Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Prisonnier antifasciste des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) qui purge une peine de prison à perpétuité, Marcos Martín Ponce a entamé le 23 février une grève de la faim illimitée pour dénoncer le refus des autorités espagnoles de garantir des soins médicaux appropriés à la prisonnière antifasciste María José Baños Andújar (voir notre article).

À la suite d’une manifestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 17 janvier à Berne, la police cantonale bernoise a saisi divers objets, dont des sacs de pierres, des engins pyrotechniques et des pistolets à eau partiellement remplis de lisier. Selon les autorités, l’usage de purin peut constituer une infraction pénale s’il met des personnes en danger. Des spécialistes en ophtalmologie alertent sur des risques en cas de projection dans les yeux. La manifestation a été rapidement dispersée et aucun blessé n’a été signalé.

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À la prison de haute sécurité n°2 de Dumlu, située à Erzurum, des détenus affirment être victimes de fouilles corporelles abusives menées par des gardiens sous prétexte de « contrôle ». Le prisonnier Ramazan Kaya a rapporté à sa famille que, depuis le 16 février, certaines fouilles ciblent de manière intrusive des parties intimes du corps, notamment la zone inférieure, malgré leurs refus. Selon lui, les plaintes adressées à l’administration pénitentiaire sont restées sans suite. Les détenus dénoncent des atteintes à leur dignité et préviennent qu’ils refuseront de quitter leur cellule si ces pratiques se poursuivent.

À Toulouse, samedi 21 février, la communauté kurde et des militants internationalistes se sont rassemblés à la sortie du métro Jean Jaurès pour soutenir la résistance au Rojava et au Rojhelat. Des drapeaux du Kurdistan, des YPG/YPJ et d’autres symboles de défense du Rojava ont été déployés, accompagnés d’une banderole proclamant « Solidarité révolutionnaire avec le Rojava » et des messages de soutien au Parti socialiste des opprimé·es (ESP) de Turquie face à la vague d’emprisonnement de plus de 80 de ses membres. Par ailleurs, le Secours Rouge Toulouse a souligné sa solidarité suite à l’arrestation et l’expulsion d’une délégation internationale venue observer les conditions de détention inhumaines pratiquées dans les prisons de dites de « type puits » (voir notre article).

Aux Philippines, la NPA (Nouvelle Armée Populaire, branche armée du Parti Communiste des Philippines) affirme avoir éliminé sept soldats et agents de renseignement en une seule semaine dans la région de Negros Oriental. Le 11 février, une unité de la NPA a exécuté un officier des forces armées impliqué dans des violences contre des civils et des leaders paysans. Le 15 février, cinq soldats du 11e bataillon d’infanterie attaquant un détachement de la NPA à Barangay Santo Niño, Tanjay, ont été tués lors d’une contre-offensive. Enfin, le 17 février, un agent de renseignement du 94e bataillon a été éliminé par un commando de la NPA après avoir repris ses activités de surveillance.

Le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, condamné à trente ans de prison au Maroc après le démantèlement du camp de Gdeim Izik en 2010, affirme poursuivre « le combat pour la liberté et la dignité » malgré quinze années d’incarcération. Dans un entretien téléphonique avec le quotidien algérien La Patrie News, il souligne qu’ils sont « pleinement engagés dans la lutte pour la libération nationale et la résistance […] Pour moi, quinze années de détention font partie des cinquante années de lutte du peuple sahraoui ». Il dénonce également les pressions psychologiques exercées sur les détenus sahraouis et défend la légitimité de la lutte pour l’autodétermination du Sahara occidental. Son procès a été critiqué par plusieurs ONG internationales pour irrégularités. Par ailleurs, les autorités marocaines empêchent depuis 2018 les visites de son épouse, la militante française Claude Mangin, tandis que des instances onusiennes ont appelé à garantir son intégrité physique et psychologique.

En France, près de 3 000 agents issus notamment de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la douane, ainsi que de ministères et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), ont vu leurs données personnelles diffusées en ligne par un pirate informatique. Noms, dates de naissance, coordonnées, identifiants professionnels et métadonnées circuleraient désormais sur des forums. L’auteur affirme avoir agrégé ces informations à partir de multiples failles de sécurité récentes et présente son acte comme une riposte à des violences et crimes policiers dénoncés depuis plusieurs décennies, citant notamment la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, d’Adama Traoré et de Nahel Merzouk.

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En Belgique, plusieurs personnes retenues au Centre fermé 127bis mènent une grève de la faim depuis le 17 février. Selon Getting the voice out, une aile entière refuserait de s’alimenter. Les détenus dénoncent la durée de leur rétention administrative (pouvant atteindre jusqu’à 18 mois) ainsi que des conditions de prise en charge jugées inhumaines, notamment sur le plan médical et dans leurs rapports avec le personnel du centre.

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En France, Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, comparaîtra le 26 février devant le tribunal judiciaire de Paris. En cause : la publication, le 7 octobre 2023, d’un article intitulé « Israël complètement pris par surprise par l’offensive de la résistance ». Cette procédure s’inscrit dans un contexte de criminalisation de la solidarité avec la Palestine via le délit d’« apologie du terrorisme ». Ses soutiens appellent à un rassemblement de solidarité le 26 février, de 12 h à 13 h, devant le tribunal (Porte de Clichy).

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