Un mort et 60 blessés au moins, c’est le résultat de la répression policière d’une énorme manifestation populaire hier soir, qui exigeait la démission du président régional, David Salazar Morote, dans la ville d’Abancay. Les troubles ont éclaté dans l’après-midi, quand la mobilisation, jusqu’à ce moment pacifique, est arrivée à la place d’armes et quand environ 300 policiers envoyés pour contrôler la ville, en grève depuis dix jours, ont essayé de disperser les manifestants avec du gaz lacrymogène mais aussi des coups de feu. Les abanquinos ont répondu avec des pierres et a commencé un affrontement qui s’est étendu dans les rues autour de la place.

Le même jour, une colonne de la guérilla maoïste a attaqué, pendant quatre heures, la base militaire du village de Corazón Pata, dans la région d’Huanta.

Nous vous l’annoncions hier, le sort de Cesare Battisti, détenu au Brésil, est actuellement entre les mains du président de la Cour suprême du Brésil et éventuellement du président Lula. Il revient à Gilmar Mendes de décider, ou pas, d’extrader l’ancien membre des Prolétaires Armés pour le Communisme vers l’Italie, quatre de ses juges ayant voté pour et quatre contre. Jeudi, l’audience a été suspendue, lui accordant un délai de réflexion.

Dans un courrier adressé hier au président Lula, Battisti a annoncé qu’il refuserait dorénavant de s’alimenter. Le but de la grève de la faim est ‘un dernier acte désespéré‘ pour éviter l’extradition qui équivaut à ‘une peine de mort‘, écrit-il. ‘Je me suis toujours battu pour la vie, mais si cela signifie la mort, je suis prêt, mais que celle-ci ne soit pas provoquée par les mains de mes persécuteurs‘. La Cour n’a quant à elle pas précisé quand elle reprendrait son audience.

Des soldats américains ont participé à des opérations de combat dans la grande île de Mindanao. Quatre incidents distincts ont été recensés. Vers la mi-février et début juillet, les soldats américains ont été vus participer à des opérations de combat dans Quezon, Bukidnon. Ces troupes, avec une unité des Forces Armées Philippines (AFP), ont engagé une fusillade avec une unité de la Nouvelle Armée Populaire (New Peoples Army, maoïste, photo). En avril et à nouveau en septembre, les militaires américains ont également été observés avec des soldats de l’AFP à Valence et Malaybalay demandant aux résidents locaux les emplacements possibles de la NPA et menaçant des civils dans la région. Ces rapports fournissent une preuve supplémentaire que les soldats américains appartenant à la Joint Special Operations Task Force (JSOTF)-Philippines ont rejoins les unités AFP engagés dans des opérations contre-révolutionnaire dans l’île.

La participation croissante des troupes américaines dans les opérations de combat contre les insurgés musulmans de les zones Moro sont devenus encore plus fréquentes. En septembre dernier, au moins deux soldats américains ont été tués dans une attaque armée contre un convoi de soldats américains en Indangan, Sulu. Plus tôt au cours de ce mois, les troupes américaines dans une réaction instinctive à une explosion d’une grenade à proximité ont tiré sans discernement sur le port de Jolo, Sulu, endommageant les docks et une mosquée à proximité.

En mai 2008, une vingtaine d’étudiants de Marrakech consomment un jus de fruit périmé et, sérieusement intoxiqués, doivent être hospitalisés. L’établissement de soins réclame 1.000 dirhams – une petite centaine d’euros – à chaque étudiant, une somme trop élevée pour ces jeunes issus de familles modestes. Une marche de 3.000 étudiants démarre alors le 14 mai. Les CMI (Compagnies Mobiles d’Intervention) s’en donnent à coeur joie et tapent sur tout ce qui bouge. Abdelkader Bahi, étudiant en droit, tombe du quatrième étage d’un bâtiment de la cité universitaire et se trouve aujourd’hui dans un fauteuil roulant, la colonne vertébrale brisée.

