Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Les autorités ont annoncé que la police avait découvert quarante IED et détruit deux bunker-centres d’entrainement ce mercredi dans le district de Garwah (Jharkhand). D’après son porte-parole, la police menait une opération anti-maoïste depuis une semaine dans la jungle de Sania, qui borde les districts de Latehar et de Garwah. Dans les bunkers, les policiers ont également découvert et saisi cinq grenades, deux pistolets, un fusil et des fusibles.

A Nice, plus de 6 millions d’euros ont été investis dans un réseau de 600 caméras de rue, la moitié étant financée par l’État ou le département. Les appareils repèrent déjà les attroupements, les intrusions dans un périmètre défini ou les colis suspects, et ont aussi des capteurs pour détecter les bris de glace et les détonations d’armes à feu. Le 10 janvier dernier, deux jeunes mettent le feu à un scooter volé avec des produits inflammables à retardement. Ils sont déjà loin quand la police arrive. Mais les caméras de rue les ont filmés depuis le début, jusqu’au parking où ils se sont cachés, 7 minutes plus tard. Les policiers sont allés les arrêter.

Au Centre de supervision urbaine, le système fournit en effet aux opérateurs des images en temps directs en fonction des critères sélectionnés (un modèle de voiture et sa couleur par exemple), et d’autres séquences fixant cette fois les images utiles précédents l’incidents (les données sont conservées durant trois mois). Auparavant, il fallait des heures, voire des jours de visionnage, pour remonter le film des événements. Les images intéressent les magistrats et les officiers de police judiciaire, qui effectuent déjà 600 réquisitions vidéo par an auprès du centre pour nourrir leurs enquêtes.

La vidéosurveillance s’intègre dans un dispositif plus général: outre 520 policiers municipaux armés et agents de surveillance de la voie publique, Nice a développé neuf «chaînes de vigilance» dans ses secteurs pavillonnaires, sur les collines, de Ventabrun au Mont Boron. Plus de 110 riverains ont ainsi accepté de devenir correspondants de la police municipale pour l’alerter en cas de suspicion. Par ailleurs, pas moins de 800 bornes d’appel sont sur le point d’être installées en ville. Elles seront intégrées à de nouveaux horodateurs.

France: Nice, laboratoire de la vidéosurveillance « intelligente »

Samedi, plus que 1.000 personnes ont manifesté contre la Conférence internationale d’armement (commençant ce mardi) et le Congrès européen de la police (qui commence mi-février). A la dislocation de la manifestation, des petits groupes se sont affrontés à la police dans les quartiers de Neukölln et de Kreuzberg. La nuit s’est soldée par 35 arrestations dont 13 pénales. Une nouvelle manifestation est prévue pour ce mercredi. Par ailleurs, des incidents ont eu lieu après une descente de police sur le squat berlinois du Rigaer 94.

Allemagne: Affrontements à Berlin

La Russie a commencé à livrer à la police américaine des armes semi-automatiques Saïga-12, un dérivé du fusil d’assaut Kalachnikov fabriqué par la société d’Ijmach, conformément à un accord signé lors du salon Shot Show qui s’est déroulé à Las Vegas du 17 au 20 janvier. Le Saïga-12 est une d’arme puissante et fiable qui tire des cartouches de chasse à la chevrotine ou aux projectiles incapacitants (balles en caoutchouc). C’est une arme optimalisée pour le maintient de l’ordre en milieu urbain.

Russie/USA: Des Saïga12 pour la police américaine!

Début janvier, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bilbao pour réclamer un changement de la politique pénitentiaire et le rapprochement des prisonniers de l’ETA au Pays Basque. En France, les députés ont adopté mardi dernier à la quasi-unanimité une proposition de loi visant à favoriser le rapprochement des détenus condamnés, sauf dans certains cas comme, par exemple, pour des motifs de sécurité.

À Madrid, le ministre espagnol de l’Intérieur a annoncé ce mardi qu’il promouvra « une politique de réinsertion individuelle » pour les prisonniers membres de l’ETA qui sont prêts à abandonner la violence, mais, selon lui, près de 95% des prisonniers de l’ETA obéissent toujours aux instructions de l’organisation. Le ministre a également annoncé une importante réduction des gardes du corps, un service qui coûte plus de 160 millions d’euros à l’Etat espagnol (100 millions pour le seul Pays Basque). Vendredi dernier à Madrid, le président (socialiste) de la Communauté autonome basque a plaidé pour le rapprochement des prisonniers membres de l’ETA dans les prisons du Pays Basque et la légalisation de l’ancien parti Batasuna.

Une colonne armée estimée à environ 200 combattants du PCP-SL, dirigée par le « camarade Artemio », a pris d’assaut cette nuit le chef-lieu du district de Campanilla, dans la province de Mariscal Cáceres. Les maoïstes ont organisé un meeting où ils ont exposé aux habitants le projet de « solution politique » développée non seulement par le « camarade Artemio », et le comité régional du Hualaga du PCP-SL qu’il dirige, mais aussi par le parti MOVADEF, dirigé par un ancien avocat du PCP-SL (ayant lui-même été détenu), qui a demandé l’autorisation de se présenter aux élections en présentant le nombre de signature requise. La « solution politique » en question passe par des réformes politiques et sociales et une amnistie générale.

Comme des voitures bloquaient hier, aux piquets de grève, les entrées de certaines grandes surfaces, la société patronale du secteur, Comeos, projette de poursuivre pénalement les grévistes propriétaires de ces véhicules. Cette démarche est approuvée par la Chambre de commerce de Bruxelles (Beci).

Par ailleurs, un groupe de manifestants a été interpellé lundi après-midi à Nivelles. La police de la zone de Nivelles-Genappe les accuse d’avoir remonté la très commerçante rue de Namur en entrant dans les commerces pour enjoindre de fermer. Les commerçants se sont exécutés mais ont également fait appel aux forces de l’ordre pour se plaindre d’avoir été menacés.

Lors de sa venue pour la manifestation en soutien avec les quatre inculpés du Secours Rouge, l’Aufbau Suisse a pris la parole et a réaffirmé son soutien à la lutte menée pour que le non-lieu soit prononcé dans l’affaire.

Déclaration de l’Aufbau Suisse – format pdf

Le 16 janvier 2006, le militant anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, très lourdement blessé, lors d’une attaque contre la Banque Nationale à Athènes. En première instance, il avait été reconnu coupable de braquage, de soutien mental dans la tentative d’homicide du garde de la banque, d’avoir participé à un gang et d’avoir utilisé une arme à feu, et avait été condamné à 35 ans de prison. Lors de son procès en appel en décembre 2010, ses peines avaient été fusionnées, et il avait écopé d’un total de douze ans et six mois d’emprisonnement. Il vient de sortir de prison en liberté conditionnelle. Lors d’une soirée organisée pour fêter sa libération, il a pris la parole: ‘J’étais, je suis et je resterai un anarchiste. Aussi longtemps que je vivrai et respirerai, le voyage se poursuivra. Ma condamnation est un terrain de lutte et de combat contre l’autorité … Dans le dilemme de soit rester un spectateur faible ou un citoyen actif, j’ai décidé de participer. Et à la fin, nous vaincrons!’