De hauts cadres militaires turcs ont annoncé que les combattants étrangers qui luttent aux côtés des YPG seraient combattus comme des « terroristes » et que ce qui pourrait leur arriver serait la responsabilité des gouvernements qui les auraient laissé passer en Syrie. Cette déclaration se fait alors que l’armée turque est rentrée en Syrie et qu’une nouvelle brigade (intégrée à l’IFB), la « Bob Crow Brigade » fait la une des journaux au Royaume-Uni en envoyant des messages à Owen Smith (un candidat à la tête du parti travailliste qui propose de « négocier » avec Daesh), lui disant « Tu veux parler à IS ? Dis ça aux martyrs de Manbij ».

Yasin Aktay (un porte-parole d’AKP) a lui déclaré « Il est difficile de comprendre ce qui pourrait les motiver. Ils sont dans l’illusion qu’ils vont aider à créer un petit état kurde séculaire pro-occidental au cœur des terres islamiques. Ces personnes sont soit motivées par la mentalité croisée, soit ce sont des agents secrets occidentaux qui veulent faire progresser le projet du PYD/YPG. Tous ces discours à propos de combattre Daesh ne font aucun sens« . Si le PYD n’est pas inscrit sur les listes antiterroristes européennes, certains pays -comme l’Espagne- ont choisi de considérer que le PYD était la même organisation que le PKK.

La Bob Crow Brigade

La Bob Crow Brigade

Les villageois qui manifestaient contre l’exploitation pétrolière à Paujil, dans le Caquetá, se sont affrontés hier en deux points avec les forces anti-émeutes de la police colombienne, les ESMAD. Les manifestants ont lancé des pierres et divers projectiles contre les policiers qui ont fait un large usage de gaz lacrymogènes. Les affrontements ont été à ce point sévères que le maire de la ville a décrété un couvre-feu qui était en vigueur jusqu’à ce matin. Six manifestants ont été arrêtés.

Les ESMAD

Les ESMAD

En août 2015, des migrants qui avaient été expulsés de la Halle Pajol (18e arrondissement de Paris) pour atterrir dans un centre Emmaüs ont protesté contre leurs conditions de vie (isolés, démarches bloquées, nourriture périmée, lave-linge en panne, pas de kit d’hygiène,…) et demandent à rencontrer ceux qui les avaient expulsé de la Halle en leur promettant des conditions correctes (OFPRA, mairie et Emmaüs). Ils font appel à des militants solidaires qui les rejoignent, ensemble ils font un sit-in dans le hall d’entrée. Le centre a immédiatement appelé la police en prétextant une « séquestration », quatre personnes (trois solidaires et le migrant qui faisait la traduction) sont arrêtées et placées sous contrôle judiciaire. En octobre 2015, les quatre ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis et à payer des dédommagements à Emmaüs. Tant les condamnés que le parquet et Emmaüs ont fait appel, le procès d’appel commencera donc le 3 octobre prochain à 13h30 au TGI de Paris.

Emmaüs en appel contre des militants solidaires des migrants

Emmaüs en appel contre des militants solidaires des migrants

Hier, une série de mouvements kurdes ont annoncé que 50 de leurs membres se mettaient en grève de la faim pour une durée indéterminée jusqu’à ce que l’état turc autorise la tenue d’une réunion avec Abdullah Öcalan, le leader emprisonné du PKK qui n’a pas été vu depuis de longs mois. Les mouvements (DTK, DBP, KJA, HDK et HDP) se sont réunis au local d’une organisation parapluie kurde, le DTK (Congrès pour une Société Démocratique) à Amed/Diyarbakir, la « capitale » du Kurdistan turc. Peu après l’annonce, une vingtaine de policiers turcs ont perquisitionné le local, saisissant une banderole réclamant la libération d’Öcalan au balcon, et fouillant chaque pièce une par une. Les policiers ont finalement quitté les lieux vers 00h30.

Annonce de la grève de la faim pour Öcalan

Annonce de la grève de la faim pour Öcalan

Après 6 jours d’emprisonnement à voir sa garde à vue prolongée de 24h en 24h, Bilen a été emmenée ce jeudi matin au tribunal où elle doit passer devant le procureur. Sa mère et ses avocats sont en route, l’audience sera à huis clos, la mère ne pourra pas rentrer. Les avocats n’ont pas pu consulter le dossier, l’audience durera probablement toute la journée. Nous vous tiendrons informés dans la journée.

Pour rappel, Bilen Ceyran est une étudiante belge de 24 ans, elle est co-présidente de l’organisation Young Struggle. Elle se trouvait en vacances du côté d’Izmir lorsqu’elle a été arrêtée avec ses deux amis. Huit autres militants, de la SGDF (la jeunesse de l’ESP) avaient été arrêtés quelques jours plus tôt. La police turque a mêlé les deux cas et accuse les 11 d’être militants de la KGÖ (Jeunesse Communiste du MLKP), considérée comme terroriste par le régime.

12h30: Bilen et ses camarades sont entendus par le juge.

12h40: Un des trois vient de terminer sa déposition, le second vient de rentrer pour faire la sienne. Ensuite viendra Bilen, qui n’est pas encore rentrée dans le tribunal.

14h15: Une photo prise au tribunal

18h: Le tribunal a déclaré que les 11 personnes inculpées resteraient en détention.