Arrêtée avec 18 autres étudiants de l’Université Cadi Ayad, Zahra Boudkour (photo) est rouée de coups, torturée et violentée pendant cinq jours, dans un poste de police proche de la Jamaa el Fna (une place touristique de Marrakech). Durant les six premiers mois, rien ne lui a été épargné: insultes des gardiennes, menaces de codétenues manipulées par la direction, examens ratés, humiliations diverses. Militante communiste, comme ses camarades, Zahra se bat pour une université gratuite. Ses idées irritent profondément les autorités, à commencer par un certain Ahmed Taoual, adjoint du préfet de police de Marrakech, qui a couvert toutes ces brutalités et proféré des menaces de mort à l’égard des étudiants.

Après plus de onze mois de détention des camarades communistes du mouvement estudiantin à Marrakech, couramment connu sous le nom de ‘groupe de Zahra’ (du nom de la militante Zahra Boudkour), la première chambre de la cour d’appel à Marrakech a prononcé de lourdes peines:

-Mourad Chouini: 4 ans de prison ferme et 60.000 DH d’amende (ce qui équivaut à 5.354 euros);
-Zahra Boudkour, Mohamed Jamili, Mohamed Larbi Jeddi, Otman Chouini, Youssef Machdoufi, Youssef El Alaoui, Jalal El Qotbi, Aalae Edderbali, Abdalla Errachdi, Khalid Meftah: 2 ans de prison ferme.

Zahra Boudkour

Zahra Boudkour

Lors d’une manifestation étudiante de nuit le mardi 17 mars, deux camarades des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes de Pau et un militant syndicaliste-étudiant ont étaient arretés et emmenés au commissariat pour une garde à vue de 13h avec son lot d’humilitations. Cette arrestation a eu lieu alors que la police reprimait violemment la manifestation étudiante, à coups de matraques et de grenades lacrymogènes.

Mardi 10 mars, un des témoins de l’affaire des détenus politique à Marrakech – groupe de Zahra – a été victime d’une opération d’enlèvement. Il s’agit du militant basiste Mohamed El Mouden, qui a été embarqué par quatre agents dans une voiture de police. Il s’agit du deuxième témoin enlevé dans cette même affaire, après la militante Mariem Bahmmou.

