La semaine passée, une responsable de la police avait été gravement blessé de plusieurs balles en Irlande. Six personnes avaient été arrêtée suite à cette opération (voir notre article). Depuis, l’IRA a revendiqué la responsabilité de cette opération. Un tribunal de Belfast a prolongé la détention de de deux des six personnes arrêtées, un homme de 47 ans et un autre de 71 ans. Les quatre autres ont été libérés après avoir été interrogés. Aujourd’hui, deux autres personnes ont été ciblées par la police: un homme de 33 ans et un homme de 57 ans ont été arrêtés, le premier à Omagh et le second à Belfast.
Le policier ciblé par l’IRA, le Detective Chief Inspector John Caldwell
Un membre de l’armée et un paramilitaire des forces armées de l’état du Chhattisgarh ont perdu la vie en 48H lors de deux incidents distincts. Un jawan (paramilitaire) du Army Service Corps a été abattu dans son village natal de Bade Tava à Kanker. Dans un autre incident, un jawan des forces armées de Chhattisgarh a perdu la vie au cours d’une opération de ratissage près d’Orchha, dans le district de Narayanpur, le 26 février. Il appartenait au 16e bataillon de la CAF et a marché sur une mine artisanale. Pas moins de 7 membres du personnel de sécurité ont été tués par les maoïstes au cours de la semaine écoulée.
En huit jours, depuis le 20 février, au moins 18 prisonniers ont été exécutés en Iran, dont deux prisonniers politiques. Les bourreaux du régime ont pendu deux prisonniers baloutches, Hadi Arbabi et Mohammad Eshaq Gorgij, détenus depuis 2019, à la prison de Zahedan, lundi 27 février au matin. Le dimanche 26 février, cinq prisonniers dont deux femmes ont été pendus à la prison de Birjand et un autre prisonnier nommé Hamid Rahimi à la prison de Sanandaj. Le 22 février, Mohammad Rassoul Cholaki a été exécuté à la prison d’Ilam. Le 21 février, Davoud Rokjan a été exécuté à la prison de Birjand, et le lundi 20 février, deux frères baloutches, Alireza et Safar Mohammad Pour, ont été pendus à la prison de Torbat-e-Jam. Le 20 février, un prisonnier kurde, Moslem Moradi, a été exécuté à la prison centrale de Sanandaj. L’exécution de cinq autres condamnés, dont les prisonniers politiques Hassan Obayat et Sarkut Ahmadi, avait déjà été annoncée entre les 20 et 22 février.
Sous forme de « feuilleton de l’été » (2013 à 2016) ou sous forme d’épisodes séparés, le site du Secours rouge passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs.
Dimanche, deux colons ont été tués lors d’une opération de la résistance près de la ville de Huwara, à Naplouse, en Cisjordanie occupée. Le résistant a percuté la voiture des deux Israéliens, puis est sorti de sa voiture, les a abattus avec un fusil M-16 et a quitté les lieux. Suite à cette attaque, des bandes de centaines de colons sionistes ont mené des pogroms dans la ville de Huwara. Les colons armés détruisaient et incendiaient les voitures et maisons des Palestiniens. D’autres pogroms ont eu lieu, notamment dans le village de Burin, au sud de Naplouse, où les colons ont incendié l’école. Un Palestinien a été tué dans un pogrom dans le village de Za’tara. Les forces d’occupation se sont contentées d’observer les raids des colons qui ont aussi fait 98 blessés parmi les Palestiniens.
Des centaines de policiers et de militaires ont été déployés pour empêcher une manifestation massive de protestation contre le gouvernement de se diriger vers le Fort (le siège du gouvernement). La police a bloqué la marche à l’hôtel de ville de Colombo et a exigé que les manifestants se dispersent. La police a ensuite tiré des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de disperser les manifestants. Cependant, les manifestants sont revenus et ont à nouveau affronté la police. Au moins 20 personnes auraient été soignées à l’hôpital à la suite de l’affrontement.
Suite à la décision de la Cour de cassation de novembre 2022, l’affaire Vincenzo Vecchi a été rejugé ce vendredi 24 février. Après Rennes et Angers, la cour d’appel de Lyon est la troisième a traité cette affaire (lire de précédents articles ici et ici). La cour d’appel de Lyon rendra sa décision le 24 mars. Si la cour d’appel refuse l’extradition, le ministère public pourra une fois de plus introduire un pourvoi en cassation.
Pour en savoir plus sur l’affaire Vicenzo Vecchi : https://www.comite-soutien-vincenzo.org/
Vendredi 24, peu après la fin de la manifestation de soutien à Alfredo Cospito devant l’ambassade d’Italie, un camarade s’est fait arrêter par des policiers en civil. Ceux-ci ont dû être protégés par des policiers en uniforme lorsque d’autres manifestants sont venus au secours du camarade arrêté. Finalement, celui-ci a été embarqué. Le camarade a été remis en liberté après que son identité ait été établie et que lui ait été remis une convocation pour une affaire de « graffiti ».
Comme l’arrestation a eu lieu après la manifestation pour Alfredo Cospito, et que la date des faits mentionnée sur la convocation est celle de la nuit du 16 février, il y a lieu de supposer que le dossier concerne les tags et jets de peintures effectués sur l’ambassade d’Italie en solidarité avec Alfredo Cospito. Les policiers affirment se baser sur la ressemblance entre les chaussures portées par le camarade et celles visibles sur la vidéo de l’action. Cette initiative avait été l’occasion d’un emballement politico-médiatique en Italie : articles de presse, déclarations de politiciens, et jusqu’à un tweet indigné de Giorgia Meloni le 17 février…
Les initiatives de soutien à Alfredo continue à se multiplier : rassemblements et manifestations, tags (sur le consulat d’Italie à Marseille, sur l’ambassade d’Italie au Portugal, un peu partout en Italie), et actions directes (attaque à l’explosif contre un tribunal de Pise, action contre la Casa d’Italia à Zurich, etc.). Voici une vidéo tentant de récapituler les initiatives solidaires à Bruxelles :
Cinq mois après le début des manifestations en Iran, le mouvement de contestation se poursuite. Mais il a dû se réinventer en raison de la forte répression de la part des autorités. Depuis la mort de Masha Amini, qui a provoqué la vague de contestation en septembre dernier, la police iranienne a tué quelque 500 manifestants. Les grands rassemblements ont laissé la place, désormais, à des actions ponctuelles mais répétées, et partagées sur les réseaux sociaux. On y voit des personnes taguer des murs, se regroupement pour des rassemblements éclairs, arracher ou brûler des affiches du régime, lancer des cocktails Molotov sur des propriétés d’agents du gouvernement ou encore, pour des femmes, se promener sans voile. Les réseaux sociaux sont pourtant surveillés par 14 000 cyber-policiers du régime qui cherchent les identités qui se postent dans l’anonymat.
Trois policiers ont été tués par les guérilleros du Bataillon n°1 de l’Armée Populaire de Guérilla, force armée du PCI(M), dans une jungle du district de Sukman (état du Chhattisgarh). Les policiers, qui appartiennent à la formation paramilitaire de la District Reseve Guard, sont tombés dans une embuscade samedi matin, alors qu’ils allaient sécuriser le chantier de la route Jagargunda-Basaguda . De nombreuses forces anti-guérilla ont été déployées dans le district pour tenter d’accrocher les maoïstes.