiative intervient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Alger et Paris, liées à la coopération migratoire et à la délivrance des laissez‑passer consulaires nécessaires pour les expulsions, dossier souvent utilisé comme levier de négociation. En 2024, seules 2 999 des 22 426 obligations de quitter le territoire (OQTF) prononcées par la France à l’encontre de ressortissants algériens ont été exécutées, soulignant l’impasse sur la reconduite des migrants. Cette politique d’amnistie et de retour volontaire permet à Alger de reprendre le contrôle sur ces flux, tout en encadrant les retours pour les jeunes en situation précaire et en excluant les auteurs de crimes graves ou de collaborations avec des services étrangers. La mesure s’inscrit donc dans le cadre plus large des négociations bilatérales sur l’immigration et la coopération consulaire, où l’Algérie cherche à protéger ses ressortissants tout en conservant un levier stratégique face à la France, mais sa réussite dépendra de l’acceptation des migrants et de la mise en œuvre effective par les deux administrations.

Le 12 janvier, l’audience concernant la demande d’asile de la révolutionnaire turque Zehra Kurtay s’est tenue devant le tribunal administratif, la décision sera rendue le 19 janvier. Une forte mobilisation de soutien a rassemblé des personnes venues de toute la France et de l’étranger. Ils ont tous souligné les graves risques qu’une extradition vers la Turquie ferait courir à Zehra. Lors de l’audience, le représentant de l’État a présenté la militante et journaliste comme une menace, allant jusqu’à des comparaisons choquantes avec l’attentat terroriste du Bataclan et l’accusant d’une supposée récidive pour ne pas s’être présentée une fois à la gendarmerie, en raison du décès de sa mère. La défense a insisté sur les violations massives des droits humains et les risques de torture en Turquie, citant notamment le cas d’Ayten Öztürk (voir notre article). À l’extérieur de l’audience, les soutiens ont partagé un moment de solidarité et de détermination, tandis que Zehra Kurtay a remercié chaleureusement tous ceux qui la soutiennent. Cela intervient alors que Zehra en est à plus de 190 jours de grève de la faim illimitée pour exiger de pouvoir vivre en France.

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Alex, militant de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire (LJR), arrêté en mars 2025 pour « apologie du terrorisme » après un discours en manifestation, passe en procès ce 13 janvier au tribunal judiciaire de Paris. De nombreuses organisations appellent à se rassembler dès 12h30 devant le tribunal porte de Clichy pour le soutenir. De son côté, le militant communiste libanais et ancien prisonnier politique Georges Abdallah lui a adressé un message de soutien (lire ici). Dans celui-ci, il affirme que : « La situation de notre camarade Alex […] répond en tout point aux critères de la politique de persécution et de harcèlement judiciaire dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires […] L’acharnement judiciaire n’est qu’un élément d’une large panoplie mise à disposition de la contre-révolution préventive. »

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La police du district de Narayanpur, dans l’État indien du Chhattisgarh, a découvert le 10 janvier une importante cache d’armes et de munitions maoïstes. L’opération, menée par une équipe conjointe de la District Reserve Guard et de la police Indo-Tibétaine, s’inscrit dans le cadre d’une campagne visant à réduire l’influence des rebelles maoïstes dans la région. Parmi le matériel saisi figuraient 94 grandes et 70 petites bombes flèches, trois armes improvisées, 15 tuyaux en fer ainsi que des fournitures médicales suggérant un soutien sur le terrain pour les combats.

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Le conseil de discipline a décidé de ne pas sanctionner Djelloul Kheris, secrétaire de la section SUD CT de la mairie d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial, après que le maire RN Steve Briois ait demandé sa révocation. Cette décision fait suite à une mobilisation de plus de 400 personnes, qui ont dénoncé les méthodes d’intimidation, de pression et de diffamation de la mairie visant à museler un syndicaliste et affaiblir la section SUD CT à l’approche des élections professionnelles. Le maire reprochait à Kheris un prétendu manquement au devoir de réserve, confondu avec une obligation d’allégeance. La décision du conseil confirme le caractère vide du dossier, et la balle est désormais dans le camp du maire, qui peut soit renoncer à cette procédure d’acharnement, soit tenter d’imposer une sanction malgré l’avis consultatif.

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