-PRISIÓN de MADRID II (Meco), 28805 ALCALA DE HENARES (Madrid): Manuel Pérez Martínez.
-PRISION de HERRERA DE LA MANCHA, a.c. 77, 13200 MANZANARES (Ciudad Real): Xurxo García Vidal; Lucio García Blanco.
-PRISIÓN de A LAMA, 36830 A LAMA (Pontevedra): Francisco Javier García Victoria.
-PRISIÓN de CASTELLÓN, Crt. De Alcore, km 10 – 12006 CASTELLÓ: Juan Carlos Matas Arroyo.
-PRISIÓN de VILLANUBLA, 47071 VILLANUBLA (Valladolid): Francisco Cela Seoane.
-PRISIÓN de BOTAFUEGOS-ALGECIRAS, Ctra. Del Cobre, km. 4.5, 11206 ALGECIRAS: Israel Clemente López.
-PRISIÓN DE JAÉN, Ctra. Bailén-Motril, Km. 28 – 23071 JAÉN: Santiago David Rodríguez Muñoz; Mónica Refoxos Pérez.
-PRISIÓN DE TEXEIRO-CURTIS, Estrada de Paradelas s/n, 15310 CURTIS (A Coruña): Jesús Merino del Viejo; Carmen López Anguita.
-PRISIÓN DE HUELVA II, Carretera de la Ribera s/n – 21610 HUELVA: Marcos Martín Ponce.
-PRISIÓN DE BRIEVA, a.c. 206 – 05194 AVILA: María Jesús Romero Vega; Isabel Aparicio Sánchez; Arantza Díaz Villar.
-PRISIÓN DE VALENCIA II, a.c. 1002 – 46225 PICASSENT (Valencia): Encarnación León Lara.
-PRISIÓN DE GRANADA, a.c. 2062 – 18220 ALBOLOTE (Granada): Olga Oliveira Alonso.
-PRISIÓN DE BADAJOZ, Carretera Olivenza, km. 5 – 06008 Badajoz: Jesús Cela Seoane.
-PRISIÓN DE FONTCALENT, a.c. 5050 – 03071 Alicante: Concepción González Rodríguez; José Ortín Martínez.
-PRISIÓN DE PUERTO DE SANTA MARÍA I, a.c. 555, 11500 Puerto de Santa María (Cádiz): Laureano Ortega Ortega; Juan García Martín; Miguel Ángel Bergado Martínez.
-PRISIÓN DE MADRID I (Meco Mujeres), 28805 ALCALA DE HENARES (Madrid): Gemma Rodríguez Miguel; Victoria Gómez Méndez.
-PRISIÓN DE SEVILLA 2, Carretera Torreblanca Mairena del Alcor, km.3. Apartado 7113/23 – 41071 Sevilla: Xaime Simón Quintela; Enrique Kuadra Etxeandia.
-C.P. LA MORALEJA, Crta Local P-120 – 34210 DUEÑAS (Palencia): David Garaboa Bonillo; María José Baños Andujar.
-PRISIÓN DE VILLABONA, Finca Tabladillo Alto – 33271 Asturies: Carmen Cayetano Navarro.
-PRISIÓN DE ZARAGOZA, Carretera Nacional 338, km. 539, 50800 ZUERA (Zaragoza): Iolanda Fernández Caparrós.
-PRISIÓN DE ALICANTE II, Carretera Nacional 330 km. 66, 03400 VILLENA (Alicante): Israel Torralba Blanco; María Ángeles Ruiz Villa; Aurora Cayetano Navarro.
-PRISIÓN DE MANSILLA, Finca de Villahierro, 24210 MANSILLA DE LAS MULAS (León): Ignacio Varela Gómez.
-PRISIÓN DE Madrid VI – Aranjuez. Carretera Nacional 400, Kilómetro 28. A.c. 210 – 28300 ARANJUEZ (Madrid): Marcos Regueira Fernández; Manuel Ramón Arango Riego.
-PRISIÓN DE CÓRDOBA, a.c. 479 – 14007 Córdoba: Carmen Muñoz Martínez; Leoncio Calcerrada Fornielles.

En liberté conditionnelle: Fernando Hierro Chomón, José Luis Elipe López, Fina García Aranburu, Xoaquin Garrido González, Isabel LLaquet Baldellou, Carlos Cela Seoane, Fernando Rodríguez Blanco, Xoxe Luis Fernández González, Erlantz Cantabrana Berrio, Juan Manuel Olarieta Alberdi, Antonio Lago Iglesias.

Lire le dossier d’actualités sur les prisonniers du PCE(r) et des GRAPO

Cesare Battisti

S’opposant à la décision du Comité national pour les réfugiés au Brésil qui a récemment refusé d’accorder le statut de réfugié politique à Cesare Battisti, le ministre brésilien de la Justice, Tarso Genro, avait recommandé pour sa part à son pays de lui accorder l’asile politique. La Cour suprême du Brésil doit encore avaliser cette décision. Tarso Genro justifiait son avis en raison d’un risque de persécution du prisonnier dans son pays d’origine. Le gouvernement italien avait demandé au président Lula da Silva, ‘dans le cadre de la coopération judiciaire internationale dans la lutte contre le terrorisme‘, de revenir sur cette décision d’asile politique. Hier (13 janvier) a été déclaré réfugié politique.

Rappel de l’affaire

Cesare Battisti est un ancien membre des Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC). Il s’était évadé d’une prison italienne en 1981 et avait gagné le Mexique avant de se réfugier à Paris en 1990. Comme beaucoup d’anciens militants révolutionnaires italiens, il s’était réfugié en France sous la protection de la ‘Doctrine Mitterrand’. Cet engagement pris en 1985 par le président de la République stipulait en effet que les anciens militants italiens réfugiés en France qui renonceraient à la violence ne seraient pas extradés.

Cesare Battisti avait été arrêté à Paris début 2004 mais, remis en liberté sous contrôle judiciaire, il était passé à la clandestinité en août 2004 lorsque le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait décidé, après plusieurs recours en justice, de l’extrader vers l’Italie qui l’avait condamné par contumace en 1993 à une peine de prison à perpétuité. Sa condamnation à la réclusion à perpétuité est devenue là-bas définitive et irrévocable. Cesare Battisti a été arrêté le 18 mars 2007 près de la plage de Copacabana à Rio de Janeiro (Brésil) après 30 mois de cavale. Il a été capturé dans la rue par la police brésilienne au moment où un membre de son comité de soutien, entré au Brésil avec une somme d’argent. L’opération a été coordonnée par les services d’Interpol, la jeune femme ayant été filée par des policiers français de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité qui ont transmis leurs renseignements à la police brésilienne.

Cesare Battisti

Le 16 juin 2008, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi contre le verdict rendu le 20 décembre 2007 par la Cour d’Appel de Paris, qui avait elle-même été saisie d’appel contre la sentence rendue le 6 avril 2007 par le Tribunal de Grande Instance de Paris. En bref: les membres du (n)PCI restent donc condamnés par la Justice de la bourgeoisie française: G. Maj et G. Czeppel à 5 ans d’emprisonnement dont 42 mois assortis de sursis simple pour détention et fabrication de faux papiers et A. d’Arcangeli à 3 ans d’emprisonnement dont 26 mois assortis de sursis simple pour complicité. Les camarades sont maintenant hors de prison.

Après plusieurs années de mobilisation, l’issue juridique de cette affaire (le volet français des poursuites contre le (n)PCI) a amené le Comité d’Aide aux Prisonniers du (nouveau) Parti Communiste Italien à annoncer que le CPA(n)PCI lui-même a décidé de cesser son activité.

Le site du Comité avec les archives de l’affaire

Cela faisait plus de vingt-cinq années (la première procédure remontant à 1981) que les autorités italiennes s’acharnaient contre le (nouveau)Parti communiste italien, s’efforçant de prouver qu’il s’agissait d’une organisation qui préparait des actes terroristes. Plus de vingt-cinq ans de perquisitions, saisies de matériel et d’argent, garde-à-vue et détentions, et autres entraves à l’activité de propagande, d’organisation et de mobilisation politiques du (n)PCI. Le 1er juillet 2008, la Huitième Procédure Judiciaire de l’Etat italien contre le (n)PCIa pris fin avec une sentence de non lieu, sauf éventuel appel de la part de la Procure de la République. Le Tribunal de Bologne a déclaré que l’enquête n’avait pas abouti à des indices suffisants pour faire un procès. Les camarades étaient poursuivis dans le cadre d’une procédure pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, à deux, voir trois volets:

-le volet italien conduit par Paolo Giovagnoli de la Procure de Bologne et Stefania Castaldi de la Procure de Naples. Ce volet s’achève avec la décision du Tribunal de Bologne.

-le volet suisse, dont les autorités suisses se sont vite déchargées en arguant le caractère exclusivement politique de la procédure demandée par les autorités italiennes.

-le volet français dont étaient chargés Louis Bruguière et Gilbert Thiel de la Section Anti-terroriste du Tribunal de Grande Instance de Paris. L’ordonnance du 16 octobre 2006, (après plus de trois ans d’enquête, 18 mois de détention et 22 mois de limitation de liberté pour trois camarades italiens appréhendés en France), avait abouti à la conclusion que l’on n’avait pu trouver aucun indice de préparation d’actes de terrorisme et que les autorités françaises avaient été abusées par les autorités italiennes.

Voir leur site