Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Jean-François et Bertrand comparaissent respectivement à 11h et à 15h30 devant le Tribunal d’application des peines à Lantin, dans le cadre de leur liberté conditionnelle.

Aucune convocation ni modification des termes de la conditionnelle de l’un ou de l’autre n’a jamais été envisagée par les agents de probation responsables du suivi administratif depuis la libération de nos camarades.

C’est le 5 juin que l’on ordonne un mandat d’arret à l’encontre de Jean-François, alors que celui-ci n’a aucun lien avec les inculpations traitées lors de la Chambre du Conseil et de la Chambre des mises en accusation. Ce n’est pas le fruit du hasard: il s’agit bien ici d’une manipulation de l’opinion publique pour diaboliser le Secours Rouge!

C’est après 8 ans sans aucun problème que soudainement, on constaterait que Bertrand a enfreint les termes de sa conditionnelle. Alors que les visites chez son agent s’espaçaient, qu’elles se déroulaient bien, que Bertrand a toujours été joignable et a toujours répondu aux convocations, prévenu de ses déplacements et rempli ses obligations: soudainement, depuis le 5 juin 2008, l’administration aurait des reproches à lui faire qui n’auraient pas pu faire l’objet de simples convocations ces dernières années… Personne n’est dupe!

Cela suffit! Libérez Jean-François et Bertrand! Acquittez Bertrand, Wahoub, Abdallah et Constant!

Voici une lettre rédigée par les prévenus du Xe procès (qui s’achève actuellement) fait aux personnes solidaires des victimes de la répression au Pays-Basque.

Vient de se conclure l’audience orale du procès contre le mouvement pro-amnistie dans lequel sont poursuivis pour présomption de délits d’appartenance à organisation armée 27 citoyens et citoyennes basques.

Reconnaissant le tribunal qui prétend nous juger, dans sa trajectoire historique d’héritier direct du Tribunal d’Ordre Public franquiste et aujourd’hui, dans son action contre les activités sociales, politiques, culturelles dans notre pays, Euskal Herria, et concrètement dans les procès précédents contre les organisations de jeunesse Haika-segi et plus récemment avec le macro-procès 18/98.

Considérant que dans notre activité de dénonciation de la répression, l’action de ce tribunal spécial a toujours trouvé une place prioritaire par son manque d’indépendance et impartialité, par son détachement des garanties et principes de droit, par l’application non pas de la justice, mais par l’habillage juridique de la vengeance politique.

Nous réaffirmant en ce que l’exercice des droits politiques – liberté d’expression, d’association, de manifestation, etc. – ne sont pas négociables, contrôlables, soumis à condition.

Etant conscients que la sentence à notre encontre est écrite, que celle-ci est condamnatoire et qu’elle ne dépendra pas de notre attitude devant dit tribunal.

Dans ces conditions, nous avions decidé de renoncer à l’exercice de la défense judicaire.

Ainsi, pendant deux mois ont été reproduites, face à notre attitude passive mais respectueuse, les preuves des accusations; les interprétations de policiers et gardes civils, qui ont participé à l’élaboration du dossier, et acceptés par le tribunal comme experts scientifiques, objectifs, indépendants; la lecture d’articles apparus dans la presse, de documents sur notre activité, d’écoutes téléphoniques relatives à notre activité journalière.

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Association Avocats Européens Démocrates

A lire sur le site de l’AED: Motion sur le procès contre des activistes basques

La ‘bande’ a bon dos. Un nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticides.

Le 5 juin, la Belgique était tirée du sommeil par une nouvelle ‘alerte terroriste’. Quelques personnes avaient été réveillées un peu plus tôt. A 5h, des unités ‘anti-terroristes’ débarquaient chez Wahoub Fayoumi, Pierre Carette, Betrand Sassoye, Virgine D. (relâchée le soir même) et Constant Hormans pour les appréhender et perquisitionner chez eux. Abdallah Ibrahim Abdallah, lui aussi recherché, se rendit de lui-même au commissariat. Le 6 juin, c’était au tour de Jean-François Legros d’être interpellé.

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Jean-François Legros, qui terminera sa grève de la faim le 1er juillet, jour de sa comparution ainsi que celle de Bertrand Sassoye, devant le Tribunal d’application des peines, aura tenu bon 25 jours, afin de protester contre les arrestations, les détentions abusives, et la répression dans l’affaire du Secours Rouge.

