Des manifestants palestiniens ont affronté la police israélienne à Jérusalem, après la libération de la célèbre militante Mona el-Kurd. Cette jeune femme de 23 ans, ainsi que son frère jumeau Mohammed, mènent quotidiennement en anglais et en arabe une intense campagne sur les réseaux sociaux pour sensibiliser l’opinion aux expulsions de familles palestiniennes dans leur quartier de Cheikh Jarrah, situé dans la partie de Jérusalem annexée par Israël. C’est dimanche que la police israélienne avait arrêté la militante pour “troubles à l’ordre public”, à son domicile. Les manifestants se réjouissaient de la libération quand la police les a dispersé avec des grenades à gaz et des grenades assourdissantes, déclenchant les affrontements. Mohammed Al Kurd, qui compte 550.000 abonnés sur instagram, est toujours retenu par les forces d’occupation

Mercredi 2 juin, la direction de la FGTB Bruxelles a procédé au licenciement de Manu Agostini. Manu forme les délégués syndicaux depuis presque 12 ans au sein de la FGTB. La qualité de son travail et son engagement sont largement reconnus. Il est apprécié des délégué.es et la qualité de son travail a toujours été salué. Manu n’est pas un inconnu du Secours Rouge ayant été un des principaux animateur, comme délégué syndical, de la longue et dure grève des travailleurs d’IAC, et trainé en justice par le patronat pour briser la grève: voir notre dossier

Le licenciement ne repose sur aucun fait crédible, n’a été précédé d’aucun avertissement, et il contourne les procédures interne requises. Manu a toujours eu une position critique envers la direction et envers certains membres de la délégation qui, proche de la direction, ne respectent pas les demandes et décisions des travailleurs. Ce licenciement est politique visant à éliminer un élément critique et intimider ses collègues. Ses collègues pourtant le soutiennent, comme l’a montré le tractage organisé ce lundi 7 juin devant le siège de la FGTB.

Une manifestation féministe pour «une Europe sans muraille» et visant à dénoncer les violences exercées contre les migrantes dans leurs pays d’origine a eu lieu à Nice. La ville a été choisie en raison de sa proximité de Vintimille. Les milliers de manifestantes portaient des banderoles comme « Feminist against boarders » ou « la solidarité n’a pas de frontières »… Lors du passage des manifestantes sur la Promenade des Anglais, un drapeau français a été arraché et de nombreux tags contre la police et soutenant les migrants ont été tracés. Il y a eu des incidents avec la police. Dix-sept personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre, pour des affrontements lors de cette manifestation, dont trois à qui il est en outre reproché des tags. La ville de Nice va porter plainte.

Des affrontements se sont produits vendredi soir entre des policiers et des manifestants qui voulaient ériger un barrage routier sur un axe conduisant à Cali, la troisième ville de Colombie. Un policier a été blessé d’une balle. Trois autres manifestants ont été blessés, dont l’un par des tirs. Les affrontements ont eu lieu dans la zone du Paso del Comercio, où des manifestants ont érigé un barrage routier depuis le 28 avril, date du début de la contestation. Les blocages routiers font l’objet d’un bras de fer entre le gouvernement et le Comité national de grève, initiateur de la mobilisation et front le plus visible de la contestation, en pourparlers depuis le 7 mai. Les deux nouvelles victimes enregistrées à Cali portent à au moins 61 le nombre de personnes ayant trouvé la mort depuis le début de la contestation, dont 59 civils et deux policiers.

 

Un paramilitaire d’une Unité Locales des Forces Armées Citoyennes (Cafgu) a été tué et un autre blessé lors d’une attaque des guérilleros de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA) dans la ville de Buenavista, dans la province de Quezon, aujourd’hui samedi. Un sous-officier de l’armée a subi une blessure mineure dans le même engagement. Les forces gouvernementales retournaient au poste de police du centre-ville pour un débriefing, après un déploiement sur le terrain, lorsqu’elles ont été attaquées à l’arme automatique.

De violents affrontements ont éclaté vendredi, près du mont Sabih, à proximité de la ville de Beita, au sud de Naplouse, à la suite de la dispersion par l’armée israélienne d’une manifestation condamnant les colonies. L’armée a utilisé des balles réelles, en métal recouvert de caoutchouc, et des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Le Croissant-Rouge palestinien a prodigué les premiers soins à 10 blessés par balles réelles, parmi lesquels un blessé au cou, dont l’état a été qualifié de grave. Les secouristes sur le terrain ont déclaré avoir soigné des dizaines de personnes qui souffraient d’asphyxie à la suite de l’inhalation de gaz lacrymogène. Depuis quelques mois, des colons israéliens ont établi des maisons mobiles au sommet du mont Sabih, dans le but d’établir un nouvel avant-poste.

Le navire hôpital Sea-Eye 4 de l’organisation allemande Sea-Eye était amarré au port de Palerme après avoir débarqué 415 migrants dans le port sicilien de Pozzallo et observé une période de quarantaine imposée par les autorités sanitaires, quand il a été “inspecté” par les garde-côtes italiens. Ceux-ci ont évoqués «diverses irrégularités de nature technique de nature à compromettre non seulement la sécurité des membres d’équipage mais aussi celle des personnes qui ont été ou qui pourraient être à l’avenir récupérées à bord au cours d’opérations de secours» pour ordonner l’immobilisation du navire. Ce n’est pas la première fois que les autorités italiennes invoquent des raisons techniques pour bloquer le travail des navires de sauvetage civils. Il s’agissait de la première mission du Sea-Eye 4, qui avait quitté le chantier naval de Rostock (nord de l’Allemagne) mi-avril pour se diriger vers la Méditerranée.

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Des communautés indigènes, afro-colombiennes et paysannes manifestant près du siège d’une compagnie pétrolière ont été attaquées par la police. Un manifestant a été tué par balle et plus de cinq personnes ont été blessées. Deux personnes personnes ont été arrêtées et un mineur est porté disparu. Diverses organisations autochtones et de défense des droits humains, dont l’Organisation zonale autochtone de Putumayo (OZIP) et l’Association des conseils autochtones d’Inga de la municipalité de Villagarzón, Putumayo (Acimvip), manifestaient pour demander un dialogue avec le gouvernement national et départemental. A Costayaco, ils bloquent les activités de la compagnie pétrolière Gran Tierra Energy Colombia depuis plus de deux semaines.

 

La répression qui s’accroit contre les manifestants du mouvement de protestation populaire à l’approche du rendez-vous électoral du 12 juin. Pour la seconde semaine consécutive, les autorités algériennes ont réprimé, vendredi 21 mai, les marches hebdomadaires du mouvement pro-démocratie du Hirak à Alger et dans plusieurs villes du pays. Près de 500 personnes ont été interpellées dans une quinzaine de wilayas [préfecture], en majorité à Alger. La plupart des manifestants interpellés ont été relâchés en fin de journée, et les autres placés en garde à vue. Ils risquent des peines d’emprisonnement ferme.

Le 26 mai, lors d’une vaste opération de police dans le secteur de San Clemente, dans la région du Maule, les forces de sécurité ont arrêté deux anarchistes accusés d’avoir envoyé un colis piégé à un commissariat de la ville de Talca, en novembre 2020. L’attaque s’était soldée par des dégâts et deux policiers avec des traumatismes acoustiques. La police accuse Ignacio et Luis Avaca, frères jumeaux, de s’être adressés à une société de livraison pour envoyer le colis explosif. Tous deux ont été arrêtés dans le cadre de la loi sur le contrôle des armes et ont été placés en détention préventive pendant 4 mois, le temps que l’enquête se poursuit.

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