Bilen au tribunal

Bilen au tribunal

La NPA a libéré vendredi 26 Août, trois de ses prisonniers de guerre dans un village reculé de la région de Maragusan (province de Compostela Valley). Il s’agit de l’inspecteur chef qui commandait la police de Governor Generoso, d’un inspecteur principal de la police de Banaybanay, et d’un simple policier de Tandag City. Ils ont été capturés dans des opérations distinctes de la guérilla (le premier il y a huit mois). Ces libérations surviennent alors que la trève entre la guérilla et l’armée gouvernementale se poursuit.

Les trois policiers libérés par la guérillla

Les trois policiers libérés par la guérillla

Le Conseil Militaire de Jarabulus (= les forces locales affiliées aux QSD) a signé un cessez-le-feu avec la Turquie et ses alliés lors de négociations tenues par la coalition internationale, le cessez-le-feu a pris effet à minuit. Le Conseil Militaire de Jarabulus est retranché derrière la rivière al-Sajur. Il a annoncé qu’il se retirait là pour protéger les populations civiles puisque la Turquie réplique en bombardant celles-ci. Le Conseil a également indiqué que le cessez-le-feu ne signifie pas que l’occupation est acceptée.

Mise à jour à 14h30: Un Ministre turc a nié l’information selon laquelle un cessez-le-feu aurait été négocié « Il est impossible pour Ankara de négocier un cessez-le-feu avec une organisation terroriste« .

Une vidéo montrant un char turc se prenant une roquette le 27 août:

Le Conseil Militaire de Jarabulus

Le Conseil Militaire de Jarabulus

Le Département de la Défense américain se tourne vers le public pour concevoir son prochain costume. Le concours “Chembio Suit” est ouvert à toute personne ayant des connaissances en textile et en technologie à amener ses idées avec 250.000$ de prix à la clé (max 150.000 par personne). Le concours veut favoriser des idées qui protègent les soldats contre les attaques biologiques et chimiques, qui soient plus légers que les actuels et qui refroidissent activement les soldats.

PROOF: The ChemBio Suit Design Challenge from Proof Challenge on Vimeo.

Chembio Suit Challenge

Chembio Suit Challenge

La lutte des prisonniers politiques marocains pour des droits aussi élémentaires que le droit aux soins, aux visites, à une nourriture de base saine, à l’hygiène, à la poursuite des études se poursuit malgré le black out médiatique. Ces prisonniers subissent quotidiennement des humiliations et des mauvais traitements, plusieurs d’entre eux sont détenus sans procès, d’autres ont été condamnés dans des caricatures de procès à des peines extrêmement lourdes (jusqu’à 40 ans de prison!).
Le nombre de ces prisonniers ne cesse de grandir puisque les arrestations dans les milieux militants se poursuivent et que se multiplient aussi les situations d’enlèvement (comme cela a été le cas par exemple pour Zouhir Alaichi, enlevé le 20 août 2016, en plein jour, dans une rue de la ville de Larache).

A la mi-août 2016, parmi les initiatives de luttes des prisonniers, ont été recensés les mouvements de grève de la faim suivants, dans l’ensemble du pays :
A la prison de Toulal 2 de Meknès, Rédouan Almali, Hamza Al Hamadi, Yassin Rahal, Ibrahim Kassimi, Ibrahim Attahiri en étaient à leur 80e jours de grève de la faim ; leur état de santé a été reconnu critique, particulièrement celui d’Ibrahim Attahiri.
A la prison de Toulal 3 de Meknès, Ikram Bourhim, Zakia Biya, Fatima Ezzahra Sahik étaient en grève de la faim depuis plus de 24 jours (voir notre article).
A la prison de Marrakech, les manifestants estudiantins arrêtés le 19 mai (voir notre article) ont mené à leur tour une grève de la faim de 48 heures comme premier avertissement avant d’aller plus loin si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. Ce sont Myriam Aamani, Lahcen Elamrani, Nabil Elkafifi, M’Barek Talibi, Mounaatif Chadi, Mohamed Boukhliki, Mohamed Elharaoui, Fouad Atouni, Badr Azahraoui, Abdelmounin Elismaili, Abdelmounin Maji, Hassan Raji et Hamid Hamza.
A la prison Aïn Kadouss, de Fès, Mounir Al Ghazoui, Zakaria Al Azouzi, Zouhair Saber, Jaber Rouijel, Ahmed Fahmi sont en grève de la faim ouverte depuis le 18 août.
A la prison de Touchka et d’Errachidia, Hassan Koukou, Mounir Aitkhafou, Soufian Esserhir, Hassan Onmouch – tous condamnés à 5 ans de prison – ont mené une grève de la faim de 48 heures.
A la prison Raas Almaa, de Fès, Bouchta Aljanati, Noaman Munbaddine étaient en grève de la faim depuis le 18 juillet.

Prisonniers politiques détenus à Meknès

Prisonniers politiques détenus à Meknès

EDIT: Maryam Ammani, détenue à Marrakech, est en grève de la faim ouverte depuis 10 jours.

Le 28 juin dernier, des manifestants opposés à la loi Travail bloquaient le rond-point des Postes, à Lille, au petit matin. Dans la matinée, les policiers chargeaient et procédaient à plusieurs arrestations (voir notre article). Ce mardi 30 août, 6 manifestants passent au tribunal sur des prétextes divers (bitume abimé, non dispersion, etc.).

Rassemblement solidaire devant le tribunal de grande instance, boulevard du peuple belge, à Lille, à partir de 12h30. Comme toujours, ça peut durer un bon moment… N’hésitez pas à venir plus tard. Ramenez de quoi manger et boire.

Les incidents du 28 juin

Les incidents du 28 juin

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