28/06/2008

A lire

Article dans le Soir:

“Les inculpés, comme d’autres membres du S.R., ont été interrogés par la police fédérale sur leurs relations avec un journaliste qui n’est ni membre de leur organisation ni un soutien à leur cause, et qui ne s’intéressait à eux que dans le cadre de reportages. Ce journaliste, qui se refuse pour l’heure d’être nommé, considère que la police et le parquet fédéral ont sciemment abusé de la loi sur le secret des sources en se prévalant d’une enquête sur les actes terroristes. Il s’inquiète des mesures inquisitoires qui pourraient avoir été menées sur ses activités professionnelles. Son avocat va demander des comptes au ministre de la Justice.” Le Soir, 27 juin 2008, p.9

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Afin d’informer les organisations internationales qui soutiennent nos camarades, encore détenus ou libérés, le SR a tenté de résumer les faits depuis mercredi 25 juin.

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Merci et bravo à tous ceux qui militent pour la libération des membres du SR. Ecrivez-leur. Soutenons-les!

La solidarité est notre arme!

Giriamo con piacere la traduzione del comunicato del SR belga. Traduciamo e diffondiamo, rinnovando il nostro sostegno ai compagni.

La solidarietà è nostra arma!

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1. Qui sommes-nous?

Nous sommes 4 communistes. Cela signifie que nous pensons que le système capitaliste est devenu un obstacle à tout véritable progrès social, politique, culturel, environnemental, économique et scientifique. Nous croyons l’humanité capable de dépasser ce blocage en raison des contradictions et des crises engendrées par le capitalisme lui-même. Nous pensons que les catégories marxistes restent de loin les meilleures pour penser et transformer la société. Nous ne réfléchissons pas en terme de ‘gens’ ou de ‘citoyens’, mais en terme de classe: d’un côté ceux à qui le capitalisme profite – la bourgeoisie – de l’autre côté l’immense majorité de ceux qui ont objectivement tout à gagner d’une révolution communiste: le prolétariat.

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>>>Selon le Soir, les 3 personnes libérées (Wahoub, Abdallah et Constant) ont interdiction de se fréquenter. Encore une tentative de briser la solidarité! Lire l’article dans le Soir.

Pour ne pas perdre la face, le Parquet fera tout ce qu’il peut pour justifier l’utilisation des lois liberticides, une enquête d’1 an et demi, et le maintien en détention préventive – dont des régimes stricts – de nos camarades. Le dossier n’a pas à avoir ‘sa chance’: il l’a eue au détriment des droits les plus fondamentaux. Quoiqu’en dise le Parquet, c’est bien la solidarité qu’on criminalise à travers le SR.

Arrêtons les préfixes qui nous prennent pour des imbéciles: il n’y a pas d”ex’ quoi que ce soit aujourd’hui qui justifie qu’on maintienne Bertrand en prison, TOUS DOIVENT SORTIR! Ca suffit ! Refusons les lois liberticides et l’acharnement judiciaire! Ne leur laissons pas l’occasion de créer une jurisprudence!

Rassemblement face à la prison de Forest à 15h30

Pour manifester notre soutien à Bertrand tous ensemble, et protester contre l’acharnement qu’il subit! Puis on va chercher nos camarades!

>>>La prison de St-Gilles, comme d’hab ne donne aucune info et nous traite avec son habituelle courtoisie. La prison de Berkendael dit qu’il faut attendre jusqu’à 13h pour avoir l’heure exacte de sortie.

Ce n’est pas une victoire: c’est une aberration: 4+1 doivent être libres! Merci à vous tous de poursuivre le travail de solidarité!

La solidarité est notre arme!

C’est avec soulagement que nous avons pu accueillir nos camarades à la sortie de leurs prisons respectives. Toutefois, les conditions de leur sortie comportent au moins (plus de précisions demain) le fait de ne pas avoir de contact entre eux.

Par ailleurs, Bertrand Sassoye est retenu sur base d’une même accusation du Parquet, vraisemblablement stigmatisé pour son passé de militant, et non pas sur des faits. Cet homme qui depuis sa libération, depuis 8 ans, n’a jamais posé le moindre problème à ses agents de probation, et contre lesquels le Parquet s’acharne, est une cible qui dépasse l’affaire du 5 juin: il s’agit pour l’Etat de justifier sa batterie de lois liberticides, et de créer une jurisprudence. De plus, dans une tentative peu convaincante, le Parquet prétend qu’il ne s’agit pas d’une affaire de répression contre le Secours Rouge: or l’essentiel des auditions porte sur les membres ou sympathisants du SR, les soirées publiques d’information et de soutien organisées par lui, etc.

Pas de stigmatisation : Non à la répression!

Libérons tous nos camarades! Abrogation des lois anti-terroristes! Halte à la criminalisation de la solidarité!

La solidarité est notre